Lost, saison 2: épisode 5
Précédemment dans Lost: Claire arrache la bouteille de pinard des vagues salées. Jin, Mike et Sawyer se retrouvent dans un trou. Suivis de près par une demoiselle. Paf, mandale de la demoiselle directement à l'attention de Sawyer, lequel en profite pour perdre son pistolet, il y en a qui n'ont vraiment pas de pot. Tout ce petit monde sort du trou, et s'en vont gaiement vers l'abri principal des survivants qui étaient à l'arrière de l'avion. Qui ne sont décidément pas fort nombreux.
Sur la playa, Sun et Claire tapent le bout de gras en essorant le linge qui vient d'être lavé. "Ca fait quatre jours" se lamente Sun, en regardant l'horizon, en faisant référence au départ de son mari. "Mais tu sais c'est pas si long que ça quand on y regarde de près! Ca va peut-être leur prendre deux semaines qu'ils ont dit... T'en fais pas chouchou, ils savent ce qu'ils font." répond Claire, confiante, mais elle se fait interrompre dans sa belle envolée lyrique par celle-là même à qui s'adressait ses paroles réconfortantes: Sun regarde alentours, bouleversée, visiblement à la recherche de quelque chose. Elle commence à causer Coréen, pour corser le tout, s'accroupit et s'active à remuer tout ce qui se trouve autour d'elle, elle n'a pas l'air dans son assiette. A la question de savoir si elle a inventé un nouveau jeu, elle miaule qu'elle a perdu sa bague de mariage! Ayayayyy!
Flash: une main féminine farfouille dans une boîte à bijoux. Elle en sort une broche à cheveux munie d'un gros caillou rouge écarlate et brillant, typiquement le genre d'accessoire que l'on porte quand on cherche à passer inaperçu... Sun la place dans ses cheveux, se regarde un petit coup dans le miroir l'air satisfaite, et se lève. La pièce est richement décorée de boiseries et de bibelots d'un goût pédant voire douteux. Sa mère fait son entrée, et au lieu de lui demander si c'est ce qu'elle a choisi, elle tourne plutôt sa question d'une manière plus douce: "Non mais tu vas pas porter ça ce soir quand même, si?". "Bin quoi?" répond en substance Sun. On comprend qu'elles parlaient des escarpins que Sun comptait mettre, qui étaient posés à côté du lit, lorsque sa mère s'en empare. Sun râle un peu, mais sa mère trouve l'argumentaire imparable: "oui moi aussi j'aime bien ces shoes, mais bon, il est peut être plus petit que toi, alors on ne va pas risquer d'accentuer ça avec des talons haut!". On comprend dès lors qu'elle a un rendez-vous galant, la petite coquine. Et on comprend également que la mère n'y est pas totalement étrangère... "Ah ça c'est sûr que si tu avais trouvé un mari lors de tes études, tu n'aurais pas besoin de moi pour te caser avec un homme!". Lors de cette discussion, on sent bien tout le conflit inter-générationnel: Sun, qui "trouvera un mari en temps opportun", versus la maman (et le papa, tout de même), qui "préférerait toutes les souffrances du monde plutôt que voir sa progéniture terminer vieille fille".
Pendant ce temps-là, autre part... Un type parcourt un bouquin du doigt. "Je t'assure, mec: cette année tu vas trouver l'Amour!". Le "mec" en question est Jin, qui s'active à s'habiller chicos en se démenant avec sa cravate, dans un endroit qui ressemble fort à un petit appartement bien bordélique. "Eh bien, si le Livre de la Destinée le dit, ça doit être vrai!" laisse-t-il échapper en s'étranglant avec sa cravate. Son pote lui jure que ce n'est pas des cracks, vu que sa grand-mère a utilisé ce bouquin pour rencontrer son grand-père! La belle preuve que voilà! Jin veut des détails: savoir à quoi elle ressemble, savoir comment la reconnaître! Son pote se replonge dans l'étude du bouquin... Et en ressort avec un mot, en claquant des doigts: "Orange! Ouaip. L'Amour, pour toi, sera orange!". Elle est bien bonne celle-là. Mais Jin se dit qu'il ne pourrait pas s'occuper d'une femme, comme ça. Il est toujours à la recherche d'objectifs dans la vie, il cherche un emploi, il n'a encore jamais eu de promotion (la consécration ultime apparemment), il veut laisser derrière lui ce passé de "fils de pêcheur" et devenir quelqu'un d'important! Bref, il flippe à mort, et son pote essaye de le détendre en disant que "Bah, c'est juste un entretien d'embauche, rilax Max". "Oui, mais un important" rétorque Jin... A la question de savoir si il est correctement fringué, son ami attire son attention sur le fait qu'il a oublié l'étiquette du prix sur sa cravate. "Non mais tu vois, c'est une cravate super chicos, et super chère évidemment. A la sortie de l'entretien, je ramène la cravate au magasin et je me fais rembourser! Pour ça, faut l'étiquette...". Quel roublard celui-là alors... "Alors Jin, que dois-je faire si l'Amour appelle?" "Dis-lui d'attendre". Là dessus, il sort pour se diriger, confiant, vers son entretien d'embauche.
Wooosh! On passe sur Jin, tout crade, en train de fixer le vide de ses beaux yeux vitreux. Mike regarde successivement Jin et le groupe de survivants qui sont toujours en train de causer d'on ne sait quoi. Il se décide à se rapprocher de Jin, lui porte la main sur une épaule, et lui dit que tout va bien. Sympa le gars. "Sun? Tu la reverras, t'inquiète pas. Bientôt." Jin opine du chef comme si il avait capté. Les survivants s'approchent d'eux, apparemment ils ont enfin délibéré la question. Ce sera Lucia qui leur donnera le verdict: "Okay, tout le monde debout, on va bouger" Mais où donc, diable? "On va chercher de la bouffe et de l'eau... Il nous faut des provisions parce qu'on a une looooongue marche à faire ensemble." Mais jusqu'où? "Jusque l'endroit d'où vous êtes parti..."
Générique, Lost, usuel.
Vue de la jungle, épaisse. Une porte s'ouvre, laissant passer le petit minoi de Lucia. Cette dernière inspecte les environs, circonspecte. Tout est okay, donc tout le monde sort... "Voilà le topo les p'tits gars: on a besoin de rassembler le maximum de bouffe et d'eau: on va donc se séparer en groupes de deux personnes. Bougez aussi vite que possible, ne faites aucun bruit, pas un pet!". Mike prend la parole: "Bon, mais on pourrait peut-être prendre deux seconde pour nous expliquer ce qui se passe ici!" Lucia, décidément jamais à court d'idée, trouve que l'idée n'est pas si mauvaise, mais qu'on fera ça en route! Là réside tout le paradoxe du pouvoir: ordonner de ne pas faire de bruit pour la minute suivante proposer de s'échanger des histoires pendant le trajet... Les groupes sont constitués: Mike se retrouve avec celle qu'on avait appelé "l'autre nana", Lucia se retrouve avec Bernard et Jin pour aller attraper du poisson. Et Sawyer, bin à vrai dire il a l'air de se retrouver tout seul...
Sun s'active tout partout. Elle fait toutes les poches de pantalon, toutes les valises, tous les coins et recoins... Jack passe par là et remarque le petit manège: "J'peux te filer un coup de main?" Sun lui expose la situation... "Tu sais, moi aussi j'ai perdu mon anneau de mariage une fois. C'est dingue jusqu'où on peut aller chercher ce qu'on recherche désespérément... J'ai fait toutes les poubelles qui étaient à l'extérieur de la maison... J'ai même dévissé tous les siphons de la salle de bain en pensant qu'elle était peut être tombé là dedans! ("Et qu'a dit ta femme?" demande Sun...) Elle ne l'a jamais su! J'ai été chez un bijoutier et j'en ai fait faire une copie..." Jack commence à se bidonner, tout fier de son histoire, Sun commence par sourire mais il disparaît rapidement de son visage d'ange pour laisser place à la mélancolie et à la tristesse... Bouh... "Heeeamm... Je peux t'aider à chercher si tu veux?" "Non, merci..."
Jin est assis sur un rocher au bord des vagues, il tient un drôle de truc en main, peut-être un oursin de mer ou un fruit, dont il arrache les picots un à un, qu'il balance dans la flotte. Lucia et Bernard sont eux quelques mètres plus loin, s'activant avec un grand filet de pêche. "Hey! Tu veux pas venir nous filer un coup de main?" crie Lucia en montrant le filet. Jin fait "non" de la tête, et il continue à balancer ses picots à la flotte... "Tu veux maaaangeeer"? Demande-t-elle en mimant l'action de manger, "Aide-nous!". "Koloshing gouran... tchelada koldoun tzééé!", ce qui veut à peu près dire, à mon avis vu que ce n'est pas sous-titré: vous vous y prenez comme des branques bande d'amateurs. Là dessus il se lève de son petit rocher, fait trois pas dans la flotte et balance un petit filet qui était accroché à sa taille. Les deux autres le regardent comme des boeufs. Il remonte le filet avec 5 gros poissons. Bernard et Lucia se regardent, puis le regardent, lorsqu'il déclare prosaïquement: "Fish".
Flashback! Jin est assis face à un bureau, derrière lequel se trouve son hypothétique futur employeur. Ce dernier est en train d'examiner le CV. "Ah, vous avez travaillé à l'Asiana Hotel... Au sein duquel vous avez eu une promotion, de voiturier à serveur... Ils n'accordent que rarement une promotion à l'Asiana Hotel, je crois?" "Oui, rarement... J'imagine avoir été une des exceptions...". A ce moment, les masques tombent, vu que le patron lui demande de quel village Jin est originaire: il n'a pas l'air d'être de la ville! (Le boss contourne le bureau et vient s'asseoir sur celui-ci, en face de Jin). Namhae, sur la côte Sud. "Ah! M'semblait bien que tu puais le poisson!" (sympa le mec) Il dirige alors vivement la main vers Jin, et lui arrache d'un coup l'étiquette de prix qui pendouillait à sa cravate... "Oh, heu, merci monsieur!". Le boss le considère un peu du haut de son bureau, décroche le téléphone, et dit le plus simplement du monde: "Mr. Kwon nous rejoint". Jin lève la tête, commence à sourire. "Vous commencez immédiatement. Vous travaillez sous la pluie ou le soleil. Vous ne demanderez pas de congé ou d'augmentation." Un homme entre dans le bureau, fait une courbette au patron, et refile un costume plié à Jin, lequel remercie par une autre courbette. Dernière consigne du patron: "Mr Kwon... Le Seoul Gateway est l'un des hôtels les plus luxueux du pays. Votre boulot consiste à ne pas laisser rentrer ici des gens comme vous". "Oui, monsieur. Je comprends. Je ferai de mon mieux! Merci monsieur!"
"Désolé Michael" "A propos de quoi?" "Bin tu sais, le trou, avec toi et tes amis dedans, tout ça...". Mike et l'autre nana sont en train de causer alors qu'ils recherchent des fruits à se mettre derrière la cravate. "Mais où sont tous ces foutus fruits? On ferait peut-être bien d'aller plus profond dans la jungle, par là, c'est sûrement là qu'ils se planquent tous!" propose Michael en regardant la jungle. "On ne va pas par là..." "Pourquoi?" demande-t-il en se retournant. "Parce que c'est de là bas qu'Ils viennent...". Du côté de Sawyer, tout se passe bien, il se repose adossé à un tronc d'arbre, alors qu'un peu plus loin quatre personnes s'activent à préparer et emballer le poisson pêché. *TCHAC*! La lame d'une machette se plante dans le tronc d'arbre, à côté de la tête de Sawyer. Celui-ci relève vivement la tête, surpris. "Pour ta protection durant le voyage" explique simplement la grande brute. Blondinet extrait la lame du bois, jette un oeil à l'ouvrage... "C'est toi qui a fait cette lame?" Opinement du chef. "Et ton nom c'est quoi?" "It's Hackle" (si je comprends bien, ce qui m'étonnerait à moitié). Soudain, l'autre nana déboule de la jungle, et annonce à Lucia "C'est Mike... Il est parti! Il est parti dans la forêt, comme ça, pouf!" Lucia déclare à ce moment qu'il est temps de partir, quand Blondinet demande ce qu'il se passe, il ne saisit pas tout de suite. Jin ajoute son grain de sel à ce moment: "Ay chazabodiloukaï hmeeea! chazibenga wodarata ziooomdoulo" A la question de Bernard de savoir ce qu'il peut bien raconter parce que ça a l'air drôlement joli, et face au regard médusé de Blondinet qui n'a rien compris du tout, Jin rajoute: "Walt! Walt!".
Coupure pube, il manque quelques secondes d'émission, on reprend sur un plan de l'autre nana qui termine une phrase: "...The radio?" Là Sawyer explose "Quoi? Vous avez une radio? Elle fonctionne? Vous pouvez l'utiliser?" Lucia répond, fort cyniquement, "Ouaouw, ça c'est une super idée Einstein! Tu vas pas nous ralentir au moins, avec ta blessure...?" Jin comprend qu'ils s'apprêtent à partir, et il a pas l'air content du tout. Il pointe la jungle du doigt et dit "Michael!", c'est fou ce qu'un bambin de cet âge-là arrive à bien se faire comprendre des fois. Lucia lui répond que non non non, il se dirige donc vers Blondinet, et lui répète à la face "Michael!" l'air plus décidé que jamais. Ce à quoi il répond que non mais ça va pas vieux, on va pas moisir ici à l'attendre pendant 107 ans, il est fou le mec! Regard furieux et méprisant de Jin, qui se retourne et avance d'un pas déterminé. Hackle (ou quel que soit son nom) l'arrête dans son élan et essaye de le retenir. Jin, un peu têtu, lui balance une grosse mandale dans la figure, comme ça, pour rigoler un coup. Hackel rétorque, lui aussi sur le ton de la plaisanterie, par un énorme coup de boule, et Jin se retrouve à terre. Il se relève, se remet face à La brute, plein de défiance dans le regard. Hackle s'écarte finalement, pour le laisser passer. "Tu vas dans la mauvaise direction coco!" dit-il à Jin qui s'élance. Il lui pointe une autre direction, et lui refile amicalement une sorte de faux pour qu'il puisse se défendre. "Kess tu fous?" lui demande Lucia "Je vais l'aider à retrouver son ami..." Lucia croit bon de préciser une petite chose "On ne vous attendra pas mon p'tit père!". No problemo, let's go!
Sun et Hugo se baladent sur la plage, discutant du souci principal de cet épisode. Hurley propose de faire marche arrière et d'examiner l'emploi du temps de Sun, on va peut-être avoir la solution de cette manière. "Hier, j'me suis réveillé, j'me suis lavé, j'ai marché avec Shannon, j'ai pris quelques fruits, j'ai donné à bouffer à Titoutou, et puis j'ai..." "Wooah! Tu as nourri Titoutou? Bingo!". Titoutou est en train de farfouiller le sol à la recherche d'on ne sait quoi, sous les yeux attendris de Hugo et Sun. "Hurley, c'est complètement ridicule. On est en train d'attendre que Titoutou nous démoule un cake et je suis certaine qu'on n'y trouvera de toute façon rien du tout vu qu'il n'a pas bouffé ma bague" "Dude, un chien ça boufferait n'importe quoi! Quand j'étais gosse, j'avais un clébard. J'avais vidé la monnaie d'une poche quelque part, et j'imagine qu'il y avait un smarties dans le tas parce que le lendemain, mon chien a chié un paquet de centimes!" Apparemment satisfait de sa petite histoire, il sourit béatement en attendant la même chose de la part de Sun, mais cette dernière ne sourit pas du tout, elle a l'air toute tristounette. "Hem hum... Tu as déjà eu un chien?" "Oui, Jin m'avait donné un petit chiot... Je l'avais appelé Popo". Non, ce n'est pas dans la terminologie française qu'elle a été chercher le nom de son toutou, en coréen ça veut dire "un baiser". Oh comme c'est trognon.
Flashouille. Un voiturier ouvre la porte d'un véhicule, permettant à Sun et sa mère d'en sortir. La mère s'active à donner les dernières recommandations à sa fille: garde les mains sur les cuisses, ne parle que si l'on t'adresse directement la parole... Enfin que des p'tites recommandations sympa quoi. Une femme les accueille: "Ooooh elle est toute jolie la Sun, comme elle a de belles dents et un beau p'tit cul! Vous verrez, c'est un homme très élégant, très beau, très bien éduqué, et ses parents possèdent cet hôtel ainsi que douze autres!" Un portier annonce "Bonjour! Bienvenue au Seoul Gateway!" en leur ouvrant la porte d'entrée. Nous ne voyons que son chapeau alors qu'il fait une courbette: lorsqu'il se relève, nous reconnaissons Jin habillé de pied en cap avec costume chatoyant et haut-de-forme trop classe, une petite fleur boutonnée sur sa veste à la poitrine. A l'intérieur du bâtiment, le rendez-vous a déjà commencé. La mère de Sun flatte un peu le client ("Votre hôtel est tellement charmant!") et vante les qualités de son produit. La mère du soupirant déclare qu'il est temps de leur laisser un peu de temps à eux. Les deux mères s'éclipsent donc, laissant là nos tourtereaux qui se décoincent un peu maintenant que la pression s'est envolée. Première question du galant, tapant dans le mille: "Alors, lequel des deux te met le plus la pression? Mère ou père?" Sun, honnête: "Mon père, sûrement... Via ma mère. Et vous?" "Mon père, via ma mère... Via ma tante, via ma grand-mère." (Petits sourires complices) On apprend ensuite que Sun a étudié l'histoire de l'art, que ce prétendant n'y connaît absolument rien dans ce domaine, vu qu'il a étudié la littérature médiévale Russe (qu'il ne considère apparemment pas comme une forme d'art). "Et puis d'une manière ou d'une autre, je suis tombé dans le management d'hôtel..." "Oui, d'une manière ou d'une autre..." Ahahaha, ça rigole, ça se lance des regards complices... L'homme déclare ensuite qu'il a d'habitude horreur de ce genre de rendez-vous mais qu'aujourd'hui est différent. Il passe à l'attaque le zouave, c'est flagrant! "Oui... Pour moi aussi" répond Sun, coquine.
Jin et Hackle déambulent joyeusement dans la jungle. Ils s'arrêtent, écoutent, inquiets. Froutch froutch dans un buisson, Jin s'élance en entendant derrière lui la brute dire "Non! Non, attends!". Il s'en moque, court, se retrouve seul, et repère enfin le buisson qui fait froutch froutch. On entend ensuite un galop de sabots, d'autres buissons qui font froutch froutch, le suspens est intense et *Paaaaaf* Jin se prend un sanglier en pleine poire, fait un vol plané de deux mètres et dégringole de la mini-colline sur laquelle il était... Il atterri finalement à grand renfort de "Ahoo Ouuch Ahohouuille", et c'est l'occasion pour nous d'entr'apercevoir son splendide nombril, qu'il tenait caché on ne sait pourquoi depuis le début de la série. Nous comprenons maintenant pourquoi il l'a caché, tant le nombril est d'une navrante banalité. Il se relève, a un sursaut d'horreur accompagné d'un petit cri lorsqu'il se rend compte qu'il a atterri à côté d'un cadavre qui est en train de pourrir joyeusement au soleil, une lance plantée dans le thorax. Jin se calme, met la main devant le nez tant son nouveau compagnon pue un peu de dessous les bras, et s'approche de lui, doucement. Hackle débarque à ce moment: "Son nom était Goodwy..." Jin le regarde, et demande: "Others?" Hackle fait un tout petit oui de la tête... Vu que ce n'est pas vraiment la personne qu'ils recherchaient, ils passent leur chemin. Plus loin, ils décident de faire une petite pause, on se doute que le dialogue qui va suivre va avoir une portée philosophique très profonde. Hackle attaque le premier: "Alors tu es marié?" Devant le regard bovin de Jin, il lui montre l'anneau qu'il porte au doigt "Yeah... You?" "Was..." répond la brute. Ils épanchent leur soif avec de l'eau. "Ta femme, c'est quoi son p'tit nom?" Nouveau regard bovin... "Sun" finit-il par lâcher. "Et elle était avec toi?" Regard idiot cette fois-ci, pour changer un peu. "On the plane" demande-t-il en mimant l'avion "Yeah" répond Jin. Voilà une scène vraiment utile dans l'ensemble de l'intrigue.
Sun, de son côté, farfouille dans son jardinet. Elle ne trouve rien, commence à péter un câble, arrache tout plein de petites plantes qu'elle avait pris tant de soin à entretenir, fond en larmes... C'est poignant... Lorsqu'elle entend quelqu'un, elle lève la tête et tombe nez-à-nez avec John Locke, qui la regarde, l'air compatissant. "Mauvaise journée?" se risque-t-il à demander. Lorsqu'elle repart de plus belle dans ses sanglots, Locke s'approche d'elle et lui tend un mouchoir. Je n'ai même pas le temps de faire un petit commentaire sarcastique à ce sujet qu'il précise "Il est propre". "Merchiihihiouuuiiin" "Ca te dérange si je m'assieds là deux minutes?" Sun se calme un peu, et fini par déclarer "Je ne crois pas t'avoir déjà vu en colère...", ce à quoi John se marre doucement. "Ohoooh, j'avais l'habitude d'être en colère tout le temps. Frustré aussi!" "Tu n'es plus frustré désormais?" "Je ne suis plus perdu, désormais..." "Mais, quel est ton secret?" demande Sun, avide de bons conseils. C'est simple, répond-t-il, le secret s'applique à toutes les choses perdues qui finissent par être retrouvées: arrêter de chercher. Alors qu'il déballe sa grosse sagesse aux yeux avides et gourmands de Sun, il s'active à replanter une plante qui venait d'être arrachée au jardinet.
Flash-back! Petite musique d'ambiance, Sun jette un dernier coup d'oeil à son maquillage dans son petit miroir de poche. Elle se trouve assise à une table dans un resto chicos. A l'extérieur, Jin travaille, fidèle au poste. Une voiture le klaxonne, il se précipite vers elle, et ouvre la portière d'un coupé décapotable duquel sort le prétendant de Sun. "Bonjour Mr Lee" Comme seule réponse, Jin aura un "Je peux vous emprunter ça? J'ai un rendez-vous..." En disant cela, il lui désigne la petite fleur qu'il porte à son veston. "Oh oui bien sûr monsieur!" "Merci! Alors votre nom c'est...?" Jin Soo Kwon. Après l'avoir remercié personnellement, le soupirant pénètre dans l'enceinte de l'hôtel. Jin est tout content de s'être fait bien voir par le fils de son patron: il sourit, plein d'espoirs. Nous attrapons ensuite la conversation du resto en plein vol: "Et me voilà dans le couloir de l'hôtel, vêtu uniquement d'une serviette de bain! J'ai eu un mal fou à convaincre la sécurité que l'hôtel m'appartenait! Ahahah, comme c'est cocasse!" Et ça rigole, ça rigole. Sun lui déclare "Je n'arrive pas à croire que tu sois si... Normal!" "Je te trouve aussi super chouette ma cocotte... (petit sourire de Sun) J'aimerais beaucoup qu'on continue à se voir tous les deux... Nos parents en seraient tellement heureux! Plus de rendez-vous gênants, plus de pression! Liberté! Tu peux garder un secret petite coquine? Quand j'étais à Harvard, j'ai rencontré une femme Américaine... Je ne l'ai pas encore dit à mes parents, mais... D'ici six mois je compte déménager aux Etats-Unis et me marier avec elle... (Sun, qui était tout sourire jusque là, fait maintenant une petite moue, juste avant de se forcer à sourire à nouveau... Mais bon, flagrant quoi!) Oh, tu croyais que..." "Non bien sûr que non!" s'empresse de dire Sun. "Aaaah, l'Amérique! Formidââââble! Chuis vraiment trop super contente pour toi!" Un larbin leur adresse la parole "Bonjour, désirez-vous quelque chose? Café? Dessert?" "Non, répond Sun, en fait, j'ai un rendez-vous là tout de suite, je dois filer! Merci pour le déjeuner!" Et paf, elle se tire, limite on la sent humiliée au plus profond de son âme...
Jungle. Hackle et Jin continuent leur exploration. Jin prend un chemin, quand la brute le retient d'aller par là: il a trouvé une trace fraîche allant dans une autre direction! "Michael?" demande Jin, toujours aussi volubile. "Oui, Michael" répond Huckle. On a enfin retrouvé sa trace! Ils partent dans cette direction... quand tout à coup la base arrête Jin d'un geste de la main. En faisant sshhhhhhhhht! du doigt aussi. Hackle regarde partout, inquiet. On les retrouve planqué sous un buisson, vraiment bien planqué, à ras du sol... De l'endroit où ils se sont caché, on peut entendre un oiseau caqueter et divers autres bruits forestiers bien inquiétants. Soudain, une jambe puis une autre passent devant leur cachette. Pantalon brun. Puis une autre paire de jambes passe, sans pantalon. Une troisième, une quatrième, une cinquième... Des plus petites jambes traînant un gros nounours au bout d'une corde... En tout une bonne petite dizaine de personnes...
Jin et Hackle finissent par se relever. Alors que Jin dit "Michael!" et fait mine de suivre la troupe qui vient de les dépasser, Hackle le retient, en lui disant qu'Ils ne l'ont pas... "Ils viennent de cette direction (il pointe du doigt)... Ton ami va par là (il pointe autre part). Nous, on est à l'intersection des deux chemins. Nous et ton ami avons eu beeeaaaaucoup de chance!" Lorsque Jin lui dit de rejoindre les autres et le laisser seul aller à la recherche de Mike, il lui répond, loyal, qu'ils iront ensemble! Tant de loyauté, c'en est terriblement beau.
Flashy. Jin travaille, il ouvre et ferme la porte d'entrée au gré des visiteurs. Un bouseux tout pauvre l'interpelle, lui présente son fils, lequel doit expressément uriner. Allez m'sieur s'teuplé, on rentre et on ressort, juste un petit pipi de rien du tout on n'vous dérangera pas promis! "C'est à dire que... Y a un resto au coin de la rue, allez-y plutôt" Bon, Jin a beau refuser dans un premier temps, quand on voit la tronche du gosse il ne peut plus refuser tellement qu'il est mignon (on dirait un peu un crapaud, et les crapauds, c'est bien connu, c'est "mignon"). Il les laisse donc rentrer, en acceptant les remerciements de l'homme, lorsque celui qui l'a engagé sort du bâtiment en croisant ce duo de bouseux. "Eh bien eh bien? Que t'avais-je dit à propos des gens que tu laissent rentrer? Pas de bouseux ici! (Désolé p'sieur jeul'fré pus p'sieur) Considère ceci comme ton premier avertissement!" Là dessus Jin croit bien malin de répondre à son supérieur. "Mais c'est juste le petit garçon qui..." "Bin il n'a qu'à pisser dans le caniveau, j'en ai rien à foutre! Les gens comme toi y sont habitués! Si tu veux conserver ton boulot, tu rentres à l'intérieur, tu les trouves, et tu les fous dehors!" Regard dégoûté de Jin... Qui enlève ses gants... Son chapeau... Les fourre dans les mains de son patron en lui disant "Merci pour l'opportunité, Monsieur." Et paf, il se barre.
Sun rumine tout ça assise sur la plage. Kate s'approche d'elle, et entame la conversation: "Hurley m'a dit que tu avais perdu ta bague" "Ouais, j'étais justement en train de me dire que j'étais trop conne de réagir comme ça. Ce n'est qu'un objet finalement". Lorsque Kate essaye d'aborder le sujet Bateau, Sun l'arrête tout de suite et commence à râler comme quoi elle en a marre que tout le monde lui répète que Jin va bien. Alors qu'il va pas bien! Elle lui avoue alors l'histoire de la bouteille de pinard trouvée par Claire, et qu'elle a enterré...
De l'autre côté de la forêt, la petite troupe s'active. Sawyer est à bout de force, il n'en peut plus, il s'arrête, met les genoux sur les coudes, enfin l'inverse plutôt, et respire un grand coup. Lucia le remarque et ordonne aux autres de s'arrêter. Elle file une gourde au blessé et lui dit "Alors Blondinet, on est fatigué?" "Non, non" répond ce dernier. "Tu es mariée?" Surprise de Lucia, ce à quoi Sawyer répète la question... "Non" Blondinet en profite pour balancer un petit sarcasme dont je ne comprends pas le sens... "Et toi, marié?" "Non madame!" "Tu es homo?" (pour une fois je ne déconne pas, c'est ce qu'elle lui demande

) Petit rire de Blondinet, qui se relève pour reprendre la route...
Jin et Hackle arrivent près d'une petite rivière, ils en profitent pour se désaltérer un coup et remplir les gourdes. La brute explique alors, à grand renfort de gestes clairs: "Reste ici: on a perdu sa trace, je retourne en arrière pour la retrouver" Jin acquiesce, et laisse Huckle partir en arrière. Il se repasse un petit coup d'eau dans la nuque, et se relève pour constater que sur l'autre rive de la rivière (petite, la rivière tout de même, presque un ruisseau) se tient Michael. "Qu'ess tu fous là?" lui demande ce dernier. "Retourne au camp!" Jin prononce son nom... Regarde en arrière dans la direction où Hackle s'en est allé, revient à Mike... Qui tourne les talons et s'enfuit en courant. Petit moment d'hésitation, à l'issue duquel Jin s'élance à sa poursuite. Nous retrouvons Mike en train d'hurler "Waaaalt!" à tout va, suivi de près par Jin, qui lui hurle "Miiiiike!" à tout va. Papounet se retourne pour lui dire de se casser, car il ne repartira pas sans Walter. Il recommence à gueule Waaaaalt! quand Jin lui intime l'ordre de se taire. Rien à péter le Mike, il continue à en devenir pathétique tellement c'est cliché: "Veneeez! Prenez-moi à sa plaaace! Preneeeez-moiiii!"... Huckle arrive à ce moment là, en suggérant que gueuler ici n'est pas franchement ce qu'on peut appeler une chouette idée. Et qu'il faut qu'il reparte avec eux, maintenant! "Je partiraaaai pas sans mon fiiils!" La brute s'avance, Mike recule en brandissant son bâton tout en le menaçant du pire s'il approche... L'instant est dramatique... "Je sais qu'ils ont pris ton fils. Mais tu n'as pas idée de quoi ces gens sont capables! Tu ne les trouveras que s'ils en ont envie..." Mike commence à flancher, l'argumentation est bonne... Le coup de grâce vient de Jin, qui pose une main sur son épaule et lui dit "Tu trouve Walt, Michael", ce qui revient à dire "tu le retrouveras, vieux!" Okay, l'affaire est conclue, Papounet repart avec eux.
Des mains déterrent la bouteille de pinard. "Je peux voir?" demande Kate. Cette dernière extrait un message, l'ouvre... "Kate! Arrête, c'est privé! Mais arrête kess tu fous?", lorsqu'elle lui arrache le papier des mains. Regard perdu de Kate, fixé sur l'horizon... "Il y a quelqu'un... à qui je n'ai pas dit au revoir...": tristounette la Kate. "Sawyer?" demande Sun... Demi-réponse positive, tellement Kate semble immobile. Elle promène son regard, perdue. Elle commence à sourire... "Sun?" elle fait un petit coup de tête dans une direction, les yeux de Sun la suit et tombe sur le trou qu'elle vient de creuser pour déterrer la bouteille... Sa bague de mariage dépasse au bord du trou, à moitié ensablée. Sun commence à chialer, elle la prend en main, éclate en sanglots, la remet au doigt en riant et en pleurant tout à la fois, moment émotion: c'est très très beau.
Jin marche entouré de ses deux compagnons. Il jette un oeil, pensif, à sa bague de mariage. Séquence juste utile pour introduire un nouveau flash back.
Jin déambule sur la rive d'un fleuve. Des passants passent, des couples discutent au bord de l'eau. Jin s'apprête à croiser une jeune demoiselle au téléphone, habillée dans une robe orange flashy. Ils se croisent, Jin marque un temps, se retourne... Lorsque la seconde suivante il reprend son chemin, il bourre dans une autre demoiselle comme un bourrin, laquelle perd son sac. "Oh excusez-moi désolé je suis confus pardon pardon" implore-t-il alors qu'il l'aide à ramasser les machins qui sont sortis de son sac. "Ca va aller? Tenez..." Ils se relèvent et se regardent pour la première fois. Ca leur file un choc, il y a comme de l'électricité dans l'air! "Oh comme il est beau" peut-on entendre dans l'âme de Sun si l'on y prête une oreille attentive. "Oh comme elle est belle" peut-on entendre dans l'âme de Jin si l'on y prête une oreille attentive. Ainsi s'est passée la rencontre entre Jin et Sun.
Sun continue de pleurer en tenant fort fort sa bague. Elle et Kate regardent le coucher de soleil. Quoi de plus beau qu'un coucher de soleil pour terminer un épisode?
Lost, saison 2: épisode 4
Précédemment dans Lost: Au moment du départ, Charlie-le-camé fait le tour de toute la petite troupe en récoltant les messages éventuels que chacun voudrait envoyer par le biais d'une bouteille à la mer. La bouteille de pinard se remplit donc de petits bouts de papiers, et est prise sur le bateau. Là dessus nous voyons Papounet et Blondinet sur le flotteur du bateau, près d'une côte de l'île. Ils débarquent, rencontrent Jin, se font traîner dans leur prison, ont une nouvelle copine qui finit par leur faucher leur arme... Bref, tout va pour le mieux!
L'aiguille du tourne disque se dépose sur un petit air de reggae. Plan facial d'Hurley, qui jette un regard circulaire sur ce qui s'offre à lui: il se trouve dans la réserve à victuailles abondantes. Il ouvre une boîte de Candy... déballe une barre chocolatée, lentement, très lentement... La fait disparaître à moitié d'une seule bouchée... engloutit le reste d'une autre, gourmande. Il se saisit d'un paquet de chips et commence à s'en empiffrer, il balance le sac au dessus de sa bouche grande ouverte et s'en fout partout, il nage dans les chips. Il se vide un carton de lait cul sec, puis ouvre une boîte en carton dans laquelle il trouve une assiette avec: un bout de pain, des carrottes, de la purée et un gros bout de viande cuit: il trempe le steack dans la purée et s'en fout plein la panse. On le voit ensuite déguster une glace à la vanille avec du nutella tout plein dessus. Lorsqu'il entend dans son dos "Salut Hurley!" Il se retourne... Jin se trouve à l'entrée de la pièce, il le regarde. "Jin? Tu es ici..." lâche enfin Hurley, étonné. "That's right" répond Jin. "Dude, you speak english?" "No... You're speaking Korean!" Hurley se met dès lors à parler Coréen, ses paroles sont sous-titrées en anglais... "I am?" Lorsque le plan repasse sur Jin, les bips bips du compte à rebour se font entendre, et un homme habillé avec un déguisement de poussin se tient à ses côtés. Hurley se relève, surpris. "Choching goyi moualangaya?" ce qui veut dire, en substance, "What's he doing here?" "Everything's going to change" répond Jin. "Uh"? Ce à quoi Jin répète ce qu'il vient de dire... Le type déguisé en poussin fini par dire "Hurley!" avec une voix féminine: sur ce, il se réveille en sursaut. Regarde le compte à rebour, qui en est à 3:43, agrémenté de bip bip familiers. Kate s'approche de lui, lui demande s'il s'est endormi (c'était la voix de Kate, celle du gros poussin...) Que nenni, il reposait ses yeux, qu'il répond l'insolent! Sur ce, il encode les chiffres maudits... tchicatchicatchic 108:00...
Après discussion avec Choupin, il semblerait que le monsieur déguisé en poussin est celui qui a vendu le ticket de Loto à Hurley. Merci Choupin!
Dans la jungle, la prison reste à sa place, imperturbable... Sawyer déclare qu'il buverait bien un petit coup. Mike commence à hurler, Blondinet lui demande de se calmer... "Chaque minute que je passe ici, est une minute de plus que mon fils passe là-bas..." Blondinet expose la situation: "Bon écoute mon p'tit père, pour l'instant on est en train de pourrir sur place en attendant que ceux qui sont là-haut décident de notre futur, et en attendant il n'y a strictement rien à faire... On se fait un petit cache-cache pour patienter?" Là dessus le géant ouvre la grille de bois... Et leur balance la corde. Il demande à Jin de monter, en ajoutant "Please" lorsqu'il constate qu'il ne bouge pas. Sawyer lui dit de ne pas rentrer dans son jeu, c'est un piège! Lucia fait alors son apparition à bord du trou. Elle annonce, toujours le mot pour rire: "Escalade, ou je bute ton pote" tout en pointant Mike du pistolet qu'elle leur a fauché. Jin ne se fait pas prier, il comprend vite la menace, et grimpe à contre-coeur. Lucia demande à Mike de monter ensuite, Blondinet lui dit de ne pas le faire parce qu'elle bluffe. Ce à quoi elle arme le chien du pistolet... Sawyer se retourne et commence à prétendre qu'elle n'a pas beaucoup de munitions et qu'elle ne va pas gâcher *PAF* il se prend un gros caillou sur le crâne! Papounet escalade alors la corde avec des "Arrgh Ouille Bitch Ohoohoouille" en arrière fond, Sawyer est décidément bien douillet. "Tu veux me voir dehors, bouche d'amour?" Demande Sawyer. "Il va falloir que tu viennes me cherch" *Paf* la grille se referme, fondu au noir... "Bitch".
Générique, juste "Lost", on connaît le topo...
Une main boudinée tient un ticket de loto, devant la télé qui annonce les chiffres gagnants. Hurley, les cheveux attachés dans la nuque, n'en croit pas ses oreilles ni ses yeux. Il commence à dodeliner de la tête, doucement, et paaaaaf! il se viande la tronche, évanoui. Sa mouman arrive, paniquée, commence à lui filer des baffes, le réveille... "Mom, je vais bien" "Tu me mens" lui dit-elle en prenant ses grosses joues dans une main et le forçant à la regarder... Ca se chamaille, "quand est-ce que tu vas trouver un vrai boulot" et tout et tout, tu ferais bien de faire de l'exercice et de manger moins, faut que tu changes ta vie, Hugo! Ahlala, les momans tout de même... "Peut-être que je n'ai pas envie de changer! Peut-être que j'aime ma vie telle qu'elle est maintenant!" dit-il alors qu'il vient de gagner le jackpot... Dring, téléphone, sa mère va décrocher et il se retrouve seul face à son ticket.
Retour sur la plage, où Hurley se rafraîchit un peu les aisselles dans les vagues d'eau de mer. Charlie s'approche de lui, il a la garde du bébé qui roupille dans un petit sac ventral: "Bon, vieux, faudrait qu'on aie une petite causette tous les deux... Qu'est-ce qu'il y a sous l'écoutille?" "Heu... Rien" répond Hurley. "Tu y as passé une journée entière! Et il n'y a rien?" "Eh bien j'imagine que... C'est une sorte de bunker, rescapé de la deuxième guerre mondiale..." Charlie, soupçonneux, demande si il ne lui mentirait pas par hasard?! Quel flair celui là alors! "Tu vas mentir au bébé???" lui demande-t-il, essayant de jouer sur les sentiments. Bref, Charlie s'énerve, et se casse un peu courroucé. Hurley reste là quelques moments, impassible, puis passe à autre chose.
Il s'approche de Rose (la madame-qui-est-sûre-que-son-mari-est-toujours-vivant, ça faisait bien lontemps qu'on ne l'avait vue celle-là, tiens tiens...), qui s'active à laver le linge de toute la petite famille. Après deux-trois mots de courtoisie, Hurley lui demande si elle ne veut pas, elle, savoir ce qui se passe sous l'écoutille. "Quoi que ce soit, ça ne va pas m'aider à laver le linge, hin!" "Eh bin... En quelque sorte, ça pourrait". Regard interrogateur de Rose. Là dessus ils vont dans la jungle, Hurley ouvre la "porte de derrière" du bunker, Rosie s'avance, méfiante tout de même... Découvre l'endroit: "Quelqu'un vivait ici? Mais, ça sert à quoi?". Hurley évite la question gênante en lui disant que c'est comme qui dirait une longue histoire... Jack débarque, et demande à Hurley à qui d'autre il a lâché le morceau: il n'a pas l'air très très content. "Personne d'autre, juré craché! Elle est cool, elle le dira à personne. Elle avait besoin d'un coup de main pour le linge..."
Sur la plage, Claire se ballade un peu seule, profitant de son baby-sitteur trop gentil. Elle repère quelque chose dans les remous des vagues. Mais mais mais, qu'est-ce donc? Curiosité, questionnement, qu'est ce que cela pourrait-il bien être... Mince, la bouteille aux messages! Mais mais mais???
Bon, quitte à ce que Rose soit au courant, autant le faire jusqu'au bout. Jack et Hurley lui montrent donc la salle aux provisions. Jack déclare qu'avant que tout le monde en profite, il faut faire un inventaire: ça va être Hurley qui s'en chargera, en attendant que cela soit fait, personne n'aura rien. Et pas d'exception hin! Bip bip bip. Rose demande ce que c'est que ces bips, question bien légitime! La réponse de Hurley me paraît sensationnelle: "You don't wanna know...". Hugo et Rose commencent donc à faire l'inventaire, en équipe. Ca discute un peu, lorsque Hugo tombe sur des barres chocolatées Rose commence à parler des dents de son mari, Bernard. "Bernard was your husband?" "He his my husband..." "Oh, mais je croyais qu'il était à l'arrière de l'avion... Oh je suis désolé..." Non non c'est bon, il est toujours vivant qu'elle répond, bien évidemment. Kate débarque et leur demande du shampooing. Rose lui indique la place du Shamp', elle se sert, Hurley arrive à articuler un "Hemmm Kate you can't...", mais elle sort avec son Shamp' en disant merci. "C'est juste une toute pitite bouteille de rien du tout" avance Rose. "C'est toujours comme ça que ça commence" répond Hurley, dépité...
Hugo contemple son ticket, habillé en uniforme: polo vert pastel, casquette jaune, filet pour les cheveux. Sur son polo, un poussin stylisé ressemblant fort à celui qu'on a vu au début de cet épisode... Un de ses collègues lui demande si tout va bien, ce à quoi il répond "oui oui" tellement l'action est intense, lorsque son boss lui hurle de venir dans son bureau. "Tu as quelque chose à me dire?" "Bin non...". Sur ce le boss allume une télé en annonçant qu'il s'agit des images de surveillance de la veille au soir. On y voit Hurley en train de lire une bédé, adossé au présentoir à aliments, dans lequel il plonge un bras qu'il ressort avec une cuisse de poulet, qu'il commence à grignoter. Dans la suite de la vidéo, on pourra voir apparemment Hurley engloutir huit cuisses de poulet, mais on ne le verra pas, faut croire le boss sur parole! Il lui reproche ensuite de donner trop de serviettes aux clients, et commence à faire un laïus sur la rentabilité d'entreprise. A la question "Est-ce que ça vous pose un problème?", il enlève sa casquette et son filet pour les cheveux, et annonce "Dude, I quit". On le retrouve sur le parking, en train de faire de l'hyper-ventilation, inspirant et expirant dans un sac en papier du snack. J'espère qu'il n'a pas encore été utilisé ce sac. Son collègue sort du snack, et répète la question qu'il aime apparemment répéter: "Dude? Are you okay?". Lorsque Hurley lui dit qu'il faudrait mieux qu'il retourne bosser car le patron a l'air un peu sur les nerfs, ce dernier lui répond que lui aussi vient de démissionner! "C'est notre journée de vacances à tous les deux mon p'tit père!"
John marche dans la jungle en chantant "un kilomètre à pied, ça use, ça use!" comme à son habitude. Il s'approche d'un arbre fruitier, ramasse un fruit tombé par terre, sort son couteau et entame le dépeçage de ce fruit, et dit "Tu peux sortir maintenant!" Charlie s'avance timidement... John lui demande pourquoi il le suit: Charlie commence à s'énerver comme quoi il se casse le cul, et tout, et qu'on lui cache plein de trucs. "Que veux-tu savoir?" lui demande doucement John, à l'étonnement de Charlie...
Dans le bunker, Sayid est en train de taper sur un mur. En fait, sur un mur derrière une porte si je comprends bien. Jack s'approche de lui, il explique alors: "De l'autre côté de cette porte, il y a du béton. Au moins 8 à 10 pieds d'épaisseur..." "Eh t'as vu ça?" lui demande Jack, en approchant son cou de la paroi... La clé se soulève... "Hummmm... Intéressant!" se risque à dire Sayid. Mais ils n'arriveront pas à passer par cette porte. Sayid s'écarte, et ouvre une grille sur le sol un peu plus loin. "Peut-être pourrions-nous passer par en dessous?"
On va aller voir ce qui se passe du côté de la prison un peu, ça faisait longtemps. Sawyer y est toujours tout seul, le géant vient ouvrir la grille, balance la corde. Blondinet déclare qu'il ne fera rien du tout tant qu'il ne se sera pas assuré que ses amis vont bien. Mike apparaît au bord du trou "Alors comme ça on est copain maintenant, hin?" Bon, il se décide à attraper la corde, il se fait remonter à la surface. "Tout est okay" annonce Mike, ils ont eu une petite discussion et les autres croient maintenant qu'ils étaient dans l'avion qui s'est craché. Lucia observe Blondinet, et finit par dire: "Qu'est ce que tu as là mon p'tit père? Un caillou? Tu veux te venger? Tu as trois secondes pour le lâcher!", menaçante. Elle n'a même pas dit "3" qu'elle balance une grosse mandale dans la figure de Sawyer! Elle commence alors à lui faire un superbe discours comme quoi c'est elle le chef: si il n'aime pas les règles (enfin, la seule règle: "tu m'obéis au doigt et à l'oeil!"), il retourne illico dans le trou. Sur ce, ils partent pour un autre endroit, non sans que Sawyer ait dit à cette bitch que si elle le frappait encore, il la tue... Petit sourire de Lucia: "Let's go!"
Retour sur Charlie et Locke, l'ignorant face au sage. "Il pousse ce bouton toutes les 108 minutes?" "Bin oui" "Mais ce n'est pas possible! Ne dormait-il jamais?" "Chépa... J'ai pas eu l'occasion de lui demander!" "Et après tout ce temps, il est parti, comme ça pouf? Pourquoi, où est-il parti?" "Chépa... J'ai essayé de le suivre, mais il n'a pas laissé beaucoup de traces! J'imagine qu'il s'est dit qu'il avait trouvé ses remplaçants" "Nous?" "Ouaip... Ah oui au fait, il y a un tourne-disques là bas!" "Ah bin ça! Et au fait, Hurley il fait quoi là dessous?" John commence à remettre son sac à dos en place "Il est responsable de la nourriture" "Nourriture?"... John se casse, back to the playa, où Charlie aborde Hurley en lui disant qu'il sait tout de chez tout! Et devinez ce qu'il lui demande? De lui sortir en stoumeling un pot de beurre de cacahouète! Hurley, décidément très près de sa mission, est obligé de refuser... Charlie s'énerve évidemment! "Ah ouais bin si c'est comme ça on est plus copain alors!"
Flash-back: "You aaaare everybaudiiii..." Hurley et son pote traînassent dans un magasin de disques en chantant du Driveshaft. Soudain Hurley a une subite envie de voir si il y a des casques audio disponible au comptoir pour pouvoir écouter sa sélection. Une biche est sise derrière le comptoir, quel coquin ce Hurley! Ces deux là se connaissent, vu qu'elle demande ce qu'il fiche dans le magasin à une heure pareille: elle apprend donc qu'il a démissionné! So... "On fait un p'tit truc vendredi?" "Ah non, j'peux pas, je travaille... Mais samedi je suis libre!" Il emballe sec le Hurley! Son pote s'en étonne d'ailleurs: "Dude, ça fait des mois que tu la reluques et aujourd'hui tu passes à l'action. Que se passtil donc?" "Rien, rien, je voulais juste lui demander de sortir avant..." "avant quoi?" "avant rien..." Woosh!
Sayid et Jack se balladent un peu en sous-sol, pour rigoler un coup et se faire des blagues. L'endroit est oppressant, sombre, a l'air plutôt humide, le bruit d'un courant d'air se fait légèrement entendre, il y a câbles et tuyaux tout partout. Bref, on se croirait dans mon appartement. Mince alors, ils ont mis du béton en sous-sol aussi, pour protéger on ne sait quoi! Et ce béton est tout aussi épais que celui à l'étage du dessus, ils n'arriveront pas à passer par ce chemin... Ils traînent un peu dans le coin, cherchant un peu quoi glander dans les alentours, lorsque Sayid met Jack en garde à propos des tuyaux, qui sont véri hotte. Deux mètres plus loin, ils doivent bien se rendre compte qu'ils n'iront pas plus loin... C'est le moment de flirter un peu, à l'abri des regards indiscrets. "Alors, t'en pense quoi de cet endroit, Sayid?" Ce dernier a à peine le temps de dire sa réponse qu'un bruit inquiétant se fait entendre... Suivit d'une sorte de sifflement d'air. Comme d'habitude dans ces cas-là, on cherche le coupable: "T'as pété? Did you hit something?" "Bah non, j'crois pas non... Ca vient de par là, je vais aller jeter un oeil!" déclare Jack, toujours confiant. On le voit ouvrir une grille afin de retourner au premier étage, de la vapeur sort de dessous d'une porte à côté de l'endroit où il grimpe... Il ouvre la porte... Et découvre... Kate emmitouflée dans une serviette de bain! Le coup de pot! Un peu gêné, le Jack nous sort un "Hey...", ce à quoi Kate répond bien évidemment la même chose. Après avoir répondu par l'affirmative à Jack s'étonnant qu'elle aie pris une douche, elle répond ensuite à la question de la qualité de cette douche. "La pression d'eau est nulle, mais bon c'est une douche quoi. Si tu veux l'utiliser, j'ai laissé le shampooing" "Ouais, peut être un peu plus tard". On se rend compte à ce moment là que Jack adore sentir le fauve, ça doit lui donner plus d'importance.
Pendant ce temps là, dans la jungle, Jin, Sawyer, Michael, la grande brute, Lucie et une autre nana déambulent nonchalamment. Michael et celle qu'on appelera "l'autre nana" discutent un peu: cette dernière lui demande son prénom (ce à quoi il répond), combien de personnes les attendent de l'autre côté de l'île (ce à quoi il répond). C'est le bon moment, juge Michael, de lui demander combien de personnes ont survécu au crash de leur côté. 23 d'après elle. Du côté de Sawyer, il se voit adresser la parole par le géant. Pour lui demander, étonnant à souhait, "Are you all right?"... Regard étrange de Blondinet... Qui lui demande finalement ce qu'il en a à fiche. La brute a l'air un peu confuse, "J'ai dit que j'étais désolé vieux, c'était un malentendu" (dans quelques années ils en riront sûrement) Là dessus il y a Lucia qui les engueule comme quoi elle a dit qu'il était interdit de parler pendant l'excursion. Sympa la Lucia. "Ouais d'abord c'est lui qui me parlait d'abord m'dame sisi j'vous l'jure" rétorque Sawyer. En fait, elle faisait de sa chienne en faisant ce petit commentaire vu qu'ils sont arrivés à destination: elle écarte un tapis de verdure d'une paroi, frappe un code ultra secret (toc toc toc... toc toc toc), et une porte s'ouvre, grâce à un petit bonhomme d'une grosse cinquantaine d'années. Tintsiiin... Toute la petite troupe pénètre dans le sanctuaire de "ceux qu'étaient à l'arrière de l'avion", nous voyons un couloir sombre avec des tuyaux sur le mur éclairé par la lumière du dehors... L'endroit a l'air assez vaste, et nous pouvons voir sur un mur, furtivement, le logo de L'Initative Dharma, tiens tiens comme par hasard! Ils déboulent dans ce qui semble être la salle principale, une personne assise se lève à leur entrée. On constate à ce moment qu'ils ne sont franchement pas nombreux, en même temps que Michael, qui se tourne vers l'autre nana et s'interroge: "Je pensais que vous étiez 23?" Réponse laconique "Nous l'étions..."
Sun s'active à son petit jardinet, s'occupe des mauvaises herbes. Marie et son bébé, accompagnée de Shannon et Titoutou s'approchent d'elle, lui disent bonjour. Sun se retourne, tout sourire, lequel ne lui est pas rendu: elle sent à ce moment que quelque chose cloche. "Quel est le problème?" Marie explique alors qu'elle a trouvé quelque chose sur la plage, craché par les vagues. Elle en a parlé à Shannon, et elles se sont dit qu'il fallait qu'elle le sache... Shannon lui tend alors la bouteille remplie de messages.
Dans le bunker, John s'amuse avec un énorme fusil à lunette. Hurley débarque et lui demande pourquoi il a tout déballé à Charlie-le-junkie. "Parce qu'il l'a demandé, Hugo" "Ouais mais bon, on devait garder ça secret un temps, maintenant tout va changer, tout!" "Le changement est bon, Hugo." "Ah tu crois ça? Mais ça ne l'est pas, crois-moi! Devine qui est le méchant maintenant, celui qui refuse de donner un pot de beurre de caouhète à une jolie blonde et son petit bébé? C'est moi!" Bref, ça se chamaille un peu, Hurley veut abandonner son poste, il en a marre, il pète un câble. "Désolé, Hugo, pas moyen de démissionner ici..." "Bin ok alors..." sort-il, l'air plus décidé que jamais. Il se retrouve en train de marcher paisiblement dans la jungle, un sac à dos sur le dos, c'est plus pratique de cette manière. Il repère un arbre, s'accroupit devant, regarde à droite à gauche, et plonge les mains à la base de celui-ci. Il transpire à mort, extrait délicatement un paquet de tissu d'entre les racines, ouvre doucement un pan du tissu, puis l'autre... Et contemple les bâtons de dynamite entre ses mains.
Flash! "Fais attention!" "Dude, je le fais!" "Tu l'as?" "Oui, je l'ai!": Hurley et son pote, la nuit, sont apparemment en train de faire des choses pas très catholique. "Allons-y!" déclare son pote, lorsqu'il commence à courir sur le gazon d'un jardin vers la camionnette garée devant. Il ouvre la porte du van, pour y découvrir une collection de nains de jardin... Au milieu de laquelle ils balancent le dernier volé. Ils se mettent au volant, après avoir conclu qu'ils avaient assez de nains, pour se retrouver dans un autre jardin. Accroupis, ils disposent les nains d'une certaine manière, lorsque le pote d'hurley lève la tête pour contempler le chef-d'oeuvre: "This is Genius!" A ce moment, une porte de maison s'ouvre, et un pey en caleçon-chaussettes fait son apparition dans l'encadrement en criant "Hey!". Les deux compères se regardent et décident de prendre la poudre d'escampette! Coursé par le pey en caleçon, ils rentrent dans le van et démarrent en trombe. Le pey déboule sur la chaussée, on le voit enfin de près, il s'agit du boss du snack où ils travaillaient. Travelling vers le jardin, surplombant, où il est écrit en nains de jardin "Cluck You", je ne sais pas exactement ce que ça veut dire mais j'imagine que ça ne dois pas être franchement tendre...
S'ensuit une petite scène franchouillarde entre pote, genre le copain à Hurley criant "freeedddooooom" par la fenêtre du van. Hurley rigole. "Alors mon gros, que veux-tu encore faire ce soir, parce que notre journée de congé va bientôt toucher à sa fin, dans dix heures il va falloir commencer à s'activer pour retrouver du boulot..." Là Hurley ne rigole plus. "Mec, faut que tu me promettes quelque chose... Promet-moi que quoiqu'il arrive, nous ne changerons jamais. "Ca" ne changera jamais." "Mmmkay... Ah, je sais ce qu'il se passe, je sais pourquoi tu te comporte de manière si étrange ces derniers temps! Tu vas te faire faire liposucer c'est ça!?" "Listen Johnny (car il s'appelle Johnny, bon à savoir ça), I'm serious: promet-moi que toi et moi, on restera toujours les mêmes." "Ouais ouais, promis. Je peux t'emprunter deux dollars?" Là dessus, Hurley recommence à se marrer franchement. Un petit rire nerveux comme ça, comme si deux dollars ne représentait pas grand chose...
Un bout de tissu se fait écarter pour découvrir un bâton de dynamite. Hurley s'active à les mettre en état de service, en tirant un peu la langue pour bien montrer que c'est pas fastoche, quand Rose fait son apparition derrière lui, et lui demande ce qu'il chipote là. Il répond, très honnêtement, que c'est de la dynamite. A la question de savoir ce qu'il va en faire, il répond "Je suis désolé, mais je ne veux pas que ça se produise encore..."
Nouveau Flash, à l'extérieur d'une station service, le van de Hurley et Johnny y débarque. Un mini-attroupement est formé à l'entrée de la station, avec caméramen et photographes. "Pourquoi y a-t-il une équipe télé ici?" demande Johnny... "Mec, on devrait aller autre part" répond Hurley. Peut-être que quelqu'un s'est fait tirer dessus! se hasarde Johnny, la bave aux lèvres en imaginant le cadavre. Il sort du van, laissant Hurley derrière lui, et s'approche de l'attroupement. Hurley sort le ticket de Loto de sa poche et commence à le contempler...
"Pourquoi fais-tu ça chouchou?" demande Rose. "Tu vas blesser quelqu'un..." "Mais non, mais non, j'vais faire suuuper attention t'inquiète! Maintenant, tu veux bien partir s'teuplé?" Forte tête, Rose répond que nenni, Hurley l'a traînée de la plage jusqu'ici, elle aimerait donc savoir pourquoi il veut tout faire péter maintenant. "Ca va foutre la zizanie entre nous, voilà pourquoi!"
Retour sur le ticket de Loto tenu par Hurley, on entend en arrière-fond les commentaires de la petite troupe. Johnny l'interpelle, lui annonçant que quelqu'un a gagné au Loto.
"Laisse-moi te dire quelque chose Rose: tout allait parfaitement bien avant qu'on aie des chips, du beurre de cacaouhète ou du shampooing! Mais maintenant qu'on a ça, tout le monde va en vouloir! Charlie en veut, et il est pas content, il n'est pas content envers moi!"
Devant la station-service, l'employé écarquille les yeux, pointant le van du doigt. "That's the guy!" Johnny se retourne vers l'endroit pointé du doigt... L'employé se détache du troupeau, commence à trottiner vers le van en répétant "That's the guy!" Le petit troupeau commence à se précipiter vers le van, Johnny un peu perplexe commence à comprendre doucement ce qu'il se passe... Pendant qu'on voit l'équipe de journalistes assaillir Hurley de questions qu'on n'entend pas, on entend Hurley continuer son speech envers Rose: "Et moi, je serai au milieu de tout ce boxon! Et pis ce sera "Et nous? Pourquoi qu'on a pas eu de chips? Et pourquoi qu'on a pas eu de beurre de cahouète?" Et puis, ils deviendront vrraiiiment furieux en se disant que moi j'ai tout et eux rien! Et puis tous me haïront. Je ne sais que faire..." Rose a l'air touchée, ne sait que dire (la séquence bascule entre la scène entre Rose et Hurley, et la scène devant la station service...) Un barrage humain est maintenant fait entre le van et Johnny, on perçoit toute la symbolique que cette scène évoque... L'éloignement... C'est terriblement beau.
Retour sur la plage, le soleil se couche, on est entre chiens et loups. "Jaaaack, j'ai beau retourner le problème dans tous les sens, c'est la seule manière de faire!" annonce Hurley. "Okay, yeah, okay!". Sourire béat de Hugo. Petite musique réconfortante débutant sur le plan d'un pot de beurre de cahouète tenue par une main boudinée. Hugo s'avance au milieu des rescapés, arrive à la hauteur de Charlie, et lui donne le pot sans s'arrêter. Il le dépasse, et distribue tout plein de trucs à bouffer à tout le monde, sous l'oeil de Charlie, étonné, qui sourit. Scène-émotion, musique et tout, on voit tout le monde content, Shannon filant des bouts de ce qu'elle mange à Titoutou, tout le monde s'empiffre et est super hapi, c'est comme un barbecue familial. Charlie s'approche de Marie et lui refile le pot sous les yeux émerveillés de celle-ci, ils s'en foutent plein derrière la cravate, l'extase! Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, tout le monde il est heureux, ça fait plaisir à voir. Et tout le monde refile une bonne tape sur l'épaule de Hurley, Charlie le prend dans ses bras, ça fait aussi plaisir à voir.
Un peu plus loin, à l'écart sur la plage, Sun creuse un trou. Elle serre fort fort une dernière fois la bouteille contre son coeur, la place dans le trou, et le rebouche...
De l'autre côté de l'île, Mike, Jin et Sawyer observent les autres survivants qui discutent, attendent. Le petit vieux qui leur avait ouvert la porte s'approche d'eux. "Heu... S'cusez moi... L'endroit d'où... Heu... D'où vous venez... Est-ce qu'il y a une femme nommée Rose?" Quand il apprend qu'elle va bien, il laisse échapper la tension qui l'envahissait, commence à laisser couler quelques larmes de joie. "Ooooh merci... Je suis Bernard..." De l'autre côté de l'île, Rose fourre une barre de chocolat dans sa poche. Elle sourit... La suite au prochain épisode!
Lost, saison 2: épisode 3
Précédemment, dans Lost: "I'm Jack..." "I'm Desmond! See ya in another life, brother!" Woosh virement sous terre, où Jack inspecte les lieux, sa clé autour du cou (servant, je le rappelle, à ouvrir la mallette qui contient tous les joujoux pour faire panpan) pointe magnétiquement vers une paroi de l'endroit... Kate se tortille dans tous les sens pendant que John suit les directives de Desmond sur le terminal informatique: 4 8 15 16 23 42 Execute, "Just Push It!" "Kate? Locke!" crie alors Jack... "Move, and I kill him..." dit Desmond en pointant John de son arme...
"Rhalala" dit Mike en apercevant la côte de l'île un peu au loin... Lorsqu'ils accostent, Jin se précipite direct vers lui et Sawyer en criant des trucs en coréen. Les mains attachées dans le dos, comme ça c'est plus marrant. "Others! others!" finit-il par dire dans un moment plus ou moins lucide.
Petit fondu au noir, on commence donc un nouvel épisode! Nouvel épisode qui débute par Jin qui dit quelque chose en coréen, comme c'est pratique, blablabla puis un petit plan sur les "others"... Avec un immense black qui s'avance, menaçant, vers les trois compères... Tintiiintsssssin... Suspens, le géant commence à courir, Mike et Sawyer sont paniqués, ils ne se défendent pas, la brute leur envoie six coups de bâtons dans les dents et dans le ventre en guise de bienvenue sur l'île, Jin a aussi droit à sa ration comme ça tout le monde est content, tout le monde est dans les pommes. Là dessus les morts-vivants que nous avons entr'aperçus à la fin du dernier épisode les transportent gaiement en les traînant dans la forêt, limite ils nous chantent "eh oh, eh oh, on rentre du boulot" mais ils s'abstiennent. Ils finissent pas arriver à leur destination: un trou. Un trou recouvert, tout de même, par une grille de bois, bref: une prison en sous-sol, où chacun fini par atterrir, à grand renfort de "rhhaaa", de "ouuuugh" et de "whoooarrrhhh". Michael, dans un élan de lucidité, demande à plusieurs reprises "Où est mon fils? Où est mon fils?", mais bien évidemment il n'obtient aucune réponse.
Bang! Kate se replie un petit peu dans le conduit, histoire de ne pas se choper une balle perdue. "Do you want him to die?" Scène déjà vue... "This is what you was talking about Locke? Is this your destiny? All roads leads here..." lance Jack à John, dans un sursaut cynique. Occasion de:
Flash-back! Réunion dans une sorte de gymnase, une pièce de bal, enfin un grand truc inidentifiable autrement que par cette seule finalité: une douzaine de personnes réunies, assises en rond, au milieu de cette pièce, parlent de leurs problèmes. John Locke fait partie des convives, et il a l'air de s'ennuyer un tantinet. Une femme parle, raconte ses malheurs: sa mère lui a piqué 30 dollars pour s'acheter à boire, et qu'elle aimerait bien revoir ses 30 dollars... John rigole dans son coin, la modératrice lui demande ce qu'il en pense... Il lui répond comme ça que son père (qu'il n'avait jamais connu et qu'il a rencontré deux ans plus tôt) (de même que sa mère... c'était un orphelin) lui a "volé" un rein et qu'il aimerait bien aussi le récupérer pendant qu'il écoute cette bitch déblatérer son histoire de trente malheureux dollars. Evidemment, il s'emporte le bougre! Une histoire de rein ET une histoire familiale, contre une histoire de trente dollars, ça représente un sacré poids. L'histoire est la suivante: John Locke, orphelin, ne connsaissant pas ses parents biologiques, se fait dégotter par ces derniers deux ans plus tôt. Il se fait embobiner, tu es spécial mon p'tit John, on t'aime, tout le tralala, et hop, ton papa a besoin d'un rein on te prend le tien. Sympa hin? Là dessus on t'abandonne évidemment: on a plus besoin de toi! Enfin bref. A la sortie de la réunion, il commence à draguer, enfin la modératrice commence à draguer John... Le courant passe... Hellen... I'm John...
Retour en sous-sol, où ça se chamaille à propos de Kate, Jack veut savoir où elle se trouve! Là dessus on la voit déambuler nonchalamment dans les conduits d'aération à la recherche d'on ne sait quoi, lorsqu'elle tombe tout d'un coup sur une grille qu'elle démonte négligemment. Elle saute, et se retrouve à terre, dans une pièce inconnue. Coup de bol, elle atterrit près de la porte, qu'elle ouvre sans difficulté: mince alors, plein de flingues font leur apparition à la lumière qu'elle vient de dévoiler en ouvrant la porte! Elle en prend un ou deux, les charge avec des petites balles qui piquent, et s'avancent... elle commence à entendre la discussion houleuse qui se déroule à côté dont on entend notamment "Ouais j'baisse pas mon arme d'abord!" (de la part de Jack)... Tintintintintsssssssiiiiin paaaaf! elle file un grand coup de crosse dans la nuque à Desmond, lequel a le réflexe de tirer une cartouche mais heureusement pas visée dans la tête de John... Desmond s'effondre, inconscient. Jack se précipite dessus en lui criant de ne pas bouger tout en le menaçant de son arme, on ne sait jamais! Desmond relève la tête, la folie dans son regard... regard dirigé vers le terminal informatique... qui crache de la fumée par tous ses orifices... Mince alors! La balle perdue a trouvé l'ordinateur sur son chemin! "On va tous mourir..." déclare Desmond, pragmatique.
Générique, "Lost", traditionnel.
Desmond se démène comme un forcené en prétendant qu'il doit réparer l'ordinateur. Il explique, l'air goguenard, que si ce fucking terminal n'est pas réparé ils vont tous mourir: Jack s'en contre-fiche, il a l'air un peu sur les nerfs. En guise de preuve, Desmond lui demande de regarder le mur, en direction du Compte à rebour (qui en est à 97:00): si le pécé n'est pas réparé avant 00:00... (silence inquiétant) "Alors quoi, va s'passer quoi sinon?" demande Jack, perplexe. La réponse n'est pas très compréhensible, mais d'après la manière dont c'est dit, je l'interpréterai dans le sens "Tu as vraiment envie de le savoir?" Bon, ça va, il le lâche, et Desmond se précipite sur l'ordinateur. Ca a l'air d'être un expert, car après avoir cliqué plusieurs fois sur le bouton "on/off" sans aucun signe de vie, il étouffe un "bastard!". Un vrai pro des circuits imprimés apparemment. Jack, sur les nerfs toujours, lance un méchant "Eh tu veux ma photo?" à John Locke qui le fixe. Ce dernier répond que non, ça va merci bien.
Flash-back. John, assis sur une chaise à côté d'un lit, enfile ses chaussures. Une femme se réveille, se rend compte que la place à côté d'elle est vide... Sacré John, il emballe sec malgré sa calvitie naissante! Nous reconnaissons la modératrice de la réunion de groupe. "Tu vas acheter des clopes chouchou?" "Non non, rassures-toi, j'ai juste des problèmes pour roupiller dans un lit étranger... Non, ça n'a rien à voir avec toi, j't'aime beaucoup, promis juré craché, j't'appelle!" Travelling sur la Coccinnelle couleur bordeau de John, garée en face d'une maison de riche. Il se tape un café dans sa voiture, et voit dans le rétroviseur le garde privé de la maison rentrer dans l'enceinte du terrain. Là dessus, quelqu'un ouvre la portière et s'assied à côté de lui. "'Morning" dit le visiteur impromptu, ce à quoi John répond exactement la même chose. Bon, on a tout de suite compris vu la dégaine de l'homme: c'est son père, c'est troublant d'ailleurs à mon avis il a dû être papa très jeune! Là il commence à causer: "Bon, John, je sais que tu aimes à rouler dans mon quartier et te garer devant ma maison, mais bon hin ça commence à devenir saoûlant à la longue, alors bon, que veux-tu à la fin?" "Pourquoi?" "Pardon?" (Oui, John a l'air un peu nébuleux sur le moment...) "Why?" "Il n'y a pas de pourquoi... Tu avais besoin d'un père et j'avais besoin d'un rein. Et c'est ce qui s'est passé, faut que tu t'y fasses. Et ne reviens pas dans l'coin s'te plaît." Là dessus, il sort de la voiture... Quelques larmes bien compréhensibles de John...
Retour en sous-sol, Desmond court partout comme un petit fou à la recherche de quelque chose, à l'instar du chien à qui on aurait caché son jouet. Kate le garde en joue de son gros fusil, lorsque John lui propose son aide pour trouver ce qu'il cherche. "Can you fix the computer? (silence gêné de Locke) So you can't help me!". Coup de génie de Kate: elle prétend que Sayid pourrait réparer ce fucking pécé. "Je vais le chercher!" (on découvre à cette occasion qu'il y a une sortie dérobée à l'endroit, plus pratique que les 15 mètres d'escalade qu'elle aurait dû faire par là où ils sont rentrés) Desmond a trouvé à grand renfort de "Oh yeah" ce qu'il cherchait, un pot de confiture rempli de choses qui font "ting ting", pour peu on croirait que ce sont des vis, mais on ne sait pas. Jack lui prend le pot et lui demande des explications! Pas le temps coco faut que je bosse! Mais bon, on le sait, Jack c'est une vraie tête de mule, il veut en savoir un peu plus sur la manière dont il a atterri dans ce trou! "C'était il y a trois ans de cela... (Si je comprends bien) j'ai eu des petits problèmes mécaniques avec mon bateau, j'ai dû accoster sur cette île. Et puis Calvin (ou Kelvin?) est arrivé de la Jungle, m'a dit qu'il fallait le suivre et tout vite vite vite, alors je l'ai suivi, et il m'a entraîné avec lui dans ce trou, où il rentrait périodiquement les chiffres dans l'ordi, Execute, enfin bref c'est lui qui m'a tout enseigné! Et tout ça c'est pourquoi que je lui demande? "Juste pour sauver le monde" me répondait-il... Alors j'ai commencé à appuyer sur le bouton à mon tour... Et puis Kelvin est mort (oui, je crois que c'est Kelvin finalement...) et j'ai continué tout seul. Fin!" Bon, ok, Jack lui redonne son pot de confiotte.
Desmond commence alors à s'activer pour réparer le pécé, alors que le timer affiche 84:00. Jack se fout un peu de sa gueule à l'attention de John, comme quoi hin, pousser sur ce bouton sauve le monde? Laisse moi pouffer! Et Desmond lui propose alors, si il veut en savoir plus, de regarder le film. "Uh?" demande Jack, décidément au sommet de sa forme. Aaaahaaah, il y a un film, une sorte de manuel! Sur ses indications, John trouve une boîte de pellicule avec marqué dessus "Orientation". Tintintssssiiiin!
On va maintenant voir un peu ce qui se passe sur la plage. Hurley est en train de jouer à la baballe avec Titoutou, qui rapporte docilement ce qu'on lui jette. Comme Hurley en a un peu marre, il décide de porter secours à Sayid qui est en train de porter seul une malle et des sacs. Hurley lui confesse qu'il ne pensait pas passer la nuit! Car oui, le jour s'est levé, et "les autres" ne sont pas venus! "Sayiiiid!" C'est Kate, qui vient de la jungle en courant. "On a besoin de toi vieux!"
Travelling avant, surplombant la fosse dans laquelle sont enfermés Jin, Sawyer et Mike. Sawyer est en train de cuisiner Jin, lui demandant ce qu'il sait, qui ils sont, ce qu'ils lui ont fait... Malin le blondinet! "Qui sont-ils nondidoum???" Réponse de Jin, volubile: "Others..." Enfin bref, on peut pas en tirer grand chose du Coréen! Sawyer demande à Mike de lui faire la courte échelle pour tenter d'apercevoir quelque chose à l'extérieur. Jin comprend vite ce qu'ils veulent faire et prête main forte à Mike. Arrivé au sommet du trou, une grosse machette fend l'air entre les mailles de la grille de bois, manquant de peu d'égorger Sawyer, et tout le petit monde se retrouve par terre, au fond du trou. L'immense black ouvre alors la grille, et balance quelqu'un dans le trou. Une femme, plutôt bien roulée. Elle tombe, inconsciente. Que vont-ils lui faire? Tintintsssin...
John ouvre la boîte et y découvre un film. Jack met en place le projecteur. Ils causent un peu pendant ce temps là, John explique tout ce qui s'est passé: "Kate a été attachée, il a pointé son arme sur moi, me demandant des explications, et tu es plus ou moins arrivé à ce moment... Bon mais sinon t'inquiète pas copain Jack, je suis sûr qu'il va parvenir à réparer le terminal" Suit l'avis de Jack à ce propos, on l'attendait celui-là: "Mais sauver le monde en appuyant sur un bouton tout ça, c'est de la folie, c'est impossible!". Enfin bref, ces deux là sont pas vraiment d'accord, lorsque le film commence! Il commence, bien évidemment, par le titre: "The Dharma Initiative - 3 of 6 - Orientation" avec une petite musique d'ambiance. Apparaît alors le logo Dharma avec écrit dessous "Orientation - Station 3 - The Swan". Un scientifique nous souhaite la bienvenue. C'est un asiatique, les cheveux grisonnants, portant une blouse blanche, devant une table, dans un décor simpliste.
"Bienvenue, je suis le docteur Marvin Candle, et ceci est le film d'orientation de la Station 3. Dans un moment, je vais vous donner les instructions qui vont vous permettre, vous et votre partenaire, d'utiliser au mieux les fonctionnalités de votre Station. Mais d'abord, un peu d'histoire... "L'initiative Dharma" a été amorcée en 1970 par un pey et une mey candidats docteur à l'université du Michigan. Marchant dans certains sillons visionnaires comme "Bièfskinner"(terme technique?), ils ont imaginés un système de mise en commun de recherches scientifiques à grande échelle au travers de bases, où des scientifiques des quatres coins du monde pourraient mener à bien des recherches dans des domaines tels que la météorologie, la psychologie, la parapsychologie, la zoologie, l'électromagnétisme, et d'une manière générale la mise sur pied d'une société utopiste parfaite. Le projet a été rendu possible par un magnat richissime qui a permi de rendre les rêves de ces deux personnes réels. Vous et votre partenaire êtes situé dans la Station 3, ou "The Swan", et le serez pour les prochains 540 jours. La station 3 a été élaborée dans un premier temps en tant que laboratoire dans lequel les scientifiques pourraient étudier les ondes électromagnétiques exceptionnelles qui se manifestent dans ce secteur de l'île. Néanmoins, peu de temps après que les expériences aient commencés, il y a eu... Un incident... Et depuis ce jour, le protocole suivant a été effectué: toutes les 108 minutes, le bouton doit être poussé. A partir du moment où l'alarme retentit, vous aurez 4 minutes pour introduire le code dans l'ordinateur à votre disposition. Quand l'alarme sonne, vous ou votre partenaire devez introduire le code. Il est hautement recommandé que vous et votre partenaire établissiez un tour de rôle: de cette manière vous resterez le plus frais et attentif. Et surtout, lorsque l'alarme sonne, le code doit être introduit de manière complète et exacte. Et n'essayez pas d'utiliser l'ordinateur pour un autre...(le film saute un peu, c'est un vieux film!)... Félicitations, et jusqu'à ce que la relève vienne vous remplacer, le futur du projet est entre vos mains! Au nom des initiateurs du projet, du magnat richissime ayant permis tout ce bordel, et de l'"Initiative Dharma", Merci. Et... Bonne chance!" The End.
Jack regarde Locke, un peu perplexe... Ce dernier dit simplement "Nous allons avoir besoin de voir ça à nouveau!"
Flash. Un tout petit paquet cadeau enrubanné est posé dans l'assiette devant John. A la question de savoir c'que c'est, la réponse, pragmatique, de Hellen: "C'est un cadeau!, ça fait six mois qu'on couche ensemble alors j'me suis dit qu'il fallait fêter ça!" John est bien embêté car il n'a pas de cadeau en retour mais bon, pas grave! Il ouvre la boîte et y découvre... Une clé... Eh oui, Hellen a pensé que peut-être en avait-il marre de sonner à chaque fois, elle lui offre donc la clé de son appart. Mais c'est un double quand même, pas con la Hellen. Mais, car il y a un mais, il y a une condition... La méchante conspiratrice l'a suivi la nuit dernière jusqu'à la maison de son père. Elle veut qu'il arrête d'aller là bas! D'acc-o-d'acc répond John, en empochant la clé. Suit l'inévitable gros bizou.
John s'active à remettre le film au début pour pouvoir le regarder une fois de plus. Jack s'étonne de cette initiative, et déclare qu'il ne va pas regarder ce navet une fois de plus, il trouve que les cascades sont nulles et qu'il n'y a pas assez de nanas à poil. Il s'en va donc, un peu déçu de la séance.
Dans la prison sous terre, ça commence à discuter avec la nouvelle prisonnière fraîchement réveillée. Les trois compères ont eu la délicatesse de la laisser dormir un peu paisiblement... C'est elle qui pose la première question: "Qui êtes-vous?" Réponse traditionnelle, bien connue: on était dans un avion qui s'est craché, Sydney-L.A., 40 personnes nous attendent sur l'île. "Quoi? Le vol 815??" "Quoi? Vous étiez aussi dedans? Vous étiez à l'arrière?" Pas de réponse... "Mais comment..." "Chépas, chépas... j'me suis réveillée sous l'eau, j'ai nagé jusqu'à la surface... Et puis hier, Ils m'ont trouvé..." Septicisme de la part de Sawyer, qui a du mal à croire qu'elle ait survécu tout ce temps toute seule dans le coin... Mike lui demande des nouvelles de son fils, à tout hasard, mais elle ne sait rien à ce propos. On fait les présentations... Elle s'appelle Lucia. Blondinet lui dit que tout va aller pour le mieux, vu que la prochaine fois que la brute ouvre la grille de bois, il lui colle une bastos entre les deux yeux, tout en sortant, fier et arrogant, son beau joujou qui fait panpan. Total respect de la part de Lucia...
Desmond, un fer à souder à la main, trifouille les circuits imprimés du terminal. Jack, faisant les cent pas derrière lui, demande si il est en contact avec les responsables de tout ce foutoir. Non, bien sûr. Et comment qu'ça s'fait qu'il n'était pas au courant du crach de l'avion? Bin il pousse sur le bouton et il ne sort pas beaucoup en fait... 50:00... Là Jack commence à parler un peu plus sèchement, prétend qu'ils ont inscrit Quarantine sur l'écoutille pour être bien sûr que ce gland n'aurait pas l'idée de sortir, qu'ils lui ont demandé de pousser ce fucking bouton uniquement pour voir si il le ferait, comme quoi tout ceci ne serait qu'un "jeu d'esprit" (mind game), une expérience! Enfin bon, Desmond il n'en est pas si sûr que ça, grosso modo: "Et si...?". 49:00. Il referme le couvercle du terminal, dit une petite prière en faisant le signe de croix, et pousse sur On. Gerbe d'étincelles du boîtier, les plombs sautent les plongeant dans le noir, merdouille! Un générateur alternatif se met en marche, répendant une faible lumière jaunâtre... "Oh noooon"! De la fumée sort du pécé, ça semble mal barré pour cette pauvre machine. "C'est fini..." déclare Desmond... 48:00... Il court partout, dans toute les pièces, en remplissant un sac de trucs divers et variés, y compris des fioles de RX-1, visiblement il s'apprête à se barrer... John, qui est arrivé à ce moment, essaye de le retenir en lui faisant miroiter la possibilité que Sayid répare le pécé, mais bon, Desmond a l'air bel et bien décidé à déguerpir au plus vite!
Et paf, le voilà parti. "Rhalala mais que va-ton faire?" se risque John à Jack... "Rien, absolument rien, tout ceci n'est que fadaises et faribolles!" répond ce dernier... Mais John y croit, lui, et supplie Jack de rester avec lui lorsque ce dernier fait mine de partir. Il part tout de même, beau geste solidaire! "Jack..." 47:00... John ouvre le couvercle du terminal, y jette un petit coup d'oeil, fait valser la boîte à outils qui se trouvait à côté et commence à s'énerver tout seul comme un grand, par désespoir. "What am I suppose to dooooo???" hurle-t-il, seul.
John, dans la salle de bain, se passe de l'eau sur la figure. Il touche sa hanche, à l'endroit j'imagine où il avait l'habitude d'avoir un rein bien pratique à une époque... Il fait nuit, et se retrouve dans sa brave Coccinelle couleur bordeau, un café à la main, devant... La maison de son paternel, bien sûr! Hellen débarque, évidemment, et sans dire un mot lui fauche les clés sur le contact de la voiture, traverse la rue et balance le trousseau dans le jardin de la maison paternelle. "Mais pourquoi as-tu fait ça?" "Il ne va pas sortir de sa maison, John, parce qu'il n'en a rien à branler! Je sais pourquoi tu viens ici... Tu as peur! Tu as peur d'avancer, de passer à autre chose, avec moi! Va falloir choisir mon p'tit père: Lui ou Moi." "C'est pas aussi simple... Je ne peux pas... Je ne sais pas comment" "Personne ne sait... Mais tu n'es pas forcé d'être seul..." (elle lui tend une main... Il hésite, puis s'en empare et la serre très très très fort dans ses bras musclés et virils...)
"Jack? Jack?" appelle Kate. Elle déboule dans la salle du terminal, et lâche un "John..." un peu déçue de ne pas trouver son namoureux. Elle est suivie par Sayid et Hurley. Quand Kate lui demande où est passé son flirt, John lui répond qu'il est parti, et demande aussitôt après l'aide de Sayid pour réparer la machine à sauver le monde. 24:00... Kate et Hurley sont chargé de rétablir le courant, en suivant les indications hurlées de Sayid. Hurley-le-veinard trouve la remise à bouffe... "Whoaaaa"...
Dans le trou, Sawyer se prépare à passer à l'action. Son plan est machiavélique: quelqu'un crie en prétendant être malade pour attirer la brute, il s'occupera du reste... Lucia pose plein de question à propos du flingue, de sa provenance, la manière dont Blondinet l'a eu, pour quelle raison il ne s'en est pas servi AVANT d'être dans le trou, tout ça... Quand tout à coup, comme on pouvait s'y attendre depuis le début, elle fauche le flingue qui était dans le futal de blondinet et lui décoche en même temps une grosse mandale bien dans la face. Elle braque les trois compères, sûre d'elle, et appelle la brute... Qui la remonte bien gentiment. C'était trop claaaaair! Ils se sont fait avoir comme des gros naïfs...
Desmond cavale dans la jungle, et se rétame la tronche sur une grosse racine, à l'instar de Shannon dans le premier épisode, décidément les racines sont partout. Il se relève et s'apprête à reprendre sa cavale quand un "Stop!" de la part de Jack, le pointant avec une arme, le stoppe net. Desmond croit qu'il veut des infos sur ce qu'il doit faire, alors il lui explique la marche à suivre si jamais ils parviennent à réparer l'ordinateur. Après avoir répété deux fois les chiffres maudits rapidement, Jack lui dit de la fermer en prétendant qu'il ne va rien se passer du tout! "Eh bin dans moins de cinquante minutes on verra si tu as complètement raison ou complètement tort, brother! Tu veux me tuer? Bin tue moi!" "Arrête! Tu ne sais même pas de quoi tu t'enfuis!". Là, Desmond se relève lentement... "Je me souviens de toi! Courant... Je te connais, je t'ai déjà rencontré! Alors vieux comment va?" Jack reste méfiant, lui dit de s'arrêter lorsqu'il commence à s'avancer vers lui. Desmond commence à parler de leur rencontre, au fur et à mesure des souvenirs qui lui reviennent... "Il y avait cette femme... Comment s'appelait-elle déjà... Tu disais que tu ne pouvais la réparer, comment ça s'est terminé cette histoire?" Quand Jack répond plusieurs fois d'affilée que ça n'a pas d'importance, il finit par hurler "je l'ai épouséééé!". Il baisse son arme, se retourne, bouleversé. "See ya in another life, yeah?" Jack le laisse finalement partir...
Retour en sous-sol. 05:00, comme le temps file vite quand on s'amuse comme des petits fous! Kate réussit finalement à rétablir le courant. Bip! Bip! Bip! 3:59, 3:58, 3:57... Bon Sayid commence enfin à s'activer, et il appuye finalement sur On... Curseur vert, il a réussi le bougre! "Et maintenant quoi?" demande Kate. John explique qu'il faut entrer un code et appuyer sur Execute, Hurley se retourne, légèrement inquiet et demande quel est le code... John commence: "4... 8..." "Attends une minute demande Hurley... "15... 16..." "Dude, seriously, stop!" "C'est pas l'moment mon gros!" "Oh j'crois bien que si!!! Qu'est ce qu'on sait à propos de ce truc, on sait même pas ce que ça va faire!" "23... 32..." "Tu sais quoi, dude? Continue..." Une voix se fait entendre... "Ce n'est pas 32, dit Jack... C'est 42...". Hurley pousse un grand soupir... 2:14... John corrige le dernier chiffre, met le doigt au dessus de Execute, hésite... "Jack, c'est à toi de le faire..." "Hin? Non mais tu rigoles ou quoi?" 1:40... Petite discussion, engueulade... 1:02... le bip bip est remplacé par une sirène stridente... Kate le pousse un peu en lui disant qu'il faudrait peut être qu'il le fasse tout de même hin... Tintsssinnn, suspens... "I can't do this alone, Jack... I don't want to..." miaule John. 00:27, 00:26... Jack se met devant le clavier... 00:08, 00:07, 00:06... Il presse le bouton... tchicatchicatchic 108:00... "I take the first shift" annonce John. Il prend donc le premier tour... Jack s'en va, un peu perturbé... Fin de l'épisode!
Lost, saison 2: épisode 2
Précédemment, dans Lost: grand départ du radeau, tout le monde se dit au revoir, tout le monde se fait des bizoux, dans l'allégresse générale Mike, Sawyer, Walt et Jin partent le vent en poupe vers de nouvelles aventures. Lorsqu'il fait tout noir, le radar montre enfin des signes de vie en faisant bip bip lorsqu'un petit point vert clignote dessus. "Faut envoyer la fusée les copains!" avance Sawyer. Allez hop, on attire les méchants qui prennent Walter et font exploser l'esquif. Pas de pot tout de même.
L'écoutille explose, on y voit que dalle dans le trou, enfin ça on a vu la dernière fois...
C'est partiii! Sawyer émerge et reprend son souffle avec pour arrière-fond les grands "Waaaaalt" rauques de Michael. Les flammes sont partout, ils sont tout mouillé, et je suis persuadé qu'il doit faire frisquet tout de même. Sawyer et Michael parviennent à grimper sur un bout de bois qui flottait négligemment près d'eux, reste du bateau, enfin c'est surtout Sawyer qui parvient à hisser Mike, inconscient, sur le radeau. Mais mais mais, voilà qui est fâcheux, Michael ne respire plus des masses! "Miiiiike" crie Sawyer, d'ailleurs, comme pour le réveiller. Il commence à le frapper de manière désordonnée à la poitrine, sûrement une technique révolutionnaire de secourisme de survie.
Bon, Kate vient de tomber dans le trou, et John Locke hurle au dessus de ce dernier (le trou): "Kaaate". C'est un épisode dans lequel on hurle beaucoup de prénoms, comme tu pourra le constater par la suite. Il rattache un peu le câble à la va-vite et se prépare à descendre.
"générique", Lost, habituel.
Sawyer finit par se rendre compte que sa technique révolutionnaire n'est pas vraiment au point, donc il change de tactique. Massage cardiaque et bouche-à-bouche, on revient aux bonnes vieilles méthodes traditionnelles. Miachel finit par lui cracher plein d'eau à la figure, en signe de reconnaissance. Réveillé, il recommence à demander après son fils, il a les idées fixes au moins.
Flash Back!
Rendez-vous entre Michael et un avocat. On a quelques explications sur sa situation, déjà connue: Susan, avec qui il n'est pas marié, a un boulot à Rome et veut y emmener le gamin. Elle veut qu'il renonce à son statut de père pour que son boyfriend puisse adopter Walter, on nage en plein délire là, c'est dreamland! L'ennui c'est que Michael ne veut pas évidemment! Mais bon, pas con l'avocat, si je comprends bien c'est un avocat prodéo, donc gratos: si Michael vient le voir, c'est que c'est tout ce qu'il peut se payer... Or, la procédure qu'il y a à engager, elle coûte bonbon! "Êtes-vous sûr de vouloir faire ça?" s'empresse de demander l'avocat. "Ils ne m'enlèveront pas mon fils"... Wooooosh!
"Waaaaalt! Waaaaaalt!" Superbe transition n'est-il pas?, retour sur le bout de radeau qui a réchappé à l'explosion du navire. Mike est sur les nerfs, évidemment, et évidemment il commence à s'engueuler avec Sawyer, ce dernier pensant qu'il faudrait bien qu'il conserve son énergie en évitant de gueuler comme un porc...
Retour dans le trou, où John atterrit sans dommages. "Kate?" sussurre-t-il... doucement il s'avance... Il enlève ses pompes pour faire moins de bruit (enfin j'imagine)... Il se risque dans l'appart'... Au détour d'un mur, ah bin qui voilà, il y a Kate qui gémit par terre, on dirait qu'elle se réveille des pommes dans lesquelles elle était tombée. Bin oui, forcément, Desmond est derrière John et le vise avec une arme! Evidemment! "Are you him?" demande Desmond, autrement dit "Es-tu lui?", question à laquelle énormément de réponses peuvent se rapporter tant elle est précise au micropoil! Il répète la question parce que John n'a pas l'air d'avoir bien compris l'astuce...
Sur le radeau, c'est maintenant Sawyer qui s'époumonne, en hurlant "Jiiiin! Jiiiin!" Mike se fout de sa poire, comme quoi il croyait qu'il fallait économiser son énergie. Hin hin hin. Etant tout deux de personnalité et d'esprit fort, ils commencent à s'engueuler à propos de la responsabilité de l'incident, Mike prétend que c'est de la faute au blondinet, comme quoi c'est lui qui voulait faire péter la fusée! Quand Michael le somme de quitter le radeau, un bruit se fait entendre sous ce dernier... "Kesskess'est kssa encore?" s'étonnent-ils à l'unisson. Nouveau bruit, il y a quelque chose qui frappe le radeau du dessous! Et ce n'est sûrement pas Flipper le Dauphin!
Un gros truc qui fait floutch floutch dans l'eau, suivit de la conclusion de Sawyer: "It's only a shark..." Hin? quoi? Seulement? Michael flippe un peu, et rejette une fois de plus la responsabilité sur Blondinet: oui bon pas étonnant hin vu que tu pisses le sang de l'épaule! (il s'était fait tirer dessus par les méssants) "Oui bin hin, j'y peux rien d'abord" répond en substance Sawyer... Et pourquoi tu me dis pas merci d'abord? rajoute-til. Enfin bref, ça s'emballe, super bons arguments, et Sawyer décide que bon , je vais pas moisir ici avec toi vu que tu veux que je me casse. Donc il plonge faire trempette avec son copain le requin, floutch floutch il nage jusqu'à un autre reste du bateau et y grimpe sans problème (si ce n'est ceux posé par la balle dans son épaule...)
Flash: réunion entre les deux parties. Michael et son avocat face à Susan et son avocat. Ce dernier (en fait, cette dernière) demande plein de trucs gênants à Mike, elle l'enfonce, il s'énerve... Genre "Savez-vous les premiers mots de votre fils? Sa nourriture préférée?" et compagnie... Choses à laquelle il ne peut répondre! Tout ce qu'il a à dire c'est "Je suis son père"...
Et voilà nos deux zigotos sur deux bouts de bois différents. Sawyer se prépare à extraire la balle de son épaule à mains nues, Mike le traite de fou quand il se rend compte de ce qu'il va faire... Comme ce dernier n'a pas de meilleure idée, Sawyer va l'faire hin! Et pas de dégonfle! "AAaaaaargg! Ouuuuich! Wooooaaaaah!" Félicitations monsieur, c'est un beau garçon de neuf millimètres! Père indigne, il balance la balle à la flotte, de rage. Soulagé d'un poids, il s'effondre pour roupiller un peu, ou pour s'évanouir un peu, au choix.
"Alors, es-tu lui?" La question est pourtant on ne peut plus claire! "Oui, je le suis", répond Locke, rusé comme un renard à l'affût. Desmond a l'air content, il sourit, il n'arrive pas à le croire. "Et elle alors, qui c'est?" Demande-t-il alors... "Elle est avec moi...". Houla fallait pas dire ça! "Vous n'êtes pas lui! Vous avez un couteau d'abord!" Locke s'en empare lentement, et le fait tomber, en gage de sympathie.
C'est pas le tout mais Desmond aimerait bien savoir qui ils sont quand même. Kate lui dit qu'ils sont les survivants d'un crash d'avion, il y a 44 jours. Là dessus ils décident d'aller faire un petit tour pour se dégourdir les jambes: "Move" commande Despond, au sommet de son autorité derrière son flingue. Ils passent à côté d'un mur qui lui sert de calendrier, recouvert de ces marques de Crusoé, 4 petites barres verticales, une horizontale, on compte les jours par paquet de 5, le mur en est recouvert...
Desmond arrive là où il voulait aller, c'est à dire à la réserve de cordage: il en file un bout à Kate pour qu'elle attache Locke. "Eh attends voir, tu vas attacher la mauvaise personne: moi chuis pas dangereux je travaille dans une fabrique de boîtes en carton, mais elle c'est une fugitive folle furieuse!" Bon, il lui en faut pas plus, il change d'avis et demande à Locke de l'attacher... "Mais kess tu fous?" lui chuchote-t-elle à l'oreille? Il considère que c'est mieux comme ça pour tout les deux... En lui refilant un bon gros canif qu'il lui cale dans la culotte! Sacré Locke va, toujours une corde de plus à son arc! Là dessus ils l'enferment dans une pièce...
Bon, retour au campement, Jack fait quelques paquets et s'en va direction l'écoutille. On surprend un bout de conversation entre Charlie-le-drogué, qui essaye d'être drôlé, et Claire, qui souligne le fait que Charlie essaye d'être drôle. Elle farfouille un peu dans le sac de son baby-sitter et trouve... Une statuette de la Vierge Marie... "Oh? Ca? Je l'ai trouvé dans la jungle... Eh fais gaffe avec! Heu... Fais gaffe quoi, c'est la Vierge, elle est sainte!" Tintintsinnnnnn, on sait très bien, nous, ce qu'il y a dans cette statuette!
"Ce n'était pas la fusée... Hey, j'ai dit que ce n'était pas la fusée!" prétend Sawyer. Il se lance dans une explication hasardeuse comme quoi un bateau comme celui qui les a abordé (vu que Mike n'y connait que dalle en bateau apparemment) n'a pas été conçu pour voguer sur les vastes océans, et que donc il devait avoir son port d'attache pas bien loin... Genre sur l'île... Ils venaient pour l'enfant, et ils l'ont pris... D'après Sawyer, ils ont trouvé leur bateau parce qu'ils les cherchaient, qu'ils cherchaient l'enfant! C'est d't'a faute Mike d'abord! Ils s'engueulent encore un peu et Mike se décide à asperger Sawyer avec un grand bâton frappé dans l'eau, ce sont de grands enfants finalement. Sawyer panique "hihihi pas de l'eau j'vais être tout mouillééééé" et son radeau commence à céder, tous les bouts de bois qui étaient noués ensemble commencent à se faire la malle... Mince alors. Plan suspens sous l'eau, où on voit Sawyer en contre-plongée qui gigote vers le radeau de Mike. Il grimpe dessus... Essaye de dire quelque chose, mais Michael le casse méchamment, il est en pétard...
Flash! Mike et Susan, ensemble, seuls, dans la pièce de réunion qu'on a vu précédemment. Bon, elle fait profil bas, elle pense qu'il va gagner et l'empêcher de quitter le pays avec Walter. Mais bon hin, elle voudrait savoir pourquoi il fait tout ça! "C'est mon fils!" rétorque-t-il. "Depuis quand?" demande-t-elle du tac au tac! Enfin bon ça se chamaille un tantinet, mais elle mène clairement la discussion, on sent qu'il commence à craquer, elle avance les bons arguments... "Walter est sous ma responsabilité aussi!" Et là, la phrase qui tue: "Bin laisse le partir alors... Parce que ce n'est pas à propos de moi, ce n'est pas à propos de toi, c'est à propos de lui qu'on parle là..." Petit coup de piano...
Kate se tortille dans tous les sens, et parvient à couper ses liens avec le canif de John. Inconsciente, elle allume la lumière pour y voir plus clair, essaye d'ouvrir la porte mais n'y parvient pas... Se retourne... Et se rend compte qu'elle est dans la réserve à victuailles, remplie de bouffe diverse et variée. Un petit coup d'oeil en l'air lui fait voir immédiatement une grille d'aération... Trop haut, elle empile deux caisse et tombe sur... Des barres chocolatée! Miam miam! Elle s'en ouvre une... Hmmmmm du chocoooo! Elle en fourre six dans ses poches et entame l'escalade. Défait la grille d'aération, et grimpe dans les conduits...
Du côté des deux hommes, ça cause. John est en train de raconter l'histoire, on les surprend au moment où il explique que le pilote leur a dit qu'ils avaient déviés de leur trajectoire, suffisamment pour ne pas espérer qu'une équipe de recherche les trouvent. John lui demande son nom, question à laquelle il répond 'Casimir'... Heu non, "Desmond" plutôt, hin hin nous on le savait déjà! "Desmond, I'm John...". Maintenant que John a un côté sympathique il se dit que c'est le bon moment pour l'embobiner et lui demander de poser son arme. Ce à quoi Desmond refuse tout de go! Locke lui dit ensuite qu'ils sont 43, mais que 4 sont partis ce matin à bord d'un radeau. Ce à quoi Desmond répond d'une manière cynique et hautaine "pffff, un radeau?" Et lui demande ensuite la question qui fait peur: "Combien d'entre vous sont tombés malade?" Ce serait pour ça qu'il est marqué "Quarantine" là-haut, demande John? Répond! Aucun...
Bip. Bip. Bip. Bip. Desmond pousse John jusqu'au terminal informatique. Après lui avoir demandé si il savait s'en servir, ce à quoi il a bien évidemment eu une réponse positive, il cale John devant l'écran et lui donne ses instructions. 4 8 15 16 23 42 et Execute. John hésite... Il va se passer quoi? Just push it!!! Et il le fait le bougre... Un petit système de chiffres mécaniques comme dans les vieux réveils se met en branle et s'arrête à 108:00. A comprendre: 108 minutes.
Là dessus, on entend au loin "Kate? Locke!" Ah ça, ça doit être copain Jack, déclare Locke... Ils bougent de nouveau, et Desmond va à son petit appareil pour voir tous les recoins de son somptueux palace grâce au système de miroirs pivotants... Je te voiiiiis! Qui est-il? demande-t-il à John. C'est Copain Jack, un toubib. Je suis un peu surpris de le voir ici! "Ton "docteur" a un flingue, brother!" Là dessus il nous met la musique des seventies, bien à fond...
Kate voit Jack depuis sa grille d'aération, elle crie "Jaack! Jaaack!" Mais avec la musique il est devenu sourd comme un pot et ne l'entend pas de cette oreille. Il s'approche du terminal informatique... et John lui dit "I wouldn't do that Jack". On voit la scène depuis le conduit d'aération dans lequel se trouve Kate. Nous revoyons la scène vue la semaine dernière, à part un petit détail: lorsque Desmond tire en l'air pour montrer qu'il ne plaisante pas, il touche... la grille d'aération derrière laquelle Kate est cachée! Bon, heureusement, elle n'a rien, elle a évité la balle comme Néo, on se demande bien comment, mais elle est sauve. Là dessus elle se dit que ça sent un peu le roussi et elle se retire sur la pointe des genoux... Le mot de fin du dernier épisode est lâché: "You?"
Sawyer a repéré quelque chose. Il commence à pagayer avec la main vers ce qui semble être un flotteur du bateau qu'ils avaient fait, apparemment c'est important vu qu'il tient absolument à le rejoindre. Bon, il gigote encore trop et il parvient encore à tout péter, il se retrouve une fois de plus à l'eau... Michael, on se demande bien comment, est sur une partie qui tient encore, il est au sec. "bon, j'y vais, je vais chercher ce truc!" Vision flippante sous l'eau, où on voit une fois de plus en contre-plongée Sawyer qui barbote joyeusement dans la flotte. Il refile quand même le flingue à Mike, lui demandant de le couvrir au kazou un gros poiscaille viendrait lui mordiller l'arrière-train. Et c'est partiii!
Hohoooo, une nageoire juste derrière Sawyer! Mike ne panique pas, lève l'arme, vise et... click! Mince le cran de sûreté! Il l'enlève, et Bang bang bang bang bang! cinq coups dans les dents! Il baisse l'arme... Silence total... "Heuuu... Sawyer?" "Saaaawyer!!!" Il commence à pagayer avec sa main vers le flotteur, rien... Il arrive au flotteur et... Sawyer bondit derrière comme un diablotin hors de sa boîte à grand renfort d'un immense "Hhhhrraaaan!" Ils grimpent tous les deux sur le flotteur, c'est vrai que ça a l'air plus solide finalement, ils ont le coup d'oeil!
Flash... Dernière rencontre du papa avec fiston avant le grand départ pour Rome. Dans un parc public, avec Susan également. En réalité, vu la manière dont il réagit, ce serait p't'être même bien la première fois qu'ils se voient. "Hi Walt! I'm... Hemm... I'm..."
Heureusement, pour rompre cette glace gênante, il a apporté un gros nounours. Petit discour paternel, peu importe où tu iras, ton papa t'aimera vraiment vraiment beaucoup, c'est très très beau. Bye. Susan et Walter se retournent, s'en vont, petites larmes ravalées de la part de Michael...
Le jour se lève sur le radeau. Sawyer se réveille, Mike est en larmes... "Ca va Mike?" "C'était ma faute... Je n'aurais pas dû le mettre sur le bateau... Je vais le récupérer! Je vais récupérer mon fils!!!" Sawyer tourne la tête... Et découvre qu'ils sont à 1km de la côte de l'île, tout au plus... "We're Home"
Ils accostent donc sur la côte. Dès qu'ils ont mis genoux à terre, ils entendent crier... en coréen! Jin se précipite sur eux en criant des choses incompréhensibles, les mains attachées dans le dos. Ils se plante la gueule, continue à paniquer et on comprend enfin un mot: "others! others!" il se calme, fixe enfin son regard sur quelque chose, au loin, et lâche une fois de plus, plus calme "others..." Les deux se tournent dans la direction qu'il fixe...
Et voient cinq silouhettes, en contre-jour, armés de bâtons, de machettes, de fourchettes, de p'tites choses qui piquent; qui s'avancent, menaçantes, vers eux...
Lost, saison 2: épisode 1.
Précédemment, dans Lost: La petite française fait flipper tout le monde en parlant des "autres", qui d'ailleurs ont allumé un feu de camp à l'autre bout de l'île, feu dont on voit la fumée au loin. Nous n'avons que trois possibilités, s'avance-t-elle: Courrir, se cacher, ou mourir... Taper la causette avec les autres autour d'un pichet de pastis n'est apparemment pas envisageable.
Jack, décidément jamais à court d'idées, décide d'aller chercher quelques bâtons de dynamite dans la jungle afin d'ouvrir la mystérieuse écoutille découverte par Locke, afin d'y faire rentrer toute sa petite famille de fortune et de s'y cacher.
Au moment de faire péter tout le bazar, Hurley commence à hurley (ceci est un bon mot) que non, ils ne doivent faire ça, stop stop c'est pas le bon plan les amis. Il venait de voir les chiffres damnés inscrits sur le métal...
Qu'à cela ne tienne se dit Locke, je fais quand même péter l'truc.
Bip bip bip curieux. Un homme se réveille à cause de ces bruits incessants. Un curseur informatique vert clignote. L'homme se lève de son lit superposé de colonie de vacances, se cale devant son pc, tape quelque chose au clavier, appuie sur "Execute", et les bips s'arrêtent net. Il peut désormais s'activer à sa vie bien calibrée de célibataire endurci: il se met un disque, fait la petite vaisselle de la veille, un peu de vélo d'abdos et de tractions pour garder la pêche au top du top, file sous la douche, fait une petite machine de linge sale, se prépare un bon milk shake énergisant.
Il sort alors une petite fiole de "Rx-1" d'une armoire bourrée à craquer de ces mêmes fioles, la place dans un pistolet spécial, et se fait une injection dans le bras. Sur ce, grand bruit, l'aiguille du tourne-disque saute, c'est vraiment pas le moment! Un peu de poussière tombe du plafond du salon... Etrange... Inhabituel, on le sent bien... Musique stressante, il range le pistolet médical dans l'armoire, se précipite sur une chemise et met ses chaussures. De belles boots de randonnées, on se demande bien pourquoi vu qu'il a l'air un peu casanier. Il ouvre la porte d'une pièce gardée par un mécanisme de coffre-fort, on comprend mieux pourquoi lorsqu'on voit que la pièce est remplie d'armes à feu. C'est pas un rigolo le mec.
Il en prend deux trois, visiblement ses p'tits préférés tant le choix a été facile à faire, et décide de couper le courant de l'appartement. Plus de lumière, il se poste devant ce qui semble être un objectif de vision de nuit, quand je disais que ce n'était pas un rigolo... Par un habile système de miroirs commandés à distance, il a une vue de toutes les pièces de l'endroit où il se trouve. Il s'intéresse particulièrement à l'endroit d'où a semblé provenir le bruit et, par un petit travelling montant, on se rend compte qu'il se trouve en fait... sous l'écoutille que John, Jack et Hurley viennent de faire sauter. Nous voyons les deux premiers un peu perplexe devant ce trou noir qu'ils viennent de mettre à jour...
Mini-générique, où on voit "Lost" écrit tout simplement...
Retour dans la jungle. Hurley répète les chiffres maudits. Kate lui demande si ça va, parce qu'il a l'air de flipper quand même un peu. Oui, parce que Kate est là aussi, elle allait pas louper la méga fête quand même! Jack se rend compte que vu le trou qui s'offre à eux, et surtout sa profondeur, ils n'auront jamais le temps de faire descendre tout le monde. Apparemment, il y a un ultimatum précis quant à la menace, ou bien c'est lui qui dramatise un peu trop les choses. Quoiqu'il en soit il a l'air visiblement déçu de trouver un bête trou à la place de l'hôtel cinq étoiles qu'il avait envie de voir sous l'écoutille. Locke, malin comme un singe, jette une pierre dans le trou. A vue de nez, pas plus de 15 mètres de profondeur.
Là ça commence à se chamailler. Jack veut retourner prévenir les autres de la situation, John se dit qu'il n'a pas fait tout ça pour rien et qu'il irait bien jeter un oeil au fond du trou histoire de satisfaire sa curiosité. Jack, en bon meneur, arrive à se faire entendre, et propose que bon, pour ce soir, terminé, on rentre aux cavernes avec tout le monde, on verra ce qu'on fera demain. D'acc-o-d'acc Jack. Si ce n'est la petite question qui tue: "Mais pourquoi ne veux-tu pas descendre dans ce trou, Jack?"
Sur ce, il est grand temps de passer à un petit flash-back.
Salle des urgences, une femme avec un énorme bout de métal dans la poitrine se fait transporter dans un brancard, il y a vraiment de ces feignasses de nos jours. Jack est chargé de la remettre sur pieds. C'était la conductrice d'une voiture victime d'un accident de la route, le conducteur qui était dans l'autre voiture arrive quelques instants plus tard, mais ce n'est pas Jack qui s'en occupe, il n'a que deux mains après tout. S'ensuit une bonne scène médicale de derrière les fagots, on connaît le topo. On y apprend que cette pauvre choute doit aller danser à son mariage... On verra cocotte, on verra...
Re-retour dans la jungle, du côté de la petite troupe cette fois. On surprend la conversation entre trois peys et Charlie-le-junkie, qui rassure tout le monde: les autres n'existent pas, le feu a été allumé par la Française, personne ne nous veut du mal, personne ne va venir... Là dessus, grosse panique: Shannon-la-garce a paumé Vincent, le toutou. Personne ne l'ayant vu, elle décide d'aller à sa recherche dans la jungle, Sayid la suit en grand gentleman défenseur des opprimés. John, Kate, Hurley et Jack sont toujours près de l'écoutille: ils font toujours causette. Hurley est un petit peu mécontent que les autres n'aient pas écoutés ses mises en garde et aient fait quand même exploser la porte. Bref. L'important pour l'instant c'est que Kate a trouvé quelque chose...
Eh les mecs, vous feriez bien de venir voir ça... Sur l'écoutille qu'ils viennent de faire sauter, sur la face intérieure (car c'est écrit tellement gros que si ça avait été sur la face extérieure ils l'auraient certainement vu avant de la faire sauter), il est écrit "QUARANTINE". On ne sait pas pourquoi, mais on sent bien que ça peut pas être totalement bon, une sorte de pressentiment...
Shannon et Sayid se retrouvent donc à chercher Titoutou. Ils en profitent pour taper le bout de gras, mais ne disent pas vraiment de trucs importants, juste que garder ce fucking dog était la seule mission qu'elle avait, et elle n'avait pas vraiment envie de foirer ça. Et elle n'a pas dormi depuis un bail aussi, enfin rien de bien méchant. Woof woof! Ah te voilà, Titoutou! Shannon, fais le tour par derrière au cas où il essaierait de se faire la malle, on sait jamais. Evidemment, Titoutou se fait la malle, ils ne sont pas très dégourdis ces deux-là. Locke aurait dû refiler son super sifflet à Shannon depuis le jour où Walter est parti en bateau, ça aurait épargné bien des soucis je trouve! Sayid se lance à la poursuite de Titoutou, pendant que Shannon hurle "Sayiiid!", on se demande bien pourquoi. Elle commence à courir aussi... Et se retrouve toute seule dans la forêt, comme c'est surprenant!
Elle se viande la gueule sur une racine et regarde autour d'elle, seule, paniquée. Elle entend des murmures flippants... Après quarante tours de tête, elle tombe sur... Walter! Dégoulinant, trempé, on dirait qu'il vient de sortir de la piscine tout habillé, il met un doigt devant la bouche et fait "shhhht". Question bien légitime de Shannon: "Walter? Qu'est ce que tu fais là?" Il murmure alors quelque chose d'incompréhensible, du moins je n'ai pas compris ce qu'il a dit à ce moment là. J'espère que c'était voulu. Là dessus Sayid débarque en criant "Shannon!", derrière elle, cette dernière tourne la tête dans sa direction. Evidemment, Walter en a profité pour déguerpir...
Du côté de notre quatres compères, ils se sont décidé à rentrer au camp. Ils rentrent deux par deux, John et Kate, suivis de Jack et Hurley, chaque couple taillant un peu causette sur le chemin du retour. John et Kate discutent sur les intentions de Locke, savoir pourquoi il veut descendre à tout prix dans ce trou. Soit disant qu'il n'a pas fait tout ça pour rien, et que maintenant que le mal est fait hin... Jack demande de son côté des précisions à Hurley sur les chiffres. Quand ce dernier feint d'ignorer ce dont il veut parler, Jack lui rappelle qu'il a hurlé "The numbers are bad" avant qu'ils ne fassent sauter l'écoutille. Dos au mur, Hurley raconte son histoire fabuleuse... Jack a l'air un peu perplexe à l'écoute de son histoire, ne trouve pas ses mots, ne dit pas qu'il le croit, mais ne dit pas qu'il ne le croit pas non plus... Que dire? Hurley lui dit qu'il est trop nul en ce qui concerne la partie "rassurer le patient en lui parlant de manière optimiste". Occasion de Flash-back.
La madame qui avait un bout de métal dans le torse se réveille, entubée de partout (sans connotation péjorative). "essayez de vous relaxer madame" "Qu'est-il arrivé au conducteur de l'autre voiture?" "Il est mort". Cash, comme ça. "Je ne sens rien" (c'est-à-dire: je ne sens plus mon corps) "Je sais". Laconique, le Jack. Il lui dévoile l'état dans lequel elle est, très abruptement, à savoir sa colonne vertébrale est bonne pour la casse, en terminant par la conclusion suivante: la recouvrance de sensations ou de mobilité, même partielle, est "extrêmement improbable". Là dessus, son père le prend en apparté, et l'engueule un peu comme quoi un médecin est supposé laisser de l'espoir à son patient, même si les chances sont pas plus grandes qu'un petit pourcent... Forte tête le Jack, il rétorque, ce à quoi son paternel rétorque à son tour, et ce dernier obtient le dernier mot... Joyeuse ambiance familiale que voilà!
Shannon, de retour au campement avec Sayid, raconte ce qu'elle a vu, et évidemment tout le monde la prend pour une folle. Sur ce, Jack et compagnie sont de retour, et il se décide enfin à raconter ce qu'il se passe dans la jungle au reste du groupe: l'écoutille, ouverte, mais pas moyen que tout le monde y descende ce soir, tout ça. "Avez-vous vu les autres?" crie Shannon, déclenchant un bon moment de panique. Jack est alors bien obligé de faire un beau discours, avec les bons mots choisis, bien rassurant, ce soir on va aux cavernes, le soleil se lève dans 3h et on sera tous là pour voir ça, ça va être splendide les amis, promis.
John Locke s'affaire dans son coin, et Jack, toujours sur l'estrade, lui demande ce qu'il glande... Il prend des câbles, il ne l'entend pas de cette oreille, il descend dans ce trou cette nuit, quoi qu'il arrive. Tsssss... Il part donc tout seul...
Tout seul? Non pas vraiment: après une petite discussion avec Jack, il en ressort que Kate a décidé de le suivre.
Bureau de Jack, face au mari de la madame. Le mariage doit avoir lieu dans 8 mois. Pendant la discussion, on sent bien que le futur mari va décider de se défiler, le salopard... Jack pénètre dans une salle d'op', et s'apprête à essayer de réparer la madame. Il lui fait la promesse d'y parvenir.
Kate rejoint Locke. Ce dernier arrive à la convaincre de descendre la première: elle est plus légère: s'il y a un problème, il pourra la remonter plus facilement. Pas con le mec. La galanterie, en condition de survie, n'est pas vraiment de mise... Elle commence à descendre... Arrivée à mi-chemin, l'arbre auquel le câble était attaché cède vraisemblablement. Evidemment, moment de panique, John fait tout pour le retenir à mains nues. Il y parvient, après une belle frousse et un "hiiiiiiiii" de Kate digne des plus grands films de série Z. "Ca vaaa?" "Ouiii, mais j'ai laissé tomber la lampe!". Pas de bol, c'était quand même un petit truc sympa pour se rassurer, la lumière. John commence à la descendre petit à petit. A côté de l'endroit où est tombé la lampe-torche, Kate peut entrevoir un miroir... Qui pivote tout seul soudainement! "Stooop!" Mouvement de panique, elle crie à John de la remonter parce qu'elle n'a pas vraiment envie de moisir là, quand tout à coup une lumière aveuglante forme un faisceau éblouissant sortant du trou, surprenant Locke. Il est surpris, mais ne perd pas de son sang froid légendaire, sacré vieux briscard. L'ennui c'est que quelque chose tire le câble au fond du trou, Locke résiste un peu mais apparemment ça tire méchamment fort. Ses mains sont en sang, il laisse filer. La lumière s'éteint, plongeant le tout dans le noir absolu.
Du côté du campement, Jack a changé d'avis, au grand dam de Hurley qui lui demande si il y avait quelque chose de vrai dans le baratin qu'il a sorti tout à l'heure. Bref, arrivé sur place, personne... Le câble est toujours là, plongeant dans l'obscurité du trou. Let's go!
Plan d'ensemble sur les gradins d'un stade. Un homme court, monte les escaliers entre deux rangées de sièges, court vers la droite, descend les escaliers entre les deux rangées suivantes, et ainsi de suite... C'est Jack. Il se rend compte qu'il n'est pas seul, qu'il y a quelqu'un qui fait exactement le même exercice que lui. Jack commence à faire la course avec lui, comme un bon gros mâle viril. Il se viande la gueule au sommet de ses escaliers comme une fillette, et son "adversaire" vient à sa rescousse. "you're all right brother?" Ouais ouais, je vais bien... Il fait asseoir Jack sur un fauteuil et commence à lui masser une cheville douloureuse, c'est ainsi que le dialogue peut commencer sur des bases saines. Il se fout un peu de sa gueule, comme quoi c'est pas étonnant qu'il se pète la gueule puisqu'il essayait de le rattraper, nananèreu j'cours plus vite que toi. Même pas vrai, j'essayais pas de t'rattraper d'abord même pas vrai! Bref, on apprend que cet inconnu a été médecin autrefois, comme le monde est petit. Il s'entraîne maintenant pour une course, de haut niveau apparemment. Jack explique que lui court pour se vider la tête de certains problèmes, il explique qu'il a fait une promesse à une patiente, promesse qu'il ne pourra tenir... "That's tough brother! But one question: what if you did fix her?" "I didn't", "but what if you did?" Jack ne croit malheureusement pas aux miracles... Sur cette petite discussion bien sympatoche, il est temps de faire les présentations: I'm Jack, I'm Desmond. "then good luck brother, see you in another life, yeah?"
Jack atterri au fond du trou. Personne. Grâce à la lampe torche ramassée là, il peut voir que ce coin est caverneux, gros rochers, apparemment ça a été creusé à même la pierre. Mais ça a l'air équipé, il voit un gros projo sur un mur. Tuyauterie. Câbles, installations électriques. Louche. Il sort son flingue, on ne sait jamais. Dessins sur le mur, de couleurs chatoyantes. Il s'approche d'un mur, la clé qu'il porte autour du cou se lève et pointe dans cette direction, vraisemblablement attirée par une grosse charge magnétique... Bruit inquiétant, il se retourne, et voit un miroir qui pivote...
Là dessus une musique mise à volume maximum envahit les pièces, un bon vieux tube des années 70! Une lumière l'aveugle soudain, il se cache précipitamment derrière un mur. Avançant prudemment, à l'abri de la lumière aveuglante dont il ne se soucie apparemment plus, il débarque dans une pièce remplie de matériel électronique, ordinateurs et petites loupiotes clignotantes. Avec notamment le terminal informatique où le curseur vert que nous avons vu au début de l'épisode clignote, imperturbablement.
Il avance le doigt vers une touche du clavier quand la musique s'arrête net: "I wouldn't do that!" dit John Locke, qui est apparu dans un coin de la pièce. Jack le braque, méfiant, lui demande où est passé Kate. Petit déclic caractéristique du chien d'une arme à feu qu'on enclenche, john se fait braquer par quelqu'un d'autre, caché derrière le mur, à bout portant: on voit juste deux avants-bras et le pistolet, pointé sur la tête de Locke...
Chambre d'hôpital. "Suis-je vivante?" "Oui madame, mais..." Les dommages à la colonne vertébrales étaient irrécupérables... La madame sera paralysée définitivement, les larmes commencent à couler. Vous plaisantez, n'est-ce pas docteur? Non... "Alors pourquoi puis-je bouger mes orteils?" Faites sonnez les violons, alleluya gloria, Jack la pique avec un bic sur les jambes, lui demandant plusieurs fois de suite si elle peut sentir ça, et ça, et ça? A chaque fois la réponse est oui... Les larmes redoublent, c'est un miracle!
"Bouge, et je le tue. Laisse tomber le pistolet." Jack ne l'entend pas de cette oreille, il veut savoir où est Kate, la tension monte. Locke dit qu'elle va bien, t'inquiète pas vieux, mais le mystérieux inconnu trouve que ça devient un peu longuet, tire un coup en l'air, sur un mur derrière Jack, en guise de menace, pour montrer qu'il ne rigole pas. Il se positionne derrière Locke, utilisant ce dernier comme bouclier. "Lâche ton flingue, ou je lui explose la tête, brother!" Regard perplexe de Jack... Et on voit enfin la tête de ce mystérieux inconnu... Desmond...
"You???" sera le dernier mot de cet épisode.
Pour un fournisseur d'accès à Internet cette fois. On va insister sur le côté comique de nos jeunes créas. Un homme, seul, assis à son bureau, devant son ordinateur, le combiné du téléphone vissé à l'oreille. Il y entend le message d'attente d'une hotline ‘Veuillez patienter s'il vous plaît, un opérateur va vous répondre dans quelques instants ». Dans la séquence suivante, on voit le même homme au resto japonais, où tout ce qu'il y entend est le message de la hotline. « Les hotlines, ça peut laisser des traces », en substance. Le côté comique consommé, retour à la réalité et au merchandising, sous la forme d'un type bossant dans une hotline qui tourne son beau sourire colgate vers la caméra pour nous cracher un « Chez nous, nous nous engageons à répondre dans les 3 minutes. »
Insister là-dessus, c'est à peu de choses près avouer à demi-mot : « On a un max de problèmes techniques et donc un max de clients mécontents. Donc on a investi un max dans le service après-vente, et on vous répond dans les trois minutes, on a pas réussi à faire mieux. Et c'est la meilleure chose qu'on puisse faire, parce que croyez-moi, vous allez nous appeler très souvent. »
Ce qui continuera à m'étonner, c'est que ce genre de campagne publicitaire arrivera toujours à terme. Pas un seul pour dire « Eh les gars, vous croyez pas qu'on va un peu se foutre de nous si on présente les choses comme ça ? »
Ou alors je suis le seul à les percevoir comme ça, et je serais donc légitimement en droit de me poser de sérieuses questions sur mes contemporains.
A l'inverse, une publicité récente pour une voiture urbaine toute banale. Une femme n'arrête pas de la voir partout dans la rue, nous la voyons à chaque fois dans le reflet d'une vitrine ou d'une baie vitrée, telle un rêve inaccessible. Elle la suit des yeux avidement, du genre « moi vouloir auto ». Puis, nous voyons cette pauvre femme assise à la table familiale, en train de manger avec son mari et ses cinq enfants. Là-dessus on nous annonce la bouche en cœur qu' « il faut vraiment une bonne raison pour ne pas acheter la voiture X ». La famille nombreuse est donc la raison de cette femme. Pourquoi cette voiture est si géniale, ça on ne sait pas. Moi tout ce que je retiens de la publicité c'est qu'ils ont bien insisté sur le fait qu'elle est toute petite, mais bon à part ça c'est une voiture toute bête dont rien ne la différencie de toutes celles qu'on voit tous les jours. En voilà un beau message vide de sens !
Cette famille a dû se payer un monospace. Et arrêter de prendre des douches, pour voir si ça fait comme dans la pube.
Il m'arrive de ne pas comprendre les publicitaires, qui ont parfois de drôles d'idées.
Rappelons-nous de cette publicité pour un monospace, s'efforçant de conceptualiser le concept de « grands espaces ». Pour cela, ces surdoués nous ont pondu une campagne originale digne de ce nom, dont j'ai pu voir deux situations : une plage noire de monde, et un trottoir noir de monde. Au milieu de cette foule, un homme, seul, déambule nonchalamment entouré d'un périmètre de cinq mètres de rayon dans lequel la foule ne pénètre pas. Je ne me souviens plus vraiment du message en lui-même, mais on peut le deviner : avec ce camion, vous aurez tous l'espace dont vous avec besoin. Les génies (tant il faut être plusieurs pour faire du bon travail) derrière cette campagne ont certainement pensé que tout le monde saisirait la puissance symbolique derrière cette allégorie tout à fait exceptionnelle. Mais moi, bête comme un balais pour enfant, je me dis que :
Le mec doit sacrément refouler pour que tout le monde l'évite comme ça, il ferait bien de prendre une bonne douche.
En outre, le pauvre doit supporter sur ses épaules le poids d'une publicité pour un monospace, camion qui a été tout de même conçu, je crois, dans l'optique familiale. En voilà une belle famille monoparentale sans enfants puante !
Voilà une belle campagne de pube totalement ratée selon moi.
31/08/2005
Sur la digue de Koksijde, il y a souvent des avions qui passent très près du sol, juste au dessus, allant de la mer vers les terres, probablement pour atterrir à l'aérodrome.
Lorsque cela se passe, la première chose à constater est qu'il y a inévitablement autour de moi un bon gros paquet de quidams prêts à se meurtrir la nuque pour avoir le privilège de regarder le gros navion passer juste au dessus de leur tête.
Le deuxième constat est que ce bon gros paquet peut se scinder en deux catégories, comme c'est pratique, à savoir ceux qui se trimballent un gros appareil photo ballotant sur leurs rondeurs ventripotentes, et ceux qui l'ont oublié.
Si la première catégorie pose une main sur l'appareil au moment où le gros navion passe, c'est sûr : il espère secrètement qu'un moteur de l'avion s'apprête à exploser. Si il ne le fait pas, c'est que ce n'est pas un touriste assez prévoyant.
Quant à la deuxième catégorie, ils espèrent très certainement que tous les moteurs de l'engin explosent en même temps, pour avoir quelque chose d'intéressant à raconter aux copains au retour, en ne manquant pas de maudire l'oubli malheureux de l'appareil photo à l'hôtel.
29/08/2005
J'ai vécu une expérience fort désagréable ce soir. J'ai été agressé, on a essayé de m'ôter la vie, et voici le récit de ma terrifiante histoire.
Ce matin, je me m'extirpe péniblement d'un sommeil paisible réparateur d'une bonne soirée. Autrement dit, je suis totalement dans le gaz et je dois aller pointer. Ensuite, aux alentours de midi, direction Section du Recrutement d'une grande entreprise fédérale en vue de quelques tests (nota du 10/09/2005 : tests réussis). Après cela, retour chez moi vers 15h tout en maugréant quelques erreurs commises, vu que c'est toujours après un test qu'il me vient la bonne réponse, et je fais mes valises pour partir, sous un soleil de plomb, à la côte. Youkaïdi youkaïda.
Je fais un détour par Rixensart pour faire coucou à mes parents et à Tichacha, et pour bourrer un peu plus mon sac avec des choses diverses. Et c'est parti pour l'aventure, vers 19h. L'ennui, c'est qu'en voyageant à cette heure-là, en roulant plein Nord-ouest, on a le soleil en pleine face pendant la moitié du trajet. Il sera bon de s'en souvenir à l'avenir. Il n'est en revanche pas bon d'être ébloui au point de ne plus rien voir au volant d'une voiture.
Toute cette introduction ennuyeuse pour en arriver à cet état de fait : j'étais bien sur les nerfs quand j'arrivais au centre-ville vers 20h40. Après avoir fait un créneau digne du plus grand des conducteurs, tellement parfait que même un examinateur d'auto-école en pleurerait de joie, j'oublie de faire le point mort et cale le moteur. Tant pis, je m'en moque, je suis à la playa. Direction la playa d'ailleurs. Miracle, une chaise de café en plastique blanc se repose, solitaire, devant une cabine de plage sous la douce chaleur d'une beau coucher de soleil virant sur l'orange.
Une heure plus tard, alors qu'il commence tout doucement à faire frisquet, il est temps de rentrer. Allons bon, la caravane du voisin est sise sur notre emplacement voiture, comme c'est cocasse. Je me gare donc un peu plus loin. Et c'est là que le drame va se produire.
Ah non, au temps pour moi, me voilà rentré, vautré dans une chaise longue sur la terrasse, profitant de la douceur du soir, d'une bonne bière, du doux sentiment d'avoir le droit de passer ce moment à ne rien faire si ce n'est de regarder le ciel, et d'un bon poro, terme dont j'ignorais l'existence jusqu'alors, c'est bien là tout le mystère des vacances.
Sitôt quelques heures écoulées, je prends immédiatement la décision de passer à l'acte et d'aller me coucher. Après avoir tout fermé, portes et lumières, je monte au premier étage.
Arrivé au seuil de la porte appartenant légitimement à la chambre que j'allais occuper, j'entendis un bourdonnement sourd, inhumainement féroce et hostile. Inquiet, je cherche l'interrupteur du doigt, bourré d'appréhension quant à ce bruit inquiétant. C'est alors que le drame se produisit.
Sitôt la lumière allumée, une forme noire se projeta avec rage et puissance sur mon épaule gauche. Surpris par cette attaque, je me débattis frénétiquement, mais cette puissance haineuse pressentie chez mon adversaire m'avait pour le moins déstabilisé. Il y eut un moment de battement où, affolé, paniqué, à bout de souffle d'avoir gigoté dans tous les sens, j'essayais d'évaluer la situation et les dégâts. J'eu à peine le temps de commencer à penser à me poser des questions sur le nombre de mes agresseurs qu'on chargea à nouveau, avec une folie meurtrière redoublée, au genou gauche cette fois. Je mis le droit à terre, et enveloppa fermement l'articulation meurtrie d'une main. L'engin de mort s'éloigna rapidement dans un vrombissement insultant, fit demi-tour et me fonça dessus une fois de plus, m'atteignant au cou. Ayant mis la main inoccupée sur le cou pour y faire pression, je devais ressentir l'effet d'un quatrième coup, au flanc gauche.
La vue troublée, je rampe maintenant péniblement vers le lit, sur lequel je fini par m'asseoir avec grande difficulté. J'étais terrifié par la précision chirurgicale des coups qui m'avaient été portés. Le premier, à l'épaule : coup de semonce, pour désorienter la victime. Le second, au genou : immobilisation du moyen de locomotion. Le troisième, au cou : veine jugulaire, à la télé ils disent que c'est pratique comme organe vital. Le dernier, au flanc : coup de grâce sadique, au ventre qui saigne pendant des heures avant le décès du pauvre bougre. Si mon agresseur (unique, j'allais m'en rendre compte) avait été en possession d'un couteau à ce moment, je ne serais certainement plus de ce monde.
Heureusement pour moi, le maniement de l'arme blanche dans une situation de corps à corps n'est pas la grande spécialité des mouches. Apparemment satisfaite de l'effet obtenu, elle alla se poser sur un mur en face de moi, et entreprit alors de guetter la moindre réaction de ma part pouvant donner crédit à cet attentat monstrueux. Je mis quelques instants à reprendre mes esprits, et, le dernier repris, je m'écriais « Non mais tu as essayé de me tuer, salope ! »
Elle ricana. Elle avait très bien compris dans le ton de ma voix que je n'étais pas habitué à dire « salope » naturellement, que donc je ne jurais pas et était par conséquent opposé à toute forme de violence. Une proie facile pour un prédateur implacable qui a roulé sa bosse aux quatre coins de la Belgique. Profond malaise qu'a été le mien lorsque mon bluff pourtant parfait fut éventé par une analyse psycho-sociologique si pointue. Trop forte la mouche. « Oui bin si c'est comme ça c'est la guerre ! ». Elle ricana derechef. Prétentieuse arrogance hautaine que voilà.
Je me calais au lit avec un bon bouquin, l'observant du coin de l'œil, ne me sentant pas capable de l'attaquer de front. Entre deux pages, force a été de constater que je l'avais perdu de vue. Une goutte de sueur roula lentement sur ma tempe droite. Pourquoi pas la gauche, ça, je n'en sais rien. Mais en regardant timidement par-dessus mon livre, elle était manifestement là, posée en plein dans mon territoire, et plus précisément sur mon genou droit. Elle me regardait plein de défiance. J'avance la main, doucement, tout doucement… Et elle s'envole la bougresse… Et me fonce dessus, pour finir par rebondir misérablement sur un verre de mes lunettes. Soudain pris d'un excès de confiance en moi, je déjouais admirablement son double jeu avec une verve quasi magique : « Non mais qu'est ce que tu essayes de faire, pauvre truffe ? ». Un instant décontenancée, elle essaya de fuir.
Je me mis à la poursuivre. J'ai fini par lui porter un coup alors qu'elle était posée sur la couverture. Je soulevais ma main, triomphant, sur l'adversaire pitoyablement recroquevillé. Dansant de joie, chantant, hurlant ma victoire, je la vis alors se relever, s'ébrouer un petit peu, et s'envoler direction le plafond. Plafond dont elle ne quitta pas la rassurante désertitude élevée de la nuit. « Bin alors cocotte, on a les chocottes ? » exultai-je.
Je n'étais pas vraiment rassuré, doutant soudain de l'honnêteté de l'adversaire loyalement vaincu et particulièrement à son aptitude endémique à porter un coup dans le dos d'un adversaire endormi à terre avec des lunettes et plus petit que soi (ou pas forcément) et roux avec des taches de rousseur (ou pas forcément), mais je parvins tout de même à m'endormir.
Le lendemain matin, j'étais vivant. Mon agresseur a profité d'une seconde de mon inattention pour s'enfuir par la fenêtre que je venais juste d'ouvrir. Je la regardais s'éloigner, puis disparaître. Je souris. Je lui ai inculqué, contre son gré, une belle leçon de vie : la rage destructrice et meurtrière, c'est pas fait pour une mouche. Faut laisser ça aux humains.
Je suis certain que si elle l'avait compris, elle m'aurait remercié. Tchao la mouche.
(Tous droits d'adaptation réservés)
09/08/04
La seule utilité que je pourrais trouver au don d'ubiquité, ce serait d'avoir l'opportunité de glander partout en même temps.
Je me souviens des dents de la mer.
Je ne sais plus vers quel âge j'ai vu ce petit chef-d'œuvre du cinéma de suspens, que je continue à aimer aujourd'hui. Néanmoins, vers l'âge de 8, 9 ans, j'ai commencé à avoir des drôles de craintes à la piscine communale… Mon attention était surtout portée sur une grille « d'aération ». Située dans la plus grande profondeur de la piscine, du côté des plongeoirs, à une profondeur d'environs un mètre, cette grille carrée d'une taille d'à peu près 60 centimètres de côté me terrorisait : je me refusais à l'approcher… Mes fantasmes concernant ce qu'il y avait derrière variaient selon les jours, mais toujours deux possibilités étaient présentes dans mon esprit : les requins féroces, ou les piranhas déchaînés. Je crois que cette crainte des piranhas provenait d'un album du Marsupilami, aussi stupide que cela puisse paraître. Je crois que c'est dans cet album que j'ai appris l'existence de ces petits poissons féroces, redoutables en bande, en banc. Un corps humain bien portant déchiqueté en quelques minutes par de tout petits poissons… Je me souviens avoir joué à me faire peur en approchant le plus près possible de cette grille pour m'en éloigner le plus rapidement possible. 8, 9, ou peut-être 10 ans. Je ne sais plus combien de temps cette phobie a perduré, mais il m'arrive encore d'avoir quelques frissons quand je prends un bain de mer.
Je me souviens d'un trajet en cuistax.
C'était à la mer, bien entendu, et mon frère conduisait l'engin. Nous n'étions que deux à bord, et j'étais effrayé… Il s'amusait à prendre les routes les plus pentues, de manière à aller le plus vite possible. A une descente, certainement la plus forte, il prit une petite pause avant de s'y engager. Il m'a dit que je pouvais fermer les yeux… Ce que j'ai fait. Mais les sensations de vitesse ne s'estompent pas les yeux fermés. Bien au contraire. Une sacrée journée que celle-là. La dernière fois que j'ai été à la mer, je suis tombé devant la rue en question, dans le quartier intérieur en face de la Bouboule. Eh bien, elle reste méchamment pentue malgré le temps qui a passé…
Je me souviens de Régine.
C'était notre femme de ménage lorsque j'étais tout petit. Une chic femme. Je ne savais pas du tout qu'elle était alcoolique, qu'il lui arrivait de boire ou d'être ivre à la maison. Je ne l'ai appris que récemment. Je me souviens des midis passés avec elle, où elle me préparait un petit suisse au sucre dans une assiette. Je me souviens de son mari, un grand gaillard bricoleur et barbu qui a placé des plaques en bois sur un mur de la cuisine pour masquer l'endroit où Yanouk avait fait ses griffes.
Je me souviens de leur fils, Gregory, que j'appréciais particulièrement. Il était trisomique, mais je ne connaissais pas encore cet état physiologique. Il était tout simplement différent. Sans que cela ne modifie en aucune façon les rapports que j'avais avec lui. C'était tout simplement un copain, avec qui je pouvais me marrer un bon coup, avec qui je pouvais jouer, avec qui je m'entendais très bien. Je me souviens d'un soir où j'étais allé dormir chez lui. Je me souviens qu'on n'arrêtait pas de se lever du lit, de descendre à pas de loup dans l'escalier pour surprendre ses parents qui étaient dans le salon. On rigolait, quoi. On rigolait bien. Je me souviens de Régine qui n'était pas contente du tout de nous voir hors du lit. J'étais avec Gregory, et je m'amusais, j'étais heureux. Trisomique ? Connaît pas, m'en fous, je ne veux pas le savoir. C'est mon copain un point c'est tout. Lorsque nous nous sommes séparés de Régine, j'ai commencé à voir de moins en moins Gregory. Ca m'attristait. Et puis je suis passé à autre chose, comme un enfant de cet âge là peut le faire, avec une facilité déconcertante…
Je me souviens des innombrables régimes infructueux.
Alors que je vivais pleinement une enfance de petite bouboule qui ne cours pas très vite et pas très longtemps, ma mère n'arrêtait pas de tenter de me faire suivre des régimes aussi astreignants les uns que les autres afin de me faire perdre du poids. Je me souviens de la ration de sucreries que j'avais le droit d'avaler en une journée. Un ou deux bonbons en forme de bouteille coca-cola, un ou deux bonbons couvert de « sûr », et c'était tout. Le tout dans une boîte à tartines en plastique rouge rangée dans l'armoire à sucreries. Bien rangée à côté des paquets de biscuits aussi divers qu'arrogants.
Je me souviens de ma frayeur des monstres.
Les seuls monstres dont j'avais peur et dont j'avais eu l'occasion de voir « réellement » furent les Gremlins. Sinon, tous les monstres dont j'avais peur n'étaient que le fruit de mon imagination fertile. Je me souviens de ma frayeur de me réveiller avec une partie du corps en moins. A vrai dire, je croyais dur comme fer que tout ce qui dépassait de la couverture lorsque je m'endormais serait tranché dans la nuit par un de ces monstres sans aucune forme de procès ni de compassion. Je me forçais alors à dormir sans aucune partie du corps en dehors de la couverture, même la tête. La tête était la pire de mes hantises. Me réveiller sans la tête, quelle horreur ! Et comme cela ne doit pas être pratique !
Pour lutter efficacement contre ces monstres, je dormais donc entièrement recouvert de ma couette, ce qui n'était bien entendu pas fort agréable pour le souffle. D'ailleurs, je me réveillais toujours avec la tête hors de la couverture. Et j'étais toujours entier.
Je me souviens d'avoir construit un fort dans cette optique. Pour essayer de pallier à ce manque d'air sous les couvertures, j'avais placé deux épais coussins de part et d'autre de ma tête, et un coussin surplombant le tout. Une sorte de petite tente de coussins pour la tête. Je ne crois pas que je parvins à m'endormir, tant la gêne provoquée par ce fort indestructible était grand…
Je me souviens de cet orage.
Ce soir-là, j'avais regardé avec mes parents « la guerre des boutons » à la télé. En pleine semaine. C'était tellement inhabituel que je crois que c'est pour cette raison que je me souviens de cet orage. C'était un de ces orages comme on aimerait en voir plus souvent: bien au chaud à l'intérieur, le regard vissé sur le ciel, à travers la vitre, peut-être un peu plus vissé que de coutume pour pouvoir aller au lit un petit peu plus tard. Je serais resté là toute la nuit si j'avais pu. Je me souviens de ce ciel noir et menaçant, apparemment sans nuages. Pourtant, à des intervalles irréguliers, le ciel se zébrait d'un éclair éblouissant, découpant parfaitement, chirurgicalement, cette masse sombre et inquiétante. Tout était parfait, tout était réuni pour un spectacle que je n'oublierai jamais : un soir, après un film, en pleine semaine, au chaud, entouré de la présence réconfortante de mes parents, devant cette nuit profonde parsemée d'éclairs de feux d'artifices entièrement gratuit (tellement gratuit que l'on se prend même à douter de la supériorité esthétique des feux d'artifices communaux), s'amusant à compter la distance qui nous sépare de l'orage en décomptant les secondes écoulées entre l'éclair et la détonation : une seconde équivaut à un kilomètre. Un vieux truc de baroudeurs avertis que mon père m'avait enseigné ce soir-là. Cet orage, visuellement parfaitement placé de manière à ce que de la porte vitrée du salon je n'en perdis pas une miette, était alors à quelques kilomètres de la maison, une demi-douzaine tout au plus, si bien que les éclairs presque dorés pourfendant majestueusement ce ciel nocturne provoquaient une détonation assourdissante et inquiétante. Bon, j'arrête là, je deviens lyrico-pompeux et j'ai horreur de ça.
Je me souviens d'un mot historique.
C'était lors de mes années folles de bricoleur du dimanche. Nous passions mon anniversaire en famille, à la Bouboule. J'avais alors reçu une petite mallette en plastique souple et transparent, contenant une flopée de tourne-écrous hexagonaux. De toutes les tailles. Les manches de ces outils étaient de toutes les couleurs translucides flashy qu'on puisse faire : rouge flashy, vert flashy, jaune flashy,… J'étais heu-reux ! Le fait que ces outils ne m'ont finalement servi strictement à rien ne faisait pas partie du tableau. Ce tableau était juste composé de ma famille, de moi, et de ces outils de couleurs flashy. Lorsqu'on me l'a offert, j'ai couru dans la pièce d'à côté, pour préparer mon « entrée en scène ». Je déboulais dans le salon, où tous étaient assis à la table à manger, en adoptant la fière démarche féline et assurée d'Aldo Maccione, mettant bien en avant ma mallette de plastique transparent et souple contenant ce mélange de couleurs extrêmes et de métal chromé, lançant à l'assemblée cette affirmation qui me restera à jamais : « La classe ».
Le chic, le vent en poupe, le paraître, l'élégance, la prestance, le charisme : selon moi, toute les qualités visibles et ostentatoires d'aristocratie plouc étaient matérialisées dans cette mallette. Heu-reux.
Je me souviens d'un cri d'enfant.
Nous étions dans un bateau entre Douvres et Calais. Nous venions juste de parquer la voiture dans la soute du bateau, et, alors que nous nous apprêtions à en descendre, un cri d'enfant a résonné dans la soute. J'étais terrorisé, je ne voulais pas savoir ce qu'il se passait. Et pourtant, je savais. En fait, une pauvre petite fille s'est retrouvée coincée entre deux voitures, et, à la faveur d'un remou et d'un frein à main mal ou pas du tout serré, avait commencé à ressentir la pression de plusieurs centaines de kilos métalliques sur son petit corps chétif. Son cri a alerté pas mal de monde, mais surtout quelques gros bras qui ont réagi rapidement, retenant la voiture fautive et la repoussant de toutes leurs forces. La petite fille en est ressortie indemne. Moi, je suis resté dans la voiture, j'étais vraiment terrorisé, je ne sais pas pourquoi au juste. Je ne me souviens pas avoir vu de mes yeux vu cette scène, mais je me souviens très bien de cette histoire.
Je me souviens de mon premier jour d'école.
Bien que j'en doute, je crois que c'était notre arrivée en maternelle. Je suis arrivé ce matin-là avec ma mère à l'Athénée, et nous nous sommes rendus dans le réfectoire des moyens, là où sont organisés toutes les fêtes et banquets de l'école. Nous avons débouché sur cette immense salle que je voyais pour la première fois, sur ces chaises en bois que je voyais pour la première fois, sur ce carrelage jaune terne que je voyais pour la première fois. Je me souviens que c'est ce jour-là que j'ai fait la connaissance de Fabian. Et peut-être bien de Nicolas, mais Fabian j'en suis sûr et certain.
Je me souviens de sa « tache d'essence » sur sa joue. J'ai cru pendant des années qu'un jet d'essence sur la joue avait été l'origine de cette tache d'un brun duveteux qui devait faire trois centimètres de diamètre. Ce n'était pas un rond uniforme, mais dessinait plutôt un contours en forme de pomme de terre (peut-être est-ce la couleur de cette tache qui me fait penser à ça). Des années plus tard, après avoir évité comme la peste toute station service pourvue de pistolet à essence qui pourrait me faire une tache (le pompiste allait-il me poursuivre avec son pistolet car je n'avais pas été assez gentil ?), j'ai compris qu'il s'agissait en fait d'une tache de naissance, et que l'essence n'avait rien à voir là dedans. Quel soulagement.
Je me souviens de mon premier jour d'école avec mes lunettes.
Je ne me souviens même pas du moment où j'ai fait mon choix, ces énormes verres soutenus par une structure finement métallisée, muni d'un pince-nez transparent et escamotable. Mon frère avait l'habitude de les désigner comme des « lunettes d'informaticien flamand ». Il n'avait pas tout à fait tort, ces lunettes étaient affreuses, dépassées. Quoi qu'il en soit, me voilà arrivant à l'école, sans mes lunettes. Nous entrons en classe, et, juste avant de s'asseoir, j'entends la voix de Céline, une amie de l'époque, me dire « Constant, tu ne mets pas tes nouvelles lunettes ? » d'un petit ton rigolard et puissant de telle manière que je ne pouvais feindre de ne pas l'avoir entendu. Je l'ai haï ce jour-là. Je n'ai rien dit, j'ai juste chaussé mes lunettes. Je me souviens de son air hilare alors que j'effectuais cette opération. Et puis, la classe a commencé.
Je me souviens du jour où madame Musette força Fabian Schmitt à manger son riz au lait.
Nous déjeunions tous dans la cantine de Renipont à cette époque. Arrivé au dessert, ce jour là du riz au lait, Fabian déclara être allergique au lait, qu'il ne pouvait manger cette infâme bouillie, enfin je ne sais plus ses termes exacts qui n'étaient sûrement pas ceux-là (nous ne devions pas avoir plus de dix ans), mais le message était là : je ne peux pas manger ça, j'y suis allergique. Madame Musette ne l'entendit pas du tout de cette oreille, et lui fit manger son riz au lait. L'empêcheuse de laisser une miette dans son assiette avait encore frappé. (cf. JMS 12)
Après le repas, nous devions prendre le bus (je ne crois pas que la destination était la piscine ce jour-là, cela m'étonnerait franchement devant l'ancienne croyance populaire de la succession du repas et de l'eau… Je ne sais plus pourquoi nous prenions le bus ce jour-là, peut-être pour le retour à l'Athénée). Je m'étais assis à l'arrière du bus, pas tout à fait sur la dernière banquette mais vers l'avant-dernière ou l'antépénultième. Fabian était assis tout devant, dans la même rangée que moi (celle derrière le chauffeur, à gauche du bus). Nous avions à peine parcouru deux kilomètres que j'ai entendu madame Musette crier d'horreur ainsi que quelques bruits que je n'arrivais pas à identifier. Une minute plus tard, à la faveur d'une inclinaison (dé-)favorable du bus, j'avais la réponse. Je vis une longue traînée de vomi dont la couleur tirait sur le blanc pâle dégouliner vers l'arrière du bus. Alors que je relevais vivement les pieds sur la banquette, j'avais compris que Fabian Schmitt était effectivement allergique aux produits lactés…
Je me souviens d'un temps où mon frère me passait des jeux de cartes composés de monstres de mécanique.
Avion, motos, camions, voitures,… Je jouais avec les copains à « bataille » avec ces jeux-là. Nous comparions les puissances chevaux moteurs ou tout autre détail qui pouvait nous attribuer le point. Un jour de beau temps, alors que ma petite tente en forme d'igloo, blanche avec les coutures bleues, était installée au milieu du jardin et se dorait la pilule au soleil ; je décidais d'un air primesautier que quand même ce n'était pas un temps à jouer aux cartes à l'intérieur alors qu'il faisait si beau. Je ne me souviens plus lequel (ou lesquels) de mes copains étaient alors à la maison, mais je suis sûr que mon frère y était. Je m'emparais alors d'une table en verre afin de la transporter dans le jardin. Il s'agit d'une petite table dont les tubulaires structurels sont fait d'un métal chromé (peut-être d'aluminium) et dont la surface était d'un verre pas tout à fait transparent, légèrement fumé. Je la tenais, surface en verre contre mon ventre, pieds dirigés vers l'avant, bien décidé à la poser près de la tente. Arrivé à mi-chemin entre la terrasse et la tente, la surface de verre, qui n'est attaché à sa structure que par de toutes petites ventouses (qui ne sont pas conçues pour retenir la surface en verre, mais pour l'empêcher de trop bouger une fois posée dessus), se désolidarisa de sa structure. Pour atterrir, non pas sur la pelouse, mais sur mon pied. Je ne me souviens plus de ma réaction, j'ai certainement hurlé, prétendu que j'avais le pied cassé, que sais-je. Je me souviens seulement que c'était horriblement douloureux. Et que nous n'avons finalement pas joué aux cartes dehors, mais bien à l'intérieur, dans le salon. Le verre de la table ne fût pas cassé, d'ailleurs elle est toujours à Rixensart.
Je me souviens de m'être évanoui.
C'était lors d'un trajet estival traditionnel en direction de la France. Nous nous sommes arrêtés dans une station-service pour y déjeuner. Je me souviens de la foule extrêmement dense qu'il y avait en ce jour de début août. La chaleur y était insupportable, la promiscuité et la proximité y étaient insupportables, l'attente en position debout que la file avance était insupportable, la bouffe avait tout l'air d'être insupportable. Et puis j'ai eu cette drôle de sensation caractéristique lorsqu'on tourne de l'œil. Tout commence à tourner, on se sent planer, on devient physiquement engourdi et insensible, on ne comprend plus ce qui se passe autour de soi, on entend au loin, vraiment au loin « Constant ? Constant ? ». Et puis tout vire au noir. Le tout en l'espace de quelques dizaines de secondes. Je me souviens lorsque j'ai rouvert les yeux, nous avions quitté la file, mon père était derrière moi, avec les avant-bras qui me dépassaient des deux côtés, comme des accoudoirs, sur lesquels je m'appuyais, nous dirigeant vers une table à laquelle je pourrais m'asseoir. Par la suite je lui ait dit mon admiration devant cette position qui m'avait tout l'air d'être celle d'un secouriste professionnel. Je ne sais pas combien de temps je suis resté dans les pommes, à mon avis pas plus de cinq minutes. Le temps sans doute pour mes parents de quitter la file après avoir compris ce qui s'était passé.
Je me souviens de mon penchant bricoleur.
J'adorais bricoler, tous ces outils, tous ces morceaux de bois que je m'amusais à clouer, même si le résultat ne ressemblait à rien. Mais les plus rigolos de tous ces bricolages étaient ceux destinés à me faciliter la vie.
Je me souviens d'avoir attaché un marteau sur un manche à balais pour pouvoir clouer haut sur le mur sans prendre un escabeau. Bien entendu, ça n'a jamais fonctionné, vu qu'il fallait un autre outil pour maintenir le clou.
je me souviens d'avoir disposé tout un réseau de fils dans ma chambre, supportés par des anneaux vissés dans le mur, afin de pouvoir ouvrir et fermer la porte de la chambre sans avoir à me lever du lit. Alors que la porte était située juste au pied du lit…
Je me souviens d'avoir adapté un abreuvoir à hamster, une bouteille dont le goulot doit être dirigé vers le bas, avec un petit tuyau métallique spécialement conçu pour ne pas couler lorsque le hamster n'a pas la bouche dessus, mais bien lorsqu'il a soif. Téter le goulot. J'avais disposé une de ces bouteilles au dessus de mon lit de manière à ne pas avoir à prendre une bouteille, la déboucher, boire, la reboucher et la redéposer : il me suffisait de tendre le bec et de téter un bon coup. Après quelques temps d'utilisation, ma mère a brisé le goulot de cette bouteille en la refermant un peu trop fort.
Je me souviens de vacances au pays de Galle.
Je me souviens d'un gamin plus jeune, lors de ces vacances, dont le jeu favori consistait à attraper un petit chaton par la queue et de le faire tournoyer comme un lance-pierres. Je me souviens de ma révulsion quant à cette pratique, mais je ne savais pas comment le faire arrêter. Mon père me dit « tu n'as qu'à le lui demander : "stop it" ». La fois suivante, je lui ai demandé. Il n'a pas arrêté.
Je me souviens des parties d'oxo avec ma mère le soir avant de dormir. J'étais dans un pays étranger dont je ne connaissais pas la langue, j'étais perdu et je me sentais un peu seul. Ces parties avaient l'art de me rassurer.
Je me souviens que lors de ce voyage, j'ai vu pour la toute première fois une voiture, aux dimensions normales, avec seulement trois roues : une devant, deux derrière.
Je me souviens de mon étonnement lorsqu'on faisait un voyage dans la voiture de l'un de nos hôtes, une décapotable. Je m'étonnais de la sensation de vitesse affolante alors que nous ne roulions qu'à 70. J'attribuais ça au fait que la voiture soit décapotée. En fait, je n'avais jamais entendu parler de « miles par heure » avant.
Je me souviens de notre passage dans un sauna là-bas. Un de ces vieux saunas avec des braises visibles. Le petit gamin qui faisait tournoyer les chats s'était brûlé au bras avec l'une de ces braises : la brûlure était assez vilaine. Le gamin n'a pas moufté, juste un petit mouvement de recul.
Je me souviens d'un petit ami de Béatrice.
Je me souviens de son improbable et imposante masse de cheveux châtain bouclé. Je me souviens de sa pomme d'Adam proéminente, je trouvais ça trop cool.
Je me souviens de son embarras lorsque, m'ayant poussé en cuistax à vive allure, une sorte de fouet que je m'étais confectionné (une ficelle attaché à un bout de bois) s'est pris dans une des roues du véhicule, lequel s'est renversé sur le côté, me raflant une moitié de visage sur ces dalles apparemment conçues à cet effet (endommager le corps des enfants qui se ramassent la gueule). Ma mère l'avait alors sévèrement engueulé...
Je me souviens du soir où j'ai fait la connaissance de mon oncle.
Je devais avoir entre sept et neuf ans. Nous étions en train de manger lorsque la sonnerie de la porte retenti. J'ai été le premier à me précipiter pour ouvrir la porte. Devant ce visage inconnu, je restais perplexe. Ma perplexité décupla lorsqu'il m'annonça « bonsoir, je suis ton oncle ». J'ai un oncle moi ? Ce moustachu, se peut-il que ce soit mon oncle ? Je crois qu'il revenait de voyage : il a passé quelques années à l'étranger (Italie, Afrique,…). Si je me souviens parfaitement de ma réaction devant cette apparition, si pas incongrue, du moins nouvelle, je ne me souviens absolument pas de la réaction de mon père, dont le frère réapparaissait après quelques années d'absence.
Je me souviens de quelques jeux de nuits, les seuls aptes à provoquer une émotion chez moi. Par naïveté, ou par désir de me laisser bercer par ces folles histoires, mais surtout par naïveté, je dois bien le reconnaître, je gobais absolument tout : je prenais ces jeux de nuits au premier degré absolu. Je me souviens de ce jeu où un habitant du village voisin avait kidnappé un des louveteaux, le plus petit de la bande, et de la folle poursuite que nous avons engagé dans la nuit, armé de nos seules lampes de poche et peut-être aussi de notre courage collectif. Je me souviens de ce jeu de nuit où des extraterrestres avait débarqué dans la forêt voisine du campement, et avaient laissé des traces phosphorescentes sur les arbres.
Je me souviens de ce jour où des malandrins avaient réellement détruit nos tentes à coups de couteaux, un jour où un orage se préparait. Nous avons trouvé refuge dans une ferme voisine, et nous avons dormi dans le foin. On a eu droit à un super petit déj le matin suivant, offert par nos hôtes.
Je me souviens d'un chef qui insistait pour que j'enlève ma casquette aux motifs « camouflage militaire » (mélange de vert, de brun et de gris) prétextant qu'on était pas à l'armée ici. Mon âme était déchirée entre l'autorité et le soleil de plomb qui régnait ce jour-là.
Je me souviens des matins de camps, sous le drapeau, lorsque les chefs de troupe passaient les tentes en inspection. La tournure militaire que prenaient les événements étaient incompatibles avec le souvenir précédent : les lits mal fait étaient éjectés de la tente sans aucune retenue. Et généralement, mon lit était éjecté.
Je me souviens de l'aversion que j'avais envers les louveteaux.
Chaque samedi après-midi, c'était la « corvée louveteaux » : je croyais que mes parents prenaient un malin plaisir à m'envoyer de force là où je ne voulais pas aller. Je n'ai jamais été très sociable, mais lorsqu'on me force à aller dans un endroit où je ne veux pas aller, les choses sont encore pire.
Je me souviens qu'un des louveteaux a complètement disjoncté un samedi après-midi. Je le savais instable, m'ayant un jour par exemple frappé les jambes avec un grand bâton, mais ce jour-là, quatre chefs furent nécessaire pour le maîtriser.
Je me souviens d'un concours de bonshommes de neige en équipe. Il ne m'était pas venu à l'esprit que notre bonhomme put perdre le concours tellement j'étais fier de ma trouvaille. Nous avions fait un bonhomme de neige punk, avec une crête au sommet du crâne, laquelle était colorisée en rouge-fushia grâce à du papier crépon : au contact de la neige humide, le papier se décolorisait peu à peu pour coloriser la neige. Tant de génie créatif se devait d'être reconnu et récompensé lors de ce concours. Nous avons perdu.
Je me souviens de mon manque de participation aux activités, de mon manque d'agilité, de puissance, de vitesse, des terrifiantes formations d'équipes où le « petit gros » était toujours le dernier à être choisi, et des traditionnels « Oh non pas lui » lorsque je restais le seul à n'avoir pas été choisi, handicap échouant automatiquement dans l'une des deux équipes.
Je me souviens d'un coffre-fort inviolable.
J'avais demandé à avoir une petite palette de canettes de coca-cola, peut-être une douzaine de canettes. Que j'avais reçu. Je réunissais également quelques bonbons et biscuits. J'avais construit un superbe coffre-fort destiné à protéger le précieux butin de mon frère. Ce coffre était constitué d'une grande boîte en carton, à l'origine destinée à emballer un lecteur cassette stéréo. J'avais percé sur cette boîte deux petits trous destinés à sceller l'ouverture au moyen d'un de ces cadenas de vélo, tube mou de couleur rouge doté d'un mécanisme à 4 chiffres pour l'ouverture, et non d'une clé. Ce coffre inviolable avait trouvé refuge dans la cave à vin, lieu qui selon moi était le plus répulsif de toute la maison, donc approprié à recevoir mon trésor. Je tenais des comptes précis sur ce que je consommais, et vérifiais maniaquement à chaque ouverture du coffre si l'une ou l'autre des denrées n'avait pas disparus. Rien n'a jamais disparu, et j'en avais conclu que mon système de protection était imparable.
Je me souviens du tiroir supérieur d'un meuble du bureau paternel.
Dans celui-ci, chaque semaine, je découvrais émerveillé un nouveau livre de la série des « Monsieur-Madame ». Livre qui allait devenir vingt francs, placés chaque semaine dans une petite boîte métallique à bonbons au citron (« Napoléon »), dans le même tiroir. Vingt francs qui passèrent à cent, deux cents,…
Je me souviens d'un fantôme à la Bouboule.
J'étais alors avec Laurent, mon meilleur ami d'enfance, en train de déconner dans les lits superposés, la porte de la chambre ouverte. Nous devions avoir dix ans. Une silhouette, masculine d'après mes souvenirs, est passée devant la porte de la chambre, et pénétra dans la chambre voisine, celle de Béatrice, qui n'était pas à la mer avec nous. Je ne me souviens plus si la porte de cette chambre était ouverte ou fermée. Je me rappelle l'instant d'après avoir demandé à Laurent si il avait vu ce que je venais de voir, mais je ne me rappelle pas de sa réponse. Je me souviens d'avoir été vérifier dans la chambre voisine, qui était vide. Cette vision me glace le sang lorsque j'y repense, mais à vrai dire je ne sais plus si j'ai rêvé cette nuit-là ou si elle s'est réellement passée.
Je me souviens d'une journée de jeu dans le jardin en compagnie de Marc.
Ma marotte à cette époque, que j'ai rapidement abandonné suite à cette journée, était les fléchettes. J'avais trouvé une façon très amusante d' « imiter Lucky Luke » au moyen de ces fléchettes, dans le jardin, en lançant derrière moi les trois fléchettes d'un coup. La manière dont les fléchettes s'enfonçaient dans la terre, pointe la première, me fascinait. Provoquant l'admiration juvénile de Marc, il voulu essayer à son tour. Nous étions au fond du jardin, et si les fléchettes que j'avais lancé atterrirent quelques dizaines de centimètres derrière moi, les fléchettes lancées par Marc atterrirent presque sur la terrasse, c'est à dire à une bonne quinzaine de mètres de là. L'une d'elle s'enfonça dans une patte de Kashmir, ma chienne. Devant la fureur de mon père, ameuté par les glapissements de la pauvre chienne, nous étions tout les deux embarrassé. Marc a proposé de l'argent, que j'ai refusé. Sur le moment, la fureur paternelle me semblait normale, mais je ne voyais notre bêtise qu'à l'état brut : je ne compris que plus tard, bien plus tard, que si la fléchette était retombée quelques centimètres plus loin, ou si ma chienne avait été quelques centimètres à côté de l'endroit où elle se trouvait, les conséquences auraient été bien plus graves.
Je me souviens des délicieuses « poches magiques » de mon père.
Régulièrement, voire même quotidiennement en certaines périodes, je savais que déception n'était pas synonyme de poche magique. Mon père affectionnait alors un type de gilet, en grosse laine, sans manche, avec quelques boutons pour pouvoir le refermer, de couleur brun clair ou semi-foncé, muni de deux petites poches. Ces poches devenaient parfois magiques lorsque mes petits doigts boudinés plongeaient dedans pour en ressortir un sugus.





Ce texte est la solution d'une énigme qui m'a longtemps turlupiné: un message codé dans un livre dont même l'auteur ne se souvenait pas de la clé de codage. J'ai fréquenté les forums adéquats, je rencontrais des gens qui se posaient les mêmes questions que moi... Je toûchais du chaud-bouillant! Malgré les chocottes de tomber dans de sales draps si je trouvais la clé de codage et déchiffrais le message, j'ai persévéré, et voici le résultat:
Référence: La Grande Encyclopédie du Dérisoire par Bruno Léandri, numéro 1, page 162, article sur la cryptologie, les premières phrases du chapitre "La lubie de Bacon et l'imposture de Shakespeare"
Je tiens à dire d'entrée de jeu que je ne me suis jamais autant amusé avec un
texte "interactif" que celui-ci. Et je trouve même cruel pour vos neurones que
je publie mon rapport, fruit d'une année de recherches (avec tous les prises de
conscience, les craintes, les peurs, les démotivations, les "à quoi bon?", les
baisses de moral en se pensant incapable,... que peuvent entraîner une recherche
scientifique digne de ce nom), dans cette tribune qui m'est offerte. Ca vous
ferait pas de mal de cogiter un peu bande de feignasses.
Entrons dans le vif du sujet, je vous sens tout pantelant.
Après avoir chipoté comme un malade sur les lettres grasses prises hors-contexte,
puis sur les caractères simples hors-contexte, je me suis dit "Macarel, Milodiou,
concentrons-nous sur l'ensemble que diab'! Mais comparons ce qui est comparable
mon pauv' m'sieur! Faut pas mélanger les serviettes et les torchons et tout ça."
Donc je me suis attelé à la tâche de savoir si je pouvais faire quelque chose
avec l'ensemble, prendre une lettre sur deux, sur trois, sur quatre, sur racine
cubique de 17, lire à l'envers comme le diable, lire une lettre sur deux à
l'envers, sur trois, sur quatre, sur racine cubique de l'infini, etc. Après
m'être bien fait mal au crâne en manipulations diverses (de chiffres, of course)
je me suis rendu compte que si je continuais dans cette voie sinueuse les
caractères gras ne servent alors strictement à rien, si ce n'est pour sautiller
dans tous les sens en agitant leur petits bras chétifs et nous disant "Hep! Hep!
Il y a un code ici mais nous on a rien à voir là-dedans alors faut pas venir nous
emmerder passqu'on y est pour rien". (Je vous fait un petit historique de mes laborieuses recherches...)
Alors comme que je suis là comme ça je me suis dit ah bin tiens crotte je fais
fausse route. Ne nous égarons pas en digressions diverses au niveau de la
construction grammaticale de cette dernière phrase, c'est juste pour faire durer
un peu le suspens et crâner un peu plus.
Donc il nous faut donc trouver un système simple pouvant rendre compte de l'ensemble en
faisant abstraction du système alphabétique... Oui oui, vous me voyez venir,
bande de petits coquins que vous êtes.
Je me suis donc, vous l'aurez compris, basé sur un code binaire simple fait de 0
et de 1, un caractère simple équivaut à un 0 et un caractère gras équivaut à un 1.
Traduit dans ce code, l'ensemble du paragraphe codé donne (je découpe par
tronçon de cinq caractères, car l'ensemble est composé de 155 caractères: 5 est
le plus petit dénominateur commun de 155 à part 1 mais ça fait un peu ridicule ou à tout le moins pas très sérieux de découper un ensemble par tronçon de 1
caractère dans une étude scientifique):
10011-01101-10011-10001-00000-10011-10001-10001-01000-
10011-01101-10011-10001-00000-10000-00100-10111-00011-
10011-10010-00100-01011-01110-10001-00000-01110-00100-
10000-00011-10000-00100-(000000000000...)
Bien. Tiens tout de suite là comme ça, ça ressemble à un vrai code secret, pur et
dur comme dans les films ou dans les vrais délires d'informaticiens. Non? Ha bon.
Moi je trouvais. Bref.
Il y a dix jours donc j'ai d'abord cherché dans une optique de translation simple entre
le langage binaire et un chiffre, les matheux connaissent, à savoir 00000=0 ;
00001=1 ; 00010=2 ; 00100=4 ; 01000=8 ; 10000=16 et ainsi de suite, vous me faites les
chiffres 7; 17; 23 en devoir je ramasserai les copies la semaine prochaine. Après quatres
jours de chipots divers (inversions, permutations et modifications des valeurs, sur la
tête, dans les toilettes, dans le train, pendant un examen,...), ça ne fonctionne toujours pas.
Tiens, me suis-je dit, pourquoi ne pas débuter par A=00000? Après tout hein au point où j'en suis hin.
Ahaaaaa, moi qui pensait que cinq zéro serait un espace, un caractère blanc, me voilà
bien pris. On va essayer ça. Foutre Dieux on avance bien (si si). Alors la suite binairement logique est:
B=00001
C=00010
D=00011
E=00100
F=00101
G=00110
H=00111
Et tutti quanti. Mais force est de constater que ça ne fonctionne toujours pas. Reconstituez la suite de l'alphabet de cette
manière et essayez de traduire le code sans lire la suite, vous verrez...
(j'ai essayé, vous pensez bien...)
Ahaaaaa, deuxième astuce, j'ai pensé après quelques jours aux caractères latin. Je pense aussi aux bons albums d'Astérix
(en ventes dans toutes les bonnes librairies à côté des magazines Fluide Glacial) avec des
belles inscriptions gravées (par exemple sur une publicité pour un ménhir) où les lettres U
et V sont équivalentes. Après essais, ça ne marche toujours pas, mais on se rapproche, je le
sens, je le sais!... Jetons un oeil à l'alphabet et trouvons deux autres chouettes belles lettres à jumeler. Par exemple I et J. Le tout pour le tout.
Ce qui donne pour la suite:
I=J=01000
K=01001
L=01010
M=01011
N=01100
O=01101
P=01110
Q=01111
R=10000
S=10001
T=10010
U=V=10011
W=10100
X=10101
Y=10110
Z=10111
Ce qui nous fait : "vousaussivousarezdutempsaperdre"
autrement dit "Vous aussi vous arez du temps à perdre".
Oui, vous avez remarqué le "arez" disgrâcieux... ce qui me fait penser qu'il y a une erreur dans la
typo et que le "GE" d'"espionnage" est à mettre en caractère gras, ce qui donnerait donc:
[...]00000-10011-00100-10111[...] (="avez") au lieu de:
[...]00000-10000-00100-10111[...] (="arez")
Ce qui nous donne au final (après correction de la coquille typographique):
"Vous aussi vous avez du temps à perdre?"
Apparemment...
"JMS" signifie "Je Me Souviens". Les souvenirs de jeunesse peuvent survenir n'importe quand, c'est ce qui fait tout leur intérêt. Il y a deux ans, j'ai décidé de rédiger ces souvenirs, ces moments, ces instants, au fur et à mesure qu'ils me revenaient, et je continuerai tant que ma mémoire me le permettra.
Ces souvenirs sont importants pour moi, je vous en offre quelques morceaux, même si ils ne sont pas aussi importants pour vous...
Je me souviens des jeudi-crêpes.
Tous les jeudis, ma mère était en réunion et mon père était également absent (je crois me souvenir que c'était l'époque où il donnait des cours, peut-être en donnait-il le jeudi soir), je me retrouvais seul à la maison avec Béatrice et François. C'était le jeudi-crêpes : nous ne mangions que des crêpes. Parfois nous les faisions nous-mêmes, mais souvent il s'agissait de ces crêpes préparées qu'on peut trouver au supermarché. Je me souviens en train de manger des crêpes devant Tom Sawyer à la télévision.
Je me souviens de ma période pétards.
J'adorais tous les pétards, quels qu'ils soient. Je les achetais parfois à la mer, où je trouvais des petits pétards sans mèche mais avec un embout de souffre : il suffisait de frotter cet embout contre une boîte d'allumettes pour qu'il s'allume ; mais plus généralement à la librairie-papeterie Cadichon, en face du Colruyt de Rixensart, où il n'y avait pas ces pétards à embout sulfurisé.
Je trouvais alors très amusant d'allumer la mèche du pétard et de le lancer droit en l'air, de manière à ce qu'il explose au dessus de moi, et non pas bêtement à quelques mètres de là sur le sol. Ma période pétards prit fin l'après-midi où la mèche de l'un d'eux fut un peu trop courte, et qu'il m'explosa dans la main. Heureusement qu'il n'était ni gros ni puissant, mais je me souviens de ma main ensanglantée et des grands morceaux de peau arrachés qui pendouillaient de ma main droite.
Je me souviens également avoir attendu pendant un temps inouï aux urgences de l'hôpital d'Ottignies avec mon père. Je ne me souviens même pas avoir été reçu par quelqu'un ce jour-là...
Je me souviens de la boîte à bizous.
Lorsque ma mère ou mon père s'absentait à l'étranger, ils se devaient de faire une réserve de bizous dans la boîte à bizous. Chaque jour, j'ouvrais la boîte, je plaçais l'ouverture contre ma joue, et je recevais un bizou de la personne absente.
Je me souviens avoir été une véritable terreur pour le chat de ma soeur, Poky, envers qui je ne ratait pas une occasion pour lui mener la vie dure. Et je m'étonnais que ce chat ne vienne jamais sur mes genoux pour se faire caresser.
Je me souviens avoir fait ma première expérience avec la mort lorsque le corps du chat que nous avions recueilli, Elodie, avait été découvert par mon père dans la cave, après une ou deux bonne semaines sans nouvelles. Je me souviens de l'air attristé et perplexe de mon père, qui m'a annoncé la nouvelle, ne sachant pas bien comment réagir devant la réaction naturelle de son fils faisant la première expérience de la mort : une vraie fontaine à larmes, évidemment.
Je me souviens d'un rêve que je faisais régulièrement.
Lorsque ma chambre était encore au premier étage, il m'arrivait souvent de commencer une nuit de rêves toujours exactement de la même manière : je voyais une forme, plutôt rectangulaire voire carrée, muni de côté arrondis. La couleur était d'un blanc-brun pastel de telle manière qu'on aurait pu comparer cette forme à une sorte de biscuit. Petit à petit, le blanc s'assombrit progressivement pour virer au noir, des trous commencent à apparaître dans la forme, la forme s'étiole petit à petit pour disparaître. Tout comme si cette forme se consumait sans flamme, sans braises, sans cendres finales : juste cette forme qui s'assombrit, se troue, pour finir par disparaître complètement. Je n'ai jamais compris la signification de ce rêve, si jamais il y en a une.
Je me souviens d'une araignée.
J'étais seul avec mon frère ce soir-là. Je suis sorti dans le jardin, je ne sais plus pour quelle raison, sûrement pour jouer. La nuit commençait à tomber mais la visibilité était encore suffisante pour que j'arrive à distinguer au bord de la terrasse, là où le mur de la cuisine forme un angle vers le jardin, tapie sur une toile énorme et presque opaque tellement elle était dense, une araignée énorme itou, grise et velue. Mes souvenirs sont ceux d'une araignée d'une bonne quinzaine de centimètres, pattes comprises (encore heureux), extrêmement massive. Je cours à l'intérieur en criant à mon frère qu'il y a un monstre d'araignée dans le jardin et qu'il faut absolument qu'il vienne voir ce phénomène. Il me répond en ricanant que je n'ai qu'à l'écraser dans ma main, mime et bruitage dégoulinant à l'appui : "sprooouitch". Je ne suis pas ressorti ce soir-là.
Je me souviens de la première rencontre avec ma chienne.
Je devais avoir douze ou treize ans, je revenais de l'école. Je me souviens encore de ce cartable aux coins carrés. Lorsque je franchis la porte du salon, j'ai été terrorisé par une créature, presque sans poils, qui a couru de la cuisine pour me sauter dessus. En réalité, c'était pour me lécher le visage. L'émotion passée, lorsque je compris que ce monstre me sautait dessus uniquement pour cette raison, j'ai découvert un amour de chienne.
Je me souviens de cette rencontre, de cette boule de non-poils surexcitée, courant partout, sautant et jappant comme une folle. Je l'ai tout de suite adorée.
Je me souviens du savon que ma sœur m'a passé un soir où elle recevait pas mal de monde à la Bouboule, sacs de couchage et compagnie, lorsqu'au cours d'un Trivial Pursuit endiablé, j'ai répondu « Rantanplan » à la question « Quel est le chien le plus stupide de l'Ouest ? » alors que je ne jouais pas avec eux. Je ne me souviens pas s'il s'agissait d'une question à camembert, peu importe au fond.
Je me souviens que lors de cette même soirée, je fis connaissance avec un Rubick's Cube.
Je me souviens de mes innombrables simulations de maladie pour éviter d'aller à l'école. Je me souviens de mon père s'écriant jovialement à chaque fois "comediante" avec l'accent italien.
Je me souviens d'avoir placé plus d'une fois l'extrémité du thermomètre sur une ampoule allumée ou sur le radiateur pour avoir une température bonne pour le lit. Je me souviens des températures folles que ça donnait, lorsque la température affichait un montant supérieur à 40° je devais recommencer. Jamais plus de 39.
Je me souviens d'un homme et d'un oiseau.
A Renipont, une enclave naturelle où quelques uns de mes cours se déroulaient, je me souviens de l'homme-à-tout-faire. En réalité il était, je crois, chargé de la préservation du parc naturel qui entourait les classes. C'était un endroit exceptionnel, vu avec un peu de recul : une faune et une flore abondante et luxuriante. Cet homme, petit, assez enveloppé, chauve, le nez pointu et proéminent, m'effrayait un peu. Toujours habillé dans des tonalités vertes foncées, à la manière d'un garde forestier. Il lui arrivait pourtant de paraître sympathique.
Je me souviens ainsi de la fois où il a déboulé en plein milieu d'un cours, dans notre classe, tenant en main une petite chose qui piaillait. Il venait de recueillir un martin-pêcheur, et voulait absolument nous le montrer. Je me souviens de cette petite chose terrifiée qui arrivait à tourner la tête de manière surnaturelle tant l'angle de rotation était important. Je ne comprenais pas pourquoi ce petit oiseau avait l'air terrifié, me disant que l'environnement dans lequel il était ne devait présenter aucun dangers, juste une classe de petits enfants curieux. Je ne me rendais pas compte de toute l'importance et de tout l'effroyable danger que peut représenter pour un petit oiseau piégé une main bourrue et puissante et une vingtaine de gamins surexcités qui veulent à tout prix le voir. Il a eu tellement peur qu'il a commencé à chier dans la main de notre honnête représentant naturaliste. Ca nous a bien fait marrer.
Je ne me souviens que trop bien de ce penchant naturel de nos institutrices.
Ce penchant à nous faire tous manger tout jusqu'au bout, je l'ai moi-même subit. Une fois. Je me souviens de la première fois où une de ces satanées empêcheuses de laisser une miette dans son assiette me força à manger un chicon au gratin. J'ai toujours, et je crois que j'aurai toujours, une sainte horreur du chicon. Tout me répugne dans ce légume : son apparence, son odeur, son goût insupportable. Devant mes protestations (« mais j'aime pas ça ! mais… » « on est pas en mai on est en novembre » Ah que je haïssais cette réponse dénuée d'humanité), madame Musette resta de glace et insista, en criant.
J'ai fini par céder. En l'espace d'une trentaine de secondes, j'ai pris une bouchée. Mâché. Avalé. Vomi. Sur la belle robe de madame Musette. Je n'ai jamais pris autant de plaisir à vomir que ce jour-là. J'avais la conscience tranquille : si je vomissais, ce n'était pas parce qu'il y avait quelque chose de déréglé dans mon organisme. Ce n'était pas parce que je simulais une maladie pour éviter d'avoir à aller à l'école. Que nenni. Si je vomissais c'est parce que cette femme sans coeur m'a forcé à manger quelque chose dont j'avais horreur. Et c'est sur la robe de cette charmante institutrice que le résultat de sa tyrannie totalement dénuée de compassion se répandait, provenant directement de mon organisme maltraité. Elle n'a plus jamais tenté de me faire avaler quoi que ce soit contre mon gré.
Mais j'exagère envers cette pauvre femme: en réalité, je l'aimais bien.
Je me souviens d'un trajet en aéroglisseur.
Je ne sais plus à quelle occasion nous avions emprunté ce moyen de locomotion qui, avec le recul, me semble encore formidable. Rarement j'ai eu l'occasion d'être confronté à ce genre d'engin. Bateau, avion, voiture,… d'accord, mais aéroglisseur ? Maintenant encore, j'ai du mal à croire que je suis déjà monté sur un engin pareil. Et j'en ai si peu de souvenirs !
Je crois que je devais être vraiment tout petit, deux ou trois ans tout au plus. Je me souviens de cette sensation de vitesse impressionnante. Je me souviens des portes de cet embarcation, le chambranle de chaque porte n'était pas plat à hauteur du sol : alors que le chambranle de porte « normal » s'arrête net au niveau du sol, ceux-ci continuaient pour entourer totalement la porte.
Si bien qu'un tout petit mur de métal s'élevait du sol pour culminer à une dizaine de centimètres, obstacle de taille pour un gamin de mon âge : une anomalie qui m'était incompréhensible alors. Pourquoi ? Pourquoi cet obstacle inutile sur la surface du sol où nous somme censé nous mouvoir le plus facilement du monde puisque ce sol est fabrication humaine ? J'imagine pour une question d'étanchéité, concept qui à l'époque m'était certainement étranger…
Je me souviens de ma peur bleue des toilettes du rez-de-chaussée.
Lorsque j'y allais, et en tant que grand garçon bien élevé, je me lavais toujours les mains après avoir fait ce que j'avais à faire. Or, lorsque l'eau s'écoule dans le minuscule lavabo blanc de ces toilettes, la lumière du plafonnier se reflète dans l'eau s'écoulant dans les trous de la petite grille d'évacuation de l'évier. La lumière qui se reflète dans l'eau qui goutte offre une illusion d'optique tout à fait impressionnante : une grenouille était piégée dans ce lavabo, et ses petits yeux me regardaient, là, moi, dans cette toilette.
Le résultat, avec le recul et la « maturité » (ahah) est, je trouve, fort joli : chaque trou de cette grille fait apparaître, à la faveur d'une goutte tombante et du lustre, une pupille d'un noir intense cerclé d'un anneau doré, brillant. L'œil occupait toute la surface du trou, puis rapetissait peu à peu pour disparaître, lorsque la goutte tombait dans le siphon. Pour laisser place à un autre œil, une autre goutte.
La grenouille cligne des yeux. Elle ne doit pas être contente. Je suis tout seul avec elle. Elle et moi. Moi et elle. C'est certainement sur moi qu'elle va déchaîner sa colère. Sa colère d'être prise au piège dans ce lavabo. Elle ou moi. Moi ou elle. Vite ! Sortons !
Je me souviens d'une truite.
A l'époque, nous allions souvent à Renipont plage, une toute petite station balnéaire avec un lac en plein milieu d'un environnement à mi-chemin entre la ville et la campagne. Il y avait du sable, une buvette, des toboggans, des petites cabines de plage, des jeux en tous genres, et deux ou trois lacs : un pour se baigner, le ou les autres pour pêcher. J'étais en train de m'ébattre joyeusement dans l'eau quand soudain je sentis quelque chose contre mon mollet, cela m'effleurait mais en même temps ça avait l'air de me bousculer doucement… Je plongeais mes mains dans l'eau afin de constater l'objet de la gêne, et je les ressortais avec une truite. Enfin, je ne sais pas si c'était vraiment une truite, en tout cas c'était un de ces poissons ultra-communs qu'on peut pêcher facilement dans les lacs : une très belle bête, environs trente centimètres d'écailles. Je rigolais devant ma trouvaille, tout fier, pensant à un poisson mort, lorsqu'il se mit à frétiller énergiquement.
Il avait passé deux bonnes minutes immobile dans mes mains et le voilà qui reprenait soudain vie. J'ai crié, j'ai été surpris, je l'ai relâché. Personne ne m'avait vu, et ma mère a écouté ma folle histoire un petit sourire en coin. Je crois qu'elle ne m'a pas cru.
Je me souviens m'être fait piéger dans la rue.
C'était à la mer, j'étais très jeune, pas très malin. Sur la digue entre Saint-Idesbald et Koxijde, j'ai trouvé un franc par terre. Puis, *ting*, un autre franc tombe, je le ramasse. Puis *ting*, *ting*, *ting*, *ting*, … Ainsi, je me retrouve avec une quinzaine de francs en pièces de un. Un garçon, bien plus âgé que moi, se précipite alors sur moi et m'engueule invoquant le fait que c'est son argent, que je n'ai pas le droit de le prendre, et patati et patata, le gros scandale. Je m'excuse, lui rend ses quelques piécettes, et m'éloigne le plus vite possible de cet enfer. J'étais vraiment gêné, j'avais l'impression réelle d'avoir fait quelque chose de mal.
Il a bien du rigoler ce petit con avec sa blague stupide.
Recette de Brownies Au Chocolat Et Noix De Pécan
Prologue
Bon, c'est un peu pompeux comme nom de dessert, donc on va appeler ça plus modestement "codisBrow", ça sonne bien c'est fun c'est fly ça roule les jeunes.
Chapitre 1
Il vous faut donc:
- 150g de beurre
- 250g de chocolat "dessert" (parce que le chocolat "dîner" est un peu trop salé, et en plus je n'aime pas les anchois)
- 4 oeufs
- 120g de sucre en poudre (attention, ne pas confondre avec le paquet de sel juste à côté)
- 80g de farine (attention, ne pas confondre avec le paquet de cocaïne juste à côté)
- 100g de noix de pécan
- 1 casserole
- 1 moule carré ou rond (suivant que vous voulez faire de vrais brownies de chez vrais et les couper en recangles, ou suivant my way à savoir que vous êtes pas Crésus et que les moules à tarte ronds sont moins cher)
- 1 cuiller en bois (pour pas ruiner votre belle casserole, qui est en fait déjà rayée, parce que la fois passée vous aviez pas de cuiller en bois. Mais cette fois, je vous donne le bon truc que personne ne sait: utiliser une cuiller en bois, parce que comme ça ça ne fait pas de rayures sur les casseroles neuves) (Avouez que vous ne le saviez pas)
- un rouleau de papier à cuisson, ou, pour les grands chefs dignent de ce nom comme je le suis moi-même depuis une bonne heure, du papier "sulfurisé" (ah, oui, ce serait quand même dommage voire cyniquement ironique que votre prétendu moule "spécial anti-adhérant" adhère toutefois dès la première cuisson) (et quand le choco adhère, il adhère) (oui, prenez un rouleau parce que croyez-moi, vous en referez)
Chapitre 2
Et c'est parti pour un quart d'heure de folie
faites fondre à feu extra powerful les 150g de beurre et les 250g de chocolat. Ne remuez pas avec la cuiller en bois. Quand le tout forme une croûte noire et sèche au fond de votre casserole, arrêtez le feu et allez racheter du chocolat et du beurre. Tout est à refaire.
Chapitre 3
Maudissez l'auteur de ce texte, et faites fondre le nouveau beurre et le nouveau choco (les deux ingrédients coupés en morceaux, ça va plus vite) dans la casserole A FEU DOUX. Pour le deuxième essai, on ne sait jamais, ça ne mange pas de pain. Touillez FREQUEMMENT avec la cuiller en bois. Autant mettre toutes les chances de nôtre côté.
Oh, stupeur, le tout forme un mélange homogène et onctueux. Il est donc temps d'arrêter de touiller mes frères. Et de retirer la sainte casserole contenant le délicieux choco du feu, allelouya gloria. Faites l'effort de ne pas lécher la cuiller en pensant que vous aurez les restes conséquents de la casserole, vu que vous n'avez pas de spatule en plastique mou sous la main et que tout ce que vous n'arriverez pas à foutre dans le moule avec cette maudite cuiller en bois vous sera délivré directement dans le palais un peu plus tard...
Il est temps de déflorer cette pureté culinairement saine en ajoutant les 120g de sucre. Pardon, c'est vrai que ça ne fera qu'en rajouter à la pureté de la chose. Touillez touillez touillez allez touillez encore allez allez on touille ouah c'est mou allez hop, on touille. D'ailleurs, c'est bien simple: le plus on touille, le meilleur ce sera. La première fois que j'en ai fait, la semaine dernière, fort de cette légende en tête, j'ai touillé pendant 2 jours et 2 nuits. Eh ben c'était les meilleurs codisBrow que j'ai jamais goûté. (D'ailleurs, c'était la première fois que j'en goûtais mais bon, passons.)
Quand le tout est redevenu onctueux (ou, au choix, quand il n'y a plus de gros tas de sucre sur un flot de choco et que vous avez plus ou moins réussi à recouvrir ledit tas avec ledit flot. Mais alors là faut continuer à touiller), il est temps de faire des phrases moins longues et de rajouter
un oeuf. C'est là la manoeuvre la plus délicate de l'affaire, car, si un bout de coquille venait malheureusement à tomber par mégarde dans la miction, le codisBrow risque bien de devenir un tirage des Rois! Avec une fève surprise qui croustille!
Bref, toutes précautions étant prises, vous rajoutez un oeuf, et vous touillez. Touiller touiller touiller et encore touiller. Eh ouaip, la cuisine c'est pas une partie d'plaisir les gars. Ouaip, d'ailleurs Bronco Billy me l'a dit la semaine dernière alors voyez les gars.
Et puis il est temps de rajouter un deuxième oeuf. Et de touiller touiller touiller touiller.
Et puis devinez quoi? Il est temps de rajouter un troisième oeuf. Et de touiller touiller touiller touiller.
Et puis? Tous ensemble? Il est temps de rajouter un quatrième oeuf. Et de touiller touiller touiller touiller.
Chapitre 3
Lorsque vous vous apprêtez à rajouter un cinquième oeuf, tranchez-vous une veine avec les ongles au niveau de la carotide, vu qu'il ne faut surtout pas que le cinquième oeuf du carosse ne ramène ses gros sabots dans votre précieux mélange. C'est vrai quoi, c'est pas cet oeuf qui va ruiner notre touillage. Surtout que c'est pas fini.
Là il est temps de mettre le four à préchauffer à 150° (désolé pour les plus technologiquement avancés d'entre vous, je ne connais pas le thermostat... au pif je dirais 5) et de recouvrir le fond de plat avec le papier "sulfurisé" (si
vous ne savez pas ce que c'est, vous n'avez pas tout lu et je vous conseille de recommencer ce tutorial très sérieux dès le début. Il en va de l'avenir de vos codisBrow.) Si vous avez recouvert le fond extérieur du moule, vous n'avez rien à faire ici. J'ai pris le risque inavouable, je l'avoue pourtant, de ne recouvrir que le fond du moule et non les bords kwasi verticaux. Quelle prise de risques insensée, mais il faut bien avouer que ça rajoute quelques frissons à la cuisine, ce qui n'est pas forcément un mal.
"Bon, tu vas la fermer oui, ça va, on l'a fait, alors quoi maintenant?" Alors maintenant, c'est la partie la plus amusante de la préparation. Il faut grossièrement hacher les 100g de demi noix de pécan. Utilisez votre
imagination! Les doigts de pied, le chat, le meurtre enroulé dans un torchon (contre le dossier de la chaise en bois pour ceux d'entre vous qui ont le plus de cran), le pic à glace façon Basic Instinct, ou tout simplement comme je l'ai fait: avec les doigts. Eh oui. Après des heures d'entraînement
intense, vous aussi vous apprendrez à casser une demi noix de pécan en quatre morceaux d'un seul geste de la main. Toi aussi, petit scarabée, tu apprendras.
Et toute les noix doivent y passer hin! Pas de pitié!
Vous rajoutez la farine, et les huitièmes de noix (Mais ma pauvre cocotte... une demi noix coupée en 4, ça fait un huitième de noix enfin quoi. Pas compliqué crotte) Et vous touillez. Touiller touiller touiller touiller. Stoooooooooop! Félicitation, vous êtes arrivé au bout de la première étape.
Normalement, un quart d'heure a passé depuis que vous avez commencé cette préparation. Pour la transition, nous avons des boissons, des friandises, de la pâte brûnâtre et louche sur laquelle flotte de-ci de-là ce qu'il semble être des cadavres de cafards mais à bien y regarder ce sont peut-être des noix, et un moule à tarte rond tapissé de papier sulfurisé.
Chapitre 4
A contrecoeur, vous décidez de prendre la pâte et le moule à tarte. Soudain, surgi un démon venu de l'enfer spécialement pour vous, pour vous voler votre pâte. Méfiant vis-à-vis de l'intérêt porté par ce démon couvert de flammes envers votre pâte brûnâtre, vous vous sentez fier d'avoir fait le bon choix, et, rempli d'une légitime bouffée de courage et d'audace, vous décidez de l'âppâter avec les boissons et les friandises. Il se dit qu'il n'y perd pas au change, et déclare d'un ton fluet et quelque peu irrité comme peuvent l'avoir les vieilles institutrices acariâtres
que votre boue informe bourrée de cafards vous revient de droit et qu'il emporte les boissons et les friandises pour la route s'cusez du dérangement m'sieur.
Tel Dieu au temps du déluge, vous voici prêt à déverser sur la planète moule à tarte un flot envahissant de pâte de choco. Rien n'y résistera, tout sera recouvert. Pauvre papier sulfurisé, quel triste sort, mourir étouffé sous le choco à son âge, si jeune! Même pas un mois depuis la sortie d'usine. Adieu, mon gars. Tu étais le plus brave.
Vos adieux au papier sulfurisé terminés, le four doit maintenant être préchauffé. Une larme perlant sur la joue, vous enfournez dans la chaleur de l'enfer cette soucoupe de choco avec un léger pincement au coeur. Dans quel état la retrouverai-je? La dernière fois que j'ai eu affaire au feu, ce n'était pas beau à voir... (voir chapitre 2)
Sur les nerfs, inquiet, couvert de sueur froide, vous allez et venez entre (votre bouquin - votre film - votre magazine à scandale - le site de boules sur lequel vous étiez, biffez les mentions inutiles) et votre four pour surveiller la cuisson. Au bout de dix minutes, vous constatez, terrassé d'effroi, d'une pâleur cadavérique, que la pâte gonfle jusqu'à l'extrême bord du moule. Tout cela aurait-il été vain? Dieu existe-t-il? Cette fucking pâte pour laquelle j'ai tant touillé débordera-t-elle lamentablement pour se répandre sur le bout de pepperoni de la pizza qui était avant elle?
Chapitre 5
Au bord de l'apoplexie, exactement 25 minutes après la mise dans le four, vous ouvrez le bec de ce maudit cracheur de flamme et vous lui arrachez le moule à mains nues. Vous hurlez de douleur mais tenez bon, si bien que le moule se retrouve sur le plan de travail de la cuisine et vos mains dans l'évier, sous l'eau froide. Vous regardez tristement cet immonde tas brunâtre la mort dans l'âme, vous êtes prêts à crier, à gémir, à pleurer, à hurler, à fracasser votre cuisine à coups de poings endoloris, lorsque vous reprenez vos esprits et appelez les urgences. Ils vous répondent qu'ils ont pas que ça à foutre et que vos jambes elles ont rien et qu'il y a un hôpital à deux pas.
Après avoir fait un petit tour à la salle des urgences pour mettre un poing sur les "i" (regarde-là de près mon urgence c'est pas urgent ça peut-être hein? Ahahhh, tu veux voir l'autre hein?), vous revenez chez vous, les mains bandées (à contrecoeur par un stagiaire pour vous soigner et que vous vous tiriez de là), vous pénétrez dans votre appartement, avec il faut bien le dire une petite pointe de cafard.
Chapitre 6
Lorsque vous pénétrez dans votre cuisine, vous découvrez votre chat étendu sur le sol, du choco partout sur le corps, et plus une miette dans le moule, sur le plan de travail. Vos amis arrivent une dizaine de minutes plus tard et, fous de colère de ne pas trouver la friandise promise, ils crachent sur votre téléphone portable (signe de respect chez nous) et vous maudissent sur 17,5 générations (ça, je ne connais pas la signification). Alors, vous allez vous coucher et décidez de ne plus mettre les pieds hors du lit tant que ce chat continuera à vous piquer votre bouffe.
fin.
hmmmm. Pas top-top comme fin tu crois pas? Ouaip, faudrait changer ça, ça fait un peu tache tout ce touillage pour rien. Bon, on se fait une fin à la scoubidou?
tiloulou tiloulou tiloulou tiloulou
Chapitre 6
Lorsque vous pénétrez dans votre cuisine, vous découvrez que l'immonde tas informe s'est affaissé dans le moule, de sorte qu'il forme un rond uniforme et plane, juste épais ce qu'il faut telle une longue contrée de choco durci désertique, renfermant une partie charnue délicieusement moelleuse et onctueuse, avec ses quelques tétons de pécan qui pointent langoureusement offerts. Et cette fois, vous pleurez de joie devant ce miracle. Il vous vient quelques images du futur où le choco a adhéré au papier cuisson, lequel a adhéré au moule, et pour combler le tout le choco a adhéré aux parois kwasi verticales du moule de telle sorte que ce dernier ne servira plus jamais à rien si ce n'est à combler un sac
poubelle à moitié rempli.
Mais, renforçant la stupeur générale, Le papier a splendidement fonctionné, et la surface anti-adhérente du moule a parfaitement rempli son boulot en n'adhérant pas, si bien que la phase
dite de "démoulage de cake" (cherchez pas, c'est du jargon de pro) est un vrai jeu d'enfants.
Dans le doute, je continuerai à utiliser le papier cuisson.
Lorsque vous découpez le gâteau en tranche, vous avez la stupéfaction de constater que... oh... mais rho ça alors, sacré papier sulfurisé, j'te croyais cuit mon gars, ahahah, et dire que j'ai failli te trancher la tronche avec ce gros couteau, ahahah, ah c'est jamais les moins bons qui partent en premier hein, et pas une seule égratignure sacré saligaud.
Vous vous apprêtez à manger en schmet un premier morceau avant que vos amis n'arrivent d'ici dix minutes, lorsque vous vous tournez vers l'évier et découvrez, les yeux écarquillés par la bêtise qui vous a fait oublier ce détail, la casserole dûement munie des restes de pâte choco avec même quelques bouts de noix de pécan si vous êtes très paresseux. Vos amis arrivent, découvrent le succulent morceau de CodisBrow qui leur était promis, et après y avoir goûté, vous portent en triomphe tel un lanceur de curling victoreux. Tout de même, que la vie est bien faite.
humbrom.
Alors ça c'est vraiment une bonne fin scoubidou! Comme quoi Tichacha peut foutre le boxon de temps à autres. Je suis sûr qu'il le fait exprès en plus. Rien que pour m'ennuyer.
fin.
Epilogue
miam miam.
16/03/01
« Comment va ? Comme hier, ni pas mieux ni moins bien »
« Communication voie deux, passage direct d'un train, veuillez vous éloigner du bord du quai s'il vous plaît. »
Cette phrase m'a toujours parue comme uniquement destinée aux suicidaires. Pas tellement une sorte de réconfort, mais plutôt une sorte d'incitation à rester parmi nous. Bien entendu, ce message est utile pour tous les autres, genre petit gamin imprudent, mais j'ai toujours eu le sentiment qu'au fond, cet avertissement avait été créé afin de faire baisser le taux de suicide en gare.
06/07/05
Au cas où vous vous inquiéteriez, je vous rassure tout de suite: non, je ne suis pas suicidaire.
17/03/01
L'évolution est quand même curieuse. Le chien appelé communément « saucisse sur pattes », ou alors "teckel", n'aurait jamais eu la capacité de survivre de par lui-même. Enfin je crois. Il ne doit la perpétuation de sa race qu'à nous, humains, car les seniors en ont besoin. Je le sous-estime peut-être après tout, mais je doute qu'il se transforme en super-dog dès que j'ai le dos tourné. Tous les éléments sont là pourtant: ce chien, avec ses toutes petites pattes, l'avant bien trop éloigné de l'arrière, n'a ni la taille, ni la force, ni la rapidité du prédateur implacable de la jongle urbaine.
Peut-être que ces proportions disgracieuses nous ont tellement fait marrer qu'on a décidé de le garder. J'arrête là, je deviens méchant.
27/03/01
Je pense à un truc.
Etant donné qu'absolument toutes les séries télé humoristiques sont basées sur une structure commune de trois histoires par épisode, une principale et deux secondaires.
Etant donné le nombre de séries et le nombre d'épisodes par série, on peut aboutir à deux hypothèses à propos des scénaristes :
Soit c'est incroyable toutes les conneries originales qu'ils ont pu nous pondre.
Soit ils nous balancent toujours la même daube adaptée à la série, grâce à la modification de deux ou trois détails (le plus communément : noms et relations de parenté). « Bon, pour le Quoi de Neuf Docteur d'aujourd'hui, on reprend l'histoire du Cosby Show de la semaine dernière, mis à part que lui c'est le frère de lui et elle la cousine germaine par alliance de lui. ». Il y aurait ainsi un stock de, mettons, 100 histoires, modulables et adaptables à toutes les sauces, dans lequel les scénaristes puiseraient sans scrupules.
Non, la réalité doit être un mélange de ces deux hypothèses…
(Sur un forum de discussion, une question essentielle a été lancée il y a quelques années: "pourkoi le coq boi de l'eau mais il ne pisse pas ?". Je me devais de mener l'enquête.)
Le coq est une énigme scientifique.
Vivant naturellement dans un milieu hostile et plein de dangers, à l'instar de toutes les espèces (quelle est l'espèce pouvant se targuer de vivre en toute sécurité, hein? qui? j'attends? ho toi l'amibe, tu peux fermer ton alvéole), le coq a naturellement sélectionné à travers les âges les divers mécanismes de défenses les plus avancés et complexes par mutations successives pour en arriver à un stade où finalement, ça ne sert plus à rien vu qu'ils vivent dans les basse-cours de haute sécurité.
Le fait que ce charmant gallinacé, comme le fait remarquablement remarquer alkx, "boit de l'eau mais ne pisse pas" fait, vous l'aurez compris, partie de ces fameux mécanismes de défense, tellement fameux que les forces de l'ordre, ayant compris tout le potentiel de cette ingéniosité naturelle, l'ont repris à leur compte: j'y reviendrai plus tard.
Donc, face aux loups, renards, et autre citadins en mal d'aventures rurales, les coqs ont eu la vie dure pendant de nombreuses années, tant il est vrai qu'être un coq, c'est pas de la tarte. Petit, chétif, arrivant à peine à se faire respecter de ses camarades sexuels les poules, les griffes des pattes peu griffues, son absence totale de capacité préhensive font que ce charmant petit réveille-matin gratuit se retrouve quasiment nu comme au premier jour sur le long sentier de la vie.
Or, un jour, un ancien se manifesta au sein de la communauté des coqs (à l'époque, c'est à dire il y a de cela au moins très longtemps, ils vivaient encore en meute. Des écrits qui datent de cette époque parlait de "calamité ambulante" et autre "armaggeddon cocoricotien" tant il est vrai qu'un coq ça ne fout pas vraiment les chocottes, mais un troupeau de plusieurs milliers d'individus, pardon!) Et il tint à peu près ce langage "mes frères, je suis avec vous. Cela fait maintenant deux années que j'ai décidé de me retirer du troupeau pour apprendre diverses techniques de combat afin que nous, les coqs, on ne passe plus pour des bidons et qu'on puisse enfin peter la gueule aux intellos qui se foutent de nous. Ecoutez moi mes frères, j'ai un plan. Buvez, buvez et buvez encore. Quand vous aurez fini, buvez un petit coup en plus, à la santé de l'avenir. Mais, car il y a un mais, abstenez-vous de liquider ce liquide, ceci est un bon mot. Abstenez-vous jusqu'à notre prochaine rencontre, dans deux semaines, je reviendrai alors juger du résultat. Buvez, et retenez-vous..." Sur ce, il repartit dans la montagne s'entraîner un peu au nunchaku.
Une fois le sage reparti, la meute entière se libéra et commença à se foutre de sa gueule tant il est vrai que non mais je vais pas me retenir de pisser quoi non mais. Et ça riait, ça riait...
Excepté un jeune coq fougueux, qui lui ne riait pas du tout. "eh oh les gars, c'est p'têtre pas une bonne idée apparemment, mais le croulant là, il a roulé sa bosse, il a sûrement une raison de nous demander ça..." Et tous de repartir dans un rire encore plus grand.
Le jeune coq fougueux tint parole et suivi les recommandations du maître.
Deux semaines s'écoulèrent, et le vieux sage revint. "Vieux sage, j'ai tenu parole, je suis le seul qui ai eu le cran de le faire, toute ces tarlouzes ne vous ayant pas pris au sérieux." "Comment? dit le vieux sage, tu m'as cru? mais je suis complètement fou mon pauvre ami" Et toute la meute parti dans un grand rire franc et joyeux, à l'exception du jeune fougueux. "Taisez-vous, bande d'abrutis, tonna le vieux sage. C'était pour rire, je ne suis pas fou. Toi, qui m'a fait confiance, suis-moi. Suivez-nous tous, mais à distance."
Ils allèrent dans la grande plaine. Il faisait froid tellement le soleil était aride (il y avait des nuages ce jour-là, mais le soleil était quand même aride, comme à son habitude). Arrivé au milieu de la plaine, le jeune coq et le vieux sage attendirent, observé par la meute qui avait décidé d'un commun accord que bon, c'était bien joli, mais c'était risqué, alors on va rester à l'orée de la plaine et on va voir...
Un tigre ne tarda pas à faire son apparition. Après avoir tournoyé autour de nos deux valeureux gallinacés, le félin sauvage se jeta finalement d'un bond majestueux, bien décider à croquer un chicken mcnugget. Le vieux sage, ayant encore les réflexes nécéssaires, cria "ouvre les vannes!"
Le tigre, sous la pression et l'importance du jet d'urine libéré par le jeune coq alla lamentablement s'écraser l'échigne à dix mètres de là, sur un gros rocher. Fou de rage, il chargea à nouveau, voyant bien que le jeunot était vide (après avoir libéré quelques 50 litres tout de même). C'est alors que le vieux sage ouvrit à son tour les vannes...
Dépité, le tigre alla alors s'intéresser à toute la bande qui était sidérée par le spectacle qui s'était passé sous leur yeux, et fit bien une cinquantaine de victimes, tant il est vrai que les macnuggets, c'est très bon, mais on en a jamais assez de ces saloperies...
Les survivants comprirent la leçon et développèrent cette prodigieuse technique, qu'ils transmirent plus tard aux générations suivantes.
Il est devenu extrêmement rare de nos jours d'observer ce genre de tactique de défense gallinacée tant il est vrai que, comme je le faisais remarquer au début, dans la basse-cour c'est le fermier et sa vieille pétoire qui s'occuppe des éventuels rôdeurs. Mais ne vous approchez pas trop...
Vous l'aurez compris, les lances à eau utilisée par nos chers gardiens de la paix lors de manifestations révolutionnaires un peu houleuses est un dérivé de cette défense naturelle. C'est suite à la découverte de ce système mis au point par le vieux sage par le grand public que les policiers devaient dès lors se nommer populairement "poulet".
Un autre animal charmant au deumeurant, le Lama, a essayé sans succès d'adapter cette technique à sa morphologie particulière. Les réserves en eau étant insuffisante, et leur incapacité à se mettre un doigt dans la gorge font que la menace potentiellement émise de leur orifice buccal est ridicule et sujet aux pires quolibets dans tous les milieux du monde animal, y compris le nôtre.